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Le temps du Labyrinthe
Format
Broché
Éditeur
Audélo Editions
Date de publication
Langue
français

Le temps du Labyrinthe

Audélo Editions

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  • AideEAN13 : 9782956754107
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**Condamnée à errer dans le Labyrinthe, va-t-il l’aider à sauver son âme ?**

Coupable d’avoir provoqué un accident, Clothilde pense se réveiller à
l'hôpital.

Il n’en est rien ! Son esprit a quitté son corps. Elle se retrouve dans un
endroit effrayant, un purgatoire où on lui accorde une chance de se racheter.

Il est le démon du Labyrinthe, créature sans nom, terrifiante et redoutée.
L’agaçante petite Clothilde l’intrigue, elle refuse de le craindre et de
trembler devant lui. Seulement, elle a aussi éveillé son intérêt...

L’aidera-t-il ou la gardera-t-il pour lui ?

*********

**Extrait :**

" Je passe la main dans mes cheveux, et je me fige. J'avais oublié l'état de
ma tignasse. Si j'attrape celui qui a commis ce massacre, je le tue. Cette
pensée, bien que réjouissante, ne résout pas mes problèmes. Moi aussi je
commence à avoir faim, et mon cerveau est en surchauffe.

Trop d'informations délirantes en trop peu de temps. Si je n'étais pas si
fatiguée, j'hyperventilerais et je ferais une petite crise de nerfs en me
roulant par terre, histoire de me détendre. Malheureusement, comme l'a
toujours dit ma mère, j'ai beau jouer les évaporées quand ça m'arrange, j'ai
la tête aussi dure et solidement attachée aux épaules que mon père. J’aimerais
bien pleurer, me lamenter sur mes misères... mais ça ne vient pas. Je suis
trop pragmatique, trop terre à terre pour me laisser aller aux jérémiades.

Comme le répétait mon grand-père, geindre c’est bon pour les trouillards et
ceux qui ont du temps à perdre. Moi, je n’en ai pas. Je dois survivre et je
suis seule dans ce cauchemar. En plus, si je m’autorise à penser à l’enfant
que j’ai heurté avec ma voiture, là je n’aurai pas envie de pleurer, mais
juste de mourir. Je vais remiser cette idée pour plus tard, quand j’aurai
réussi à voir clair et à comprendre le délire qui m’entoure. C’est étrange, je
n’avais jamais imaginé que ma curiosité me maintiendrait un jour en vie. Et
puis, il faut bien reconnaître qu’il me paraît assez difficile de m’ouvrir les
veines avec une cuillère en bois. Il me restera quand même l’option du
plongeon dans l’une des cheminées – si elle veut bien ne pas s’éteindre au
moment où je me précipite dedans –, ou la possibilité d’une dégringolade
d’escalier la tête en premier si je décide de passer à l’acte.

_Quoique... si je suis morte, est-ce que je peux encore mourir ? Est-ce qu’on
peut se suicider en enfer ? Ça, c’est une question pour le Bac de philo. "_
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