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Le débarquement de Provence, Le débarquement de Provence
Format
Broché
EAN13
9782344065174
ISBN
978-2-344-06517-4
Éditeur
Glénat Livres
Date de publication
Collection
HISTOIRE
Nombre de pages
192
Dimensions
32 x 24 cm
Langue
français

Le débarquement de Provence - Le débarquement de Provence

De

Glénat Livres

Histoire

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Une victoire éclatante !

Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, fut l’opération amphibie la mieux organisée et la plus réussie de toute la guerre, depuis l’opération Torch sur les côtes africaines jusqu’à Overlord sur celles de Normandie. Encore faut-il rappeler que les deux opérations, Overlord en Normandie et Dragoon en Provence, avaient été pensées par les Américains comme les deux moments d’une manœuvre unique destinée à chasser les Allemands du sol français. Ils avaient même envisagé que le débarquement de Provence ait lieu avant celui de Normandie voire que les deux aient lieu simultanément. Le succès magistral de l’Opération Dragoon fut paradoxalement à l’origine de la « marginalisation mémorielle » dans laquelle il a été depuis, relégué. Comme si une victoire éclatante avec relativement peu de morts était moins glorieuse qu’une victoire accompagnée d’une hécatombe !

Ce débarquement fut également celui de la renaissance d’une armée française victorieuse qui réunit, sous l’autorité politique du général de Gaulle et militaire du général de Lattre de Tassigny, tous les éléments d’une France combattante, éparpillés par la défaite de 1940, avec les Français Libres, l’Armée d’Afrique, les résistants, des évadés du STO, des volontaires, etc. Une armée qui, débarquée sur des plages devenues aussi célèbres que celles de Cavalaire ou de Saint-Tropez, libéra dans une liesse indescriptible Toulon puis Marseille avant de remonter avec son homologue américaine la vallée du Rhône à une vitesse telle qu’elle bouleversa tous les plans.

Quant à l’importance finale du débarquement de Provence dans la stratégie alliée, cédons la parole au général Eisenhower : « Rien pendant cette période, ne nous assura des avantages plus décisifs, ou ne nous aida à consommer la défaite totale de l’ennemi que cette attaque secondaire qui remontait [depuis les côtes de Provence] la vallée du Rhône ».
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