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Les premiers jours de l’inhumanité, Karl Kraus, la propagande, la guerre et le monde d’aujourd’hui
Format
Broché
Éditeur
Hors d'atteinte
Date de publication
Collection
Faits et idées
Langue
français
Langue d'origine
français

Les premiers jours de l’inhumanité

Karl Kraus, la propagande, la guerre et le monde d’aujourd’hui

Hors d'atteinte

Faits et idées

Offres

  • Aide EAN13 : 9782490579136
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    13.99

  • Aide EAN13 : 9782490579143
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
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La description que donne Kraus du rapport très spécial que l’innocent
persécuteur entretient avec le mensonge correspond si exactement au chef de la
démocratie la plus puissante du monde qu’elle pourrait presque sembler faite
par anticipation pour lui. Lui aussi a compris mieux que personne que la
meilleure façon de mentir est d’accuser les autres d’être ceux qui le font, et
de le faire en particulier quand ils disent la vérité à son sujet. C’est donc
le menteur – que le fait de ne tenir, pour sa part, aucun compte de la vérité
ne gêne pas le moins du monde, mais qui sait qu’il peut être important pour
ses adversaires de ne pas risquer d’en être soupçonné – qui accuse les autres
d’inventer et de diffuser des fake news.« On n’arrive pas à croire à quel
point on doit tromper un peuple pour le gouverner », écrivait Adolf Hitler
dans une des premières versions – amendée par la suite – de Mein Kampf. Alors
qu’aujourd’hui le contexte international offre régulièrement la tentation
d’établir des parallèles avec les années 1930, le philosophe Jacques
Bouveresse revient aux écrits du fervent opposant autrichien au nazisme Karl
Kraus pour le confronter à la période actuelle. Une propagande fondée sur
l’émotion et la destruction de l’intellect, consistant à augmenter la
tolérance du peuple au mensonge et à la brutalité, à accuser ses adversaires
des atrocités qu’on commet soi-même et à faire croire ses électeurs à une
revanche sociale qui n’est en réalité rien d’autre qu’une destruction de la
démocratie : voilà qui n’est pas sans résonances avec le comportement de
certains dirigeants actuels, que ce livre éclaire différemment. Né dans le
Doubs en 1940, Jacques Bouveresse est un philosophe rationaliste dont les
principales influences sont Ludwig Wittgenstein, le cercle de Vienne et la
philosophie analytique. Élu au Collège de France en 1995, il en est professeur
honoraire depuis 2010. Ses domaines d’étude sont la philosophie de la
connaissance, des sciences, des mathématiques, de la logique et du langage ;
il s’intéresse également à des auteurs comme Robert Musil et Karl Kraus.
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