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Zombies juke-box, Thriller coréen
Éditeur
Decrescenzo
Date de publication
Langue
français

Zombies juke-box

Thriller coréen

Decrescenzo

Indisponible

Autre version disponible

**Pénétrez dans la lugubre ville de Gorio en Corée du Sud, déconnectée de
tout...**

La vie de Ji-hoon est brusquement bouleversée lorsqu’il découvre un coin de
Corée du Sud où toutes les communications sont brouillées ; la ville de Gorio,
peuplée d’habitants lugubres, est isolée du reste du pays et les forces de
l’ordre empêchent toute intrusion.
Dans leur voiture-appartement où trônent une chaîne hi-fi et une collection de
disques vinyle, Ji-hoon et son obèse acolyte mènent l’enquête et vont, de
découverte en découverte, rencontrer une mystérieuse traductrice et mettre
leur nez dans un bien étrange trafic.

**Suivez Ji-hoon et son acolyte dans leur enquête pleine de rebondissements
autour d'une étrange traductrice et d'un trafic plus que suspect. Un thriller
musical trépidant et horrifique !**

EXTRAIT

Quand une lumière timide a entouré la maison, on a distingué une masse qui
approchait sans hâte. On ne pouvait pas savoir combien d’ennemis se cachaient
dans le noir. La terreur était invisible. Au fur et à mesure que nos yeux
s’accommodaient à l’obscurité, la terreur prenait plus clairement forme.
L’aspect de ce qui avançait vers nous était de plus en plus net. C’était trop
en chair pour faire penser à un zombie. C’était trop corpulent pour être un
mort-vivant. Ça venait vers nous en titubant dans le noir. Les bras tendus, ça
avançait à tâtons dans les ténèbres. Soudain, c’est la voix de Bouboule 130
qui a retenti comme un tonnerre :
— Ji-hoon, tu m’entends ? Allume la lumière ! Il fait trop sombre.
À ces mots, la tension des soldats est retombée. Dès qu’il a été clair qu’il
ne s’agissait pas d’un ennemi, des bruits étouffés se sont fait entendre ici
et là. Les sons auparavant comprimés ont pu se libérer. Cliquetis de fusils,
toussotements, bruits de pas, casques posés à terre, salive déglutie, tout
éclatait en même temps et se dispersait dans l’air. Quand on a allumé, j’ai pu
observer le visage de Bouboule 130. Il avait un air plus digne qu’à notre
dernière rencontre, mais aussi un air encore plus peureux. Il m’a pris dans
ses bras dès qu’il est entré.
— Hé, tu m’étouffes.
— Je croyais que t’étais mort, a dit Bouboule 130 en ravalant des sanglots.
— Hé, 130, et moi ? Tu ne t’en es jamais inquiété, hein ? a protesté Hong Ian.
— Je ne savais même pas que tu étais là.
Bouboule 130 l’a serrée, elle aussi, dans ses bras, puis s’est installé dans
le canapé. Il avait le souffle court.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Porté sur le merveilleux, l’auteur invente des fables acidulées et
sarcastiques, celles d’une culture suralimentée et hyper connectée. Des
chroniques de la Corée geek, à la fois autarciques et libératrices. - **_Le
Magazine Littéraire_**

À PROPOS DE L'AUTEUR

**Kim Jung-hyuk** se caractérise par  la variété de sa carrière : critique de
livres pour une librairie en ligne, responsable du rayon DVD d’une librairie
spécialisée dans les arts, journaliste musical pour un magazine sur la culture
pop… En plus de la littérature, il s’intéresse à de nombreux domaines comme le
cinéma, la musique et la nourriture. Ses proches ne le considèrent pas comme
un écrivain mais plutôt comme un touche-à-tout. Son intérêt pour le dessin et
la bande dessinée l’amène à illustrer lui-même ses recueils de nouvelles et à
travailler comme dessinateur free-lance. Il avoue s’inspirer de romanciers
comme Dostoïevski, Raymond Carver et Murakami Ryu, de groupes comme les
Beatles et The Velvet Underground, mais aussi de réalisateurs comme Tim Burton
et Alfred Hitchcock.
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