Mon témoignage devant le monde / histoire d'un Etat clandestin
Format
Broché
EAN13
9782221115565
ISBN
978-2-221-11556-5
Éditeur
Robert Laffont
Date de publication
Nombre de pages
432
Dimensions
1 x 0 cm
Poids
682 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais

Mon témoignage devant le monde / histoire d'un Etat clandestin

De

Traduit par

Robert Laffont

Trouvez les offres des librairies les plus proches :
ou
entrez le nom de votre ville

Offres


Autre version disponible

Mon témoignage devant le monde, publié pour la première fois en France en 1948 et introuvable aujourd'hui, est l’œuvre magistrale d’un des grands témoins du siècle, Jan Karski (1914-2000). Ce résistant polonais fut le premier à témoigner de l’extermination des Juifs dans les territoires polonais occupés par les nazis.
Mobilisé en septembre 1939, le catholique Karski est fait prisonnier par les Soviétiques, puis remis aux mains des Allemands. En novembre 1939, il réussit à s'évader, arrive à Varsovie et rejoint la Résistance. Dès 1940, il passe en France, pour porter des microfilms au gouvernement polonais en exil à Angers. À son deuxième passage, il se fait arrêter en Slovaquie et torturer par la Gestapo. Il essaie de se suicider mais finit par s’évader de l’hôpital militaire où il est détenu. Puis il se remet au service de la Résistance, structurée en un véritable État secret, avec son gouvernement, son parlement et son armée.
À l’été 1942, il pénètre clandestinement dans le ghetto de Varsovie puis dans le camp de concentration d'Izbica Lubelska en se faisant passer pour un garde ukrainien. C’est habité de ces effroyables visions que le messager Jan Karski quitte définitivement Varsovie en octobre 1942, traverse l’Europe en guerre, porteur d’un message trop lourd pour un homme seul : le peuple juif est en train de disparaître, exterminé par les nazis.
À Londres et Washington, Karski plaide auprès d'Eden et de Roosevelt en faveur d’une action destinée à arrêter la Shoah. Mais devant son récit, la plupart de ses interlocuteurs ont une réaction comparable à celle de Felix Frankfurter, juge de la Cour suprême des États-Unis, lui-même juif : « Jeune homme, je ne vous dis pas que vous êtes un menteur, mais je ne vous crois pas. »


L’inoubliable témoignage de Jan Karski dans Shoah, de Claude Lanzmann, ainsi que le succès de Yannick Haenel avec son « roman documentaire » Jan Karski (Gallimard, prix du roman Fnac 2009 et prix Interallié 2009) ont rendu indispensable et très attendue la réédition de ce monument du récit de guerre.
S'identifier pour envoyer des commentaires.