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Oeuvres complètes
Format
Broché
EAN13
9782703110255
ISBN
978-2-7031-1025-5
Éditeur
ORANTE
Date de publication
Collection
L'ORANTE (2)
Dimensions
21 x 13 x 0 cm
Poids
100 g

Oeuvres complètes

Orante

L'Orante

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Pour la première fois traduits en français, les textes de 1841-1843 rassemblés dans ce volume permettent de combler une importante lacune dans la connaissance de Kierkegaard, tant par leur intérêt propre que par la lumière dont ils éclairent l’ensemble de la pensée et de la démarche kierkegaardienne. Thèse de doctorat, le concept d’ironie est bien plus qu’un simple travail universitaire. Par la profondeur et l’originalité de ses analyses – d’abord de l’ironie socratique, avec un minutieux et ingénieux examen des témoignages de Xénophon, de Platon et d’Aristophane, puis de l’ironie romantique, considérée à travers les héritiers de Fichte : Fr. Schlegel, Tieck et Solger –, par le jeu dialectique où il use à la fois de Socrate contre le système hégélien et de Hegel contre le romantisme, par le rôle aussi d’« observateur psychologue » qu’il adopte tout au long de son enquête, Kierkegaard se révèle à travers ces pages comme étant lui-même un véritable « maître ès ironie ». Si l’on ajoute que la rédaction de cette étude correspond très exactement à la période où Sören fut fiancé avec Régine Olsen – la rupture de ces fiançailles suivit d’un mois la soutenance de la thèse –, on comprend quel rôle l’ironie va jouer dans la vie de Kiergegaard dont elle sera désormais l’un des « stades ». Le petit article intitulé confession publique est utile pour préciser la position de Kierkegaard par rapport à quelques-uns de ses contemporains en vue, notamment J.L. Heiberg ; de plus, la virtuosité du polémiste se manifeste dans ces lignes avec éclat. Avec le johannes climacus ou de omnibus dubitandum est, nous sommes de nouveau en présence d’un grand texte, même s’il ne nous est parvenu qu’à l’état d’ébauche, Kierkegaard ne s’étant pas décidé à le publier. D’abord, parce qu’il contient de nombreuses informations autobiographiques qui sont du plus vif intérêt, d’autant qu’elles s’organisent en une sorte d’itinéraire intellectuel et spirituel au cheminement complexe, révélateur d’une exceptionnelle personnalité. Ensuite parce qu’il nous livre des observations philosophiques originales sur l’essence du doute, à partir d’une critique extrêmement pénétrante des propositions célèbres de Descartes, dont H.L. Martensen se faisait alors l’interprète à Copenhague.
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