Format
Broché
EAN13
9782344038321
ISBN
978-2-344-03832-1
Éditeur
Glénat Livres
Date de publication
Collection
Hommes et montagnes
Nombre de pages
168
Dimensions
23 x 14 cm
Langue
français
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C'est la quête de l'ultime, dans des conditions extrêmes pour le corps et l'esprit. Seuls une poignée d'alpinistes sont assez fous pour se hisser à plus de 8 000 mètres en Himalaya, quand il fait jusqu’à – 50 °C et que le vent souffle à 150 km/h. Qu’est-ce qui aimante aux sommets ces « guerriers des glaces » ?

« L'expédition dramatique d'Élisabeth Revol nous a fascinées et fait découvrir, en tant que novices, l’histoire de l'himalayisme hivernal, “l'extrême dans l'extrême”. La rencontre exclusive qu'elle nous a accordée après des mois de silence nous a donné envie de poursuivre notre exploration de cet univers fascinant. En fil rouge de notre enquête, cette question : qu’est-ce qui motive ces grimpeurs à repousser encore plus les limites ? À travers le récit de plusieurs expéditions de 1980 à nos jours, et la rencontre avec de nombreux protagonistes de cette quête ultime, nous racontons la logique de cette discipline, ses héros, et leur psyché. 

L’Everest, plus haut sommet du monde, est le premier 8000 à avoir été conquis en hiver, en 1980, par une expédition nationale polonaise désireuse de se faire une place dans l’histoire. Les Polonais deviennent les héros de l'himalayisme hivernal, qu’ils pratiquent avec brio, jusqu’à la chute du mur de Berlin.

Depuis, quelques grimpeurs seulement continuent d’affronter les géants de l'Himalaya l'hiver. Tous ne sont plus là pour témoigner.

Un an après la meurtrière tempête de 1996 sur l’Everest dont il a réchappé, le Russe Anatoli Boukreev s’attaque à l’Annapurna l’hiver. Il périt emporté par une avalanche. Simone Moro, parti avec lui, survit. L’Italien, qui a fait de l’hiver sa spécialité, a été le premier alpiniste non Polonais à atteindre un 8000 à la saison froide. Le 14 janvier 2005, sur le Shishapangma, il relance la conquête des derniers sommets jamais gravis l’hiver, après dix-sept années sans “premières”.

Nous relaterons aussi la disparition de l’himalayiste français Jean-Christophe Lafaille, sur le Makalu, en janvier 2006. Pour maximiser les difficultés, il voulait le gravir sans oxygène et en solo.

Treize des quatorze plus hautes montagnes ont aujourd’hui été conquises l’hiver, sauf une : le K2. En janvier 2018, tandis qu’Elisabeth Revol escaladait le Nanga Parbat, la nouvelle génération d’alpinistes polonais tentait de boucler leur histoire sur le K2, en vain. Une nouvelle expédition est en préparation pour l’hiver 2020-2021. »

Bérénice Rocfort-Giovanni et Émilie Brouze
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