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La gare des faux départs, roman
Format
Broché
EAN13
9782715223523
ISBN
978-2-7152-2352-3
Éditeur
Mercure de France
Date de publication
Collection
Bleue
Nombre de pages
208
Dimensions
20 x 14 x 1 cm
Poids
256 g
Langue
français

La gare des faux départs

roman

De

Mercure de France

Bleue

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  • Vendu par Librairie Le Livre nomade
    Description
    in8 Broché Si, dans les joutes sportives, un faux départ disqualifie souvent l'individu qui s'y laisse prendre, qu'en est-il dans la vie ordinaire ? Pour répondre à cette question, Hugo Marsan se penche sur la figure de l'acteur, le cabotinage d'une célèbre comédienne faisant son come-back à 85 ans et le travail de mémoire d'un metteur en scène traquant les épouvantails de son passé, à la veille d'une troisième guerre mondiale. D'un côté, Marthes Desportes, alias Cora Valmore ; de l'autre, Daniel Desgourgues, alias Edgar Merson. Point commun : la ville de Dax, l'amour du théâtre et le temps qui fuit. Le culte du double, surtout, et la difficulté à savoir qui l'on est quand on n'a jamais pu/voulu vraiment affronter ses origines. Cora et Edgar, doubles talentueux de Marthes et Daniel, médiocres mal aimés de leur famille, sont des personnes qui ont "réussi" : le masque de la reconnaissance sociale qui affuble leur vrai visage renvoie pourtant au désert affectif dès qu'on mentionne un père absent et l'amour d'une mère au parcours tout sauf rectiligne. Il faudra une pièce d'Edgar écrite en hommage à sa mère, chef de gare aux environs de Dax, pour que la vérité éclate en une gerbe de réminiscences, qui retomberont sur tous les participants de l'aventure, non sans causer de dégâts collatéraux ? mais aussi peut-être réveiller sous la cendre de la grise résignation la braise de l'amour inconditionnel. Ce qui nous paraissait fort singulier en ouvrant l'ouvrage ? l'attraction/répulsion entre Cora et son factotum Margot, le manque d'amour de Cora à l'égard de son fils, l'élan douteux d'un beau-père pour sa fille, le statut des filles-mères dans les années 30, la pulsion homosexuelle répréhensible de ceux qui n'aiment que les individus de leur sexe, l'absoluité versatile du désir. . . ? se mue alors progressivement en matière universelle où, sous couvert d'évoquer le théâtre, on parle amour et amitié, jeunesse et vieillesse, plénitude et incomplétude, mensonge et vérité. Ces vieux couples du train-train ordinaire qui jamais ne déraillent et qui, sous la plume alerte d'un romancier au sommet de son art, vous invitent à un périple sans escale : la découverte de soi, au-delà des paravents altruistes. La Gare des faux départs est un hymne de haute volée à la comédie-fiction et au dédoublement qui en ravira plus d'un. -Frédéric Grolleau
    État de l'exemplaire
    Très Bon Etat
    Format
    in8. Broché. 192 pages. Si dans les joutes sportives un faux départ disqualifie souvent l'individu qui s'y laisse prendre qu'en est-il dans la vie ordinaire ? Pour répondre à cette question Hugo Marsan se penche sur la figure de l'acteur le cabotinage d'une célèbre comédienne faisant son come-back à 85 ans et le travail de mémoire d'un metteur en scène traquant les épouvantails de son passé à la veille d'une troisième guerre mondiale. D'un côté Marthes Desportes alias Cora Valmore ; de l'autre Daniel Desgourgues alias Edgar Merson. Point commun : la ville de Dax l'amour du théâtre et le temps qui fuit. Le culte du double surtout et la difficulté à savoir qui l'on est quand on n'a jamais pu/voulu vraiment affronter ses origines. Cora et Edgar doubles talentueux de Marthes et Daniel médiocres mal aimés de leur famille sont des personnes qui ont "réussi" : le masque de la reconnaissance sociale qui affuble leur vrai visage renvoie pourtant au désert affectif dès qu'on mentionne un père absent et l'amour d'une mère au parcours tout sauf rectiligne. Il faudra une pièce d'Edgar écrite en hommage à sa mère chef de gare aux environs de Dax pour que la vérité éclate en une gerbe de réminiscences qui retomberont sur tous les participants de l'aventure non sans causer de dégâts collatéraux ? mais aussi peut-être réveiller sous la cendre de la grise résignation la braise de l'amour inconditionnel. Ce qui nous paraissait fort singulier en ouvrant l'ouvrage ? l'attraction/répulsion entre Cora et son factotum Margot le manque d'amour de Cora à l'égard de son fils l'élan douteux d'un beau-père pour sa fille le statut des filles-mères dans les années 30 la pulsion homosexuelle répréhensible de ceux qui n'aiment que les individus de leur sexe l'absoluité versatile du désir...? se mue alors progressivement en matière universelle où sous couvert d'évoquer le théâtre on parle amour et amitié jeunesse et vieillesse plénitude et incomplétude mensonge et vérité. Ces vieux couples du train-train ordinaire qui jamais ne déraillent et qui sous la plume alerte d'un romancier au sommet de son art vous invitent à un périple sans escale : la découverte de soi au-delà des paravents altruistes. La Gare des faux départs est un hymne de haute volée à la comédie-fiction et au dédoublement qui en ravira plus d'un. --Frédéric Grolleau
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«Jadis, chère et ignoble Margot, tu étais contente que mon fils n'occupe pas la place. Souviens-toi comme tu frétillais d'aise lorsque je craquais : Je n'ai jamais aimé cet enfant. Tu approuvais. Cora imitait Margot : Oh, madame, comme je vous comprends, il n'y a qu'une seule chose qui compte : votre carrière, c'est la grande comédienne que vous êtes qu'il nous faut garder précieusement. Petite garce, tu t'étais installée chez moi sans vergogne et tant pis pour le fils. J'avais quarante ans, au zénith de ma beauté. Toi vingt. Tu étais douce et soumise. Ta pâleur d'ange. Tes yeux de lait bleu. Ton regard de chienne aveugle. J'étais dans le tourbillon du succès. Je ne voyais que les images qui me célébraient. Adulée, encensée, imitée, j'avais déjà peur pourtant, mais je l'ignorais. Toi, toute jeune que tu étais, tu devinais mon combat. Je m'épuiserais à rester belle et souveraine. Tu attendais ma chute.»
Un dramaturge peu connu fait appel à Cora Valmore, vieille actrice recluse, gloire déchue oubliée de tous. Avec humour et ironie, Hugo Marsan donne vie à sa comédie humaine...
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