Arpenter le paysage, Poètes, géographes et montagnards
Éditeur
Anamosa
Date de publication
Langue
français
Langue d'origine
français

Arpenter le paysage

Poètes, géographes et montagnards

Anamosa

Offres

  • AideEAN13 : 9791095772682
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    15.99

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Pour la première fois, Martin de La Soudière, " ethnologue du dehors " et du
temps qu'il fait, se livre à l'introspection. Essai autobiographique sur le
paysage, cet ouvrage est un retour aux origines, une entrée sur le terrain
pour l'ethnologue féru de géographie... Ce paysage intime a pour cadre la
montagne, celle des Pyrénées.
Sur le mode du récit, Martin de La Soudière dialogue avec ses pères et ses
carnets de travail. Son corpus hors du commun rassemble des écrivains,
géographes, paysagistes, peintres, botanistes, mais aussi grimpeurs,
militaires, cartographes, taupiers, bergers et autres promeneurs. Tous
écrivent leur paysage. Franz Schrader, Élisée Reclus ou Vidal de La Blache
habitent l'imaginaire de l'auteur, au même titre que les manuels d'escalades
du XIXe siècle ou les livres de géographie du jeune élève des années
1950/1960. Entrer en Pyrénées s'opère aussi à différentes échelles, la vue
statique et graphique avec son cadre et sa lumière est indissociable de
l'expérience de l'escalade, de la promenade en famille ou de l'expédition
aventurière entre frères et sœurs. Comme Martin de La Soudière le dit, on
entre en paysage avec le pied et avec la main (on empoigne la matière de la
roche pour grimper aux sommets). Mais l'écriture du paysage, en plein vent et
en cabinet, est aussi une affaire de rituels. L'auteur scrute les gestes de
ses poètes de prédilection : Jean-Loup Trassard arpentant son bocage, Julien
Gracq au volant de sa deux-chevaux sur les rives de la Loire, André Dhôtel se
perdant dans la forêt des Ardennes, jusqu'à Fernando Pessoa le promeneur
immobile de Lisbonne. À travers ses " devanciers " comme il les appelle,
l'auteur revendique une intimité du paysage féconde pour l'imaginaire et le
travail intellectuel.
Dans cet ouvrage, Martin de La Soudière " franchit " la montagne en quelque
sorte : inaugurant son récit par le souvenir de l'arrivée au seuil des
Pyrénées quand il était enfant, le père de famille proclamant au volant de sa
15 chevaux " Et voici nos montagnes ", il le termine de l'autre côté du
sommet, en Aragon, sur un dialogue avec son frère décédé Vincent, dialogue aux
accents d'énigmes sur une vue panoramique. Le récit est accompagné de photos
personnelles, d'extraits des carnets de Martin, carnets de son enfance jusqu'à
aujourd'hui.
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