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Format
Broché
EAN13
9782956122906
ISBN
978-2-9561229-0-6
Éditeur
BOURG
Date de publication
Collection
HISTOIRES
Nombre de pages
441
Dimensions
24 x 16 x 3,2 cm
Poids
720 g
Langue
français

"Et in Arcadia ego"

Voyages et séjours de femmes en italie, 1770-1870

De

Bourg

Histoires

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Avec près de trois cents références diverses, ce livre couvre la presque totalité des témoignages des Européennes sur l'Italie depuis les Lumières jusqu'à l'Unité : ceux qui relèvent de la littérature de voyage stricto sensu, bien sûr, mais aussi ceux qui n'ont pas forcément connu la publication et qui se rattachent aux écritures de soi (carnets de route, correspondances, autobiographies, journaux, etc.). Au fil du temps, les femmes qui tiennent la plume sur leur expérience du voyage ou de l'expatriation au-delà des Alpes relèvent moins souvent de l'aristocratie que des classes moyennes – quelques-unes sont même des professionnelles de l'écriture comme Lady Morgan, Fanny Lewald ou Louise Colet. Pour identifier les traits originaux de leur regard sur l'Italie on privilégie dans ce livre trois axes d'approche. D'abord, leur appréciation de l'Italie comme société dominée. Pillée par les Français ou tenue sous le joug par les Autrichiens, la péninsule offrait un parallèle, classique depuis le Corinne de Germaine de Staël (1807), entre la destinée de la femme dans la société et le parcours de la nation italienne dans l'Histoire. Le Risorgimento a donc été fortement valorisé par les écritures féminines. Ensuite, à travers la vie religieuse ou les mœurs familiales, les Italiens de la haute société et du bas peuple servaient d'abord à chaque voyageuse de point d'appui pour un discours décalé sur son propre modèle national de féminité. Enfin, pour ce qui concerne la sensibilité aux régions et aux villes emblématiques du bel paese, on observe que l'écriture de l'Italie rustique, tout comme celle de l'Italie des villes d'art et des « hauts lieux » de la culture, a possédé un authentique versant féminin, discret peut-être mais réel. Depuis Hester Piozzi jusqu'à Natalia Ogareva en passant par George Sand et Mary Shelley, ces voyageuses européennes de l'époque préunitaire ont pleinement participé à la reconstruction imaginaire de l'Italie par les écritures du voyage modernes.
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