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Les muses ne dorment pas
Format
Broché
EAN13
9782234088405
ISBN
978-2-234-08840-5
Éditeur
Stock
Date de publication
Collection
Ma nuit au musée
Nombre de pages
200
Dimensions
19 x 12 x 1 cm
Poids
220 g

Les muses ne dorment pas

De

Stock

Ma nuit au musée

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«  Un “tableau mort”  – en termes de vente aux enchères  –  qualifie les œuvres qui ne peuvent être authentifiées pour quelque raison étrangère à l’œuvre même. Mais parfois ces dénommés  “tableaux morts”  suggèrent plus de vie que bien d’autres toiles authentifiées par convenance. »

Quand elle visite, dans le cadre de la collection « Ma nuit au musée », les salles du musée Thyssen-Bornemisza, à Madrid, en mars 2019, Zoé Valdés cherche des toiles qui n’y sont pas, ou n’y sont que dans son souvenir. Sachant que l’art l’a sauvée « de la constante incurie sociale et politique » qui régnait à Cuba, Zoé va faire une étrange plongée dans un monde mi-chimérique mi-réelle qui nous entraîne à la poursuite de deux muses, et deux peintres célèbres, Balthus et Bonnard.

Comment les aborder, ces deux maîtres de la pose suggestive, érotique, infantile, faussement innocente, que par le roman-résurrection du passé ?

Le livre se divise alors en deux parties : la première met en scène, sous l’apparence joueuse de l’imaginaire, une jeune modèle qui pose pour Balthus, jouant au chat et à la souris avec le maître du « Passage du commerce Saint-André ».  Qui regarde qui ? Qui désire qui ? L’art produit-il du rêve, à mi-conscience, ou au contraire du réel brûlant ?

La deuxième partie nous montre une autre muse, Renée de Monchaty, amante idéalisée par Pierre Bonnard dans « Femme à sa toilette », et qui se suicida par amour déçu, en 1925.  Les muses sont des jeunes filles, des adolescentes parfois, des innocentes sacrifiées sur l’autel du désir des peintres. Aujourd’hui, elles feraient des procès. A l’époque, elles n’avaient le choix que de poser pour de l’argent, ou pire, par dévotion.

Dans ce récit somnambulique et sensuel, teinté du réalisme magique de l’Amérique latine, le vrai et le faux s’entrelacent comme des fleurs vénéneuses.

Traduit de l’espagnol par Albert Bensoussan
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