Esclaves et maîtres, Les Mamelouks des Beys de Tunis du XVIIe siècle aux années 1880
Format
Objet (globe terrestre, sous-mains, etc.)
EAN13
9782859446680
ISBN
978-2-85944-668-0
Éditeur
ED SORBONNE
Date de publication
Collection
BIBLIOTHEQUE HI (3)
Nombre de pages
500
Dimensions
24 x 17 x 3 cm
Poids
973 g
Langue
français
Code dewey
961.103

Esclaves et maîtres

Les Mamelouks des Beys de Tunis du XVIIe siècle aux années 1880

De

Ed Sorbonne

Bibliotheque Hi

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Des esclaves convertis à l'islam devenant maîtres de musulmans : c'est à travers ce paradoxe que furent pendant longtemps perçus les mamelouks appelés à exercer de hautes charges administratives et militaires dans le monde arabe, de leur émergence dans l'entourage des califes omeyyades puis abbassides au VIIe siècle jusqu'à leur disparition plus d'un millénaire plus tard dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Le livre de M'hamed Oualdi présente ce corps mamelouk, vu dans son hétérogénéité sociale – tout à la fois vizirs et gardes, généraux et pages -, au sein de l'Empire ottoman, dans la province de Tunis, aux côtés des beys gouvernant cette province, de la première dynastie des beys au début des années 1630 à l'établissement du Protectorat français sur la Tunisie au début des années 1880. Nourri de chroniques, de correspondances et de registres administratifs en langues arabe, française et anglaise, cet ouvrage va à l'encontre de certaines études qui ont présenté les mamelouks comme de simples esclaves étrangers servant des pouvoirs musulmans en manque de légitimité et qui préféraient s'appuyer sur ces recrues plus que sur leurs sujets « autochtones ».

Les mamelouks ne coupaient pas les beys de Tunis de leurs sujets. Détachés de leurs foyers, mariés à des descendantes des beys et parfois liés aux intérêts de notables du pays, les dignitaires mamelouks permettaient à la fois de distinguer et d'associer leurs maîtres aux différents groupes sociaux de la province qu'ils étaient amenés à gouverner. Mais cet usage dynastique des mamelouks par les beys de Tunis prit fin avec l'interdiction de la traite des esclaves et la promotion de serviteurs tunisiens aux plus hautes fonctions administratives dans la seconde moitié du XIXe siècle.
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