j'ai vu la misère
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Format
Broché
EAN13
9782373850611
ISBN
978-2-37385-061-1
Éditeur
Du Sonneur
Date de publication
Collection
LA GRANDE COLLE
Nombre de pages
368
Dimensions
21 x 14 x 2 cm
Poids
462 g

j'ai vu la misère

De

Du Sonneur

La Grande Colle

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L’Amérique de 1934 est plongée dans la Grande Dépression. Souhaitant réunir un autre type d’informations que celles récoltées par les fonctionnaires de l’administration, Harry Hopkins, proche de Roosevelt et directeur de la FERA (Federal Emergency Relief Administration)  constitue une équipe de seize « enquêteurs », composée pour l’essentiel d’écrivains et de journalistes, et confie à chacun d’entre eux une région du pays particulièrement touchée par la crise. Martha Gellhorn, la plus jeune du groupe, est envoyée en Caroline du Nord, dans les villes ruinées par la fermeture des usines textiles. Des semai­nes durant, confrontée à la misère et au désespoir de la population, elle accumule des dizaines d’interviews, visite villes et bidonvilles, enregistre tout ce qu’elle voit et tout ce qu’on lui raconte.  
La matière de ses rapports pour la FERA nourrit quatre novellas réunies sous le titre anglais de The Trouble I’ve Seen, emprunté au célèbre negro-spiritual éponyme. Martha y suit le destin de cinq personnages, à l’existence brisée par la crise : Mme Maddison, admiratrice du président Roosevelt, prend part à un programme de réhabilitation rurale contre l’avis de ses enfants ; Joe et Pete, ouvriers et syndicalistes, perdent leur emploi après avoir participé à une grève visant à améliorer les conditions de travail ; Jim, jeune homme ayant fini par trouver un poste, en vient à voler son employeur afin que la femme qu’il aime et lui puissent être convenablement vêtus lors de leur mariage ; Ruby, une petite fille de onze ans, rejoint un groupe de jeunes prostituées dans le seul but de s’acheter des bonbons et des patins à roulettes.
Le livre appartient au rayon de la fiction, mais son contenu, tout ce qui en fait la chair, relève du reportage. Il parut en 1936 aux États-Unis et en Angleterre, et fut salué par une critique élogieuse. « Je tiens Martha Gellhorn pour un écrivain véritablement remarquable », écrit H. G. Wells dans la préface.
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