Le Ghetto intérieur
Format
Broché
EAN13
9782818047811
ISBN
978-2-8180-4781-1
Éditeur
P.O.L.
Date de publication
Collection
Fiction
Nombre de pages
192
Dimensions
21 x 20 x 1 cm
Poids
240 g
Langue
français

Le Ghetto intérieur

De

P.O.L.

Fiction

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Buenos-Aires, 1940.
Des amis juifs, exilés, se retrouvent au café. Une question : que se passe-t-il dans cette Europe qu'ils ont fuie quelques années plus tôt en bateau ? Difficile d'interpréter les rares nouvelles. Vicente Rosenberg est l'un d'entre eux, il a épousé Rosita en Argentine. Ils ont deux enfants. Mais Vicente pense surtout à sa mère qui est restée en Pologne, à Varsovie. Que devient- elle ? Elle lui écrit une petite dizaine de lettres auxquelles il ne répond pas toujours. Dans l'une d'elle, il peut lire : « Tu as peut-être entendu parler du grand mur que les Allemands ont construit. Heureusement la rue Sienna est restée à l'intérieur, ce qui est une chance, car sinon on aurait été obligés de déménager. » Ce sera le ghetto de Varsovie. Elle mourra déportée dans le camp de Treblinka II - « ce camp où en un an, les nazis avaient réussi à éliminer près d'un million de personnes. » C'était l'arrière-grand-mère de l'auteur.
Santiago Amigorena écrit le roman du silence, celui de sa famille partie en Argentine pour fuir le nazisme. Il raconte surtout le « ghetto intérieur » de l'exil. La vie mélancolique d'un homme qui crée une famille, s'invente une vie à l'étranger, tout en devinant puis comprenant la destruction de sa famille en cours, et de millions de personnes. Vicente et Rosita étaient les grands-parents de l'auteur qui écrit aujourd'hui : « Il y a vingt-cinq ans, j'ai commencé un livre pour combattre le silence qui m'étouffe depuis que je suis né ». Ce roman est l'histoire de l'origine de ce silence.
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Commentaires des libraires

par (Librairie La Galerne)
10 octobre 2019

Admirable de justesse !

Un jour de 1942, Vicente (le grand-père de l’auteur) a cessé de parler ; il s’est tu. Quatre mots essentiels pour évoquer le très, très beau texte de Santiago H. Amigorena, la culpabilité de ne pas être un bon juif ...

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par (La Promesse de l'aube)
28 septembre 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Amigorena nous raconte Vicente, son grand-père, juif, ancien officier polonais, épris de culture et de langue germanique, et qui a fui en Amérique Latine dans les années 20. A l’époque, Vicente fuyait les progroms, un peu, mais surtout sa famille ...

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par (Librairie Comme Un Roman)
25 septembre 2019

le poids du silence

Quand le ghetto de Varsovie fait écho au ghetto intérieur du grand-père de l'auteur. L'enfermement de Vicente dans le silence décrit avec justesse et sensibilité. Magnifique. Agnès

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par (Fontaine Sèvres)
17 septembre 2019

Vivre l'enfer, ce n'est pas souffrir soi-même, c'est voir souffrir ceux que l'on aime le plus sans pouvoir ne rien faire pour les aider. Santiago Amigorena raconte ce type d'enfer dans ce roman, celui qu'a vécu son grand-père. Durant l'entre-deux ...

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par (Librairie Dialogues)
11 septembre 2019

S’il fallait n’en choisir qu’un au cœur de cette rentrée littéraire, ce serait, sans conteste et sans la moindre hésitation, celui-ci. Santiago H Amigorena y raconte l’exil - heureux, puis douloureux- de son grand-père, Vicente Rosenberg, juif polonais, qui en ...

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par (Librairie La Buissonnière)
3 août 2019

Par-delà le silence

Émigré de Pologne depuis 1928, Vicente est installé en Argentine où il vit, travaille, s'est marié et a fondé une famille. Juif de Varsovie, sa mère, son frère et bien de ses proches sont restés en Pologne alors que les ...

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par (Leslibraires.fr)
12 juin 2019

La culpabilité, ce n'est pas forcément avoir appuyé sur la gâchette, ça peut aussi être ne rien avoir fait. Ne pas avoir dit assez fort. Ne pas avoir été là. ou même ne pas avoir été né. Ce roman splendide ...

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Commentaires des lecteurs

par (Librairie L’Intranquille Plazza)
23 septembre 2019

Vaincre le silence

Ce texte est une pépite ! Le ghetto intérieur, c'est surtout la culpabilité qui va pousser Vicente au silence. Parce que l'horreur nazie n'a pas de mots. Parce que parfois on a l'impression que si on ne dit pas les ...

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