Le phare du bout du monde
Éditeur
La Gibecière à Mots
Date de publication
Langue
français

Le phare du bout du monde

La Gibecière à Mots

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    AideEAN13 : 9782374634746
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    1.99
Jules Verne (1828-1905)

"Le soleil allait disparaître derrière les collines qui limitaient la vue à l'ouest. Le temps était beau. À l'opposé, au-dessus de la mer qui se confondait avec le ciel dans le nord-est et dans l'est, quelques petits nuages réfléchissaient les derniers rayons, qui ne tarderaient pas à s'éteindre dans les ombres du crépuscule, d'assez longue durée sous cette haute latitude du cinquante-cinquième degré de l'hémisphère austral.

Au moment où le disque solaire ne montrait plus que sa partie supérieure, un coup de canon retentit à bord de l'aviso Santa-Fé, et le pavillon de la République argentine, se déroulant à la brise, fut hissé à la corne de brigantine.

Au même instant jaillit une vive lumière au sommet du phare construit à une portée de fusil en arrière de la baie d'Elgor, dans laquelle le Santa-Fé avait pris son mouillage. Deux des gardiens, les ouvriers réunis sur la grève, l'équipage rassemblé à l'avant du navire, saluaient de longues acclamations le premier feu allumé sur cette côte lointaine.

Deux autres coups de canon leur répondirent, plusieurs fois répercutés par les bruyants échos du voisinage. Les couleurs de l'aviso furent alors amenées, conformément aux règles des bâtiments de guerre, et le silence reprit cette Île des États, située au point où se rencontrent les eaux de l'Atlantique et du Pacifique.

Les ouvriers embarquèrent aussitôt à bord du Santa-Fé, et il ne resta à terre que les trois gardiens."

Le gouvernement argentin a fait construire un phare sur l'île des Etats, au bout du monde. C'est l'inauguration. Trois gardiens viennent prendre leur faction, pour quatre mois, sur cette terre isolée et inhospitalière. Mais sont-ils vraiment seuls ?
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