On achève bien les cadres, l'envers du rêve américain
EAN13
9782246710813
ISBN
978-2-246-71081-3
Éditeur
Grasset
Date de publication
Collection
DOCUMENTS ETRAN
Nombre de pages
360
Dimensions
20 x 13 x 0 cm
Poids
326 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
331

On achève bien les cadres

l'envers du rêve américain

De

Traduit par

Grasset

Documents Etran

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Le constat est glaçant : les cadres ne sont pas épargnés par la précarité. En 2003, 20% des chômeurs américains étaient des cadres, et ils sont de plus en plus nombreux à accepter des emplois qui représentent une véritable ascension vers le bas. Après L Amérique pauvre, Barbara Ehrenreich s attaque à ce qui se révèle vite une impasse : chercher un travail Selon sa technique éprouvée (« dans la peau de »), elle endosse ici l identité d un cadre en Relations Publique en « transition » (« chômage » est un gros mot, politiquement correct oblige). Son but : trouver n importe quel emploi correspondant à son profil, quelle que soit l entreprise, et le lieu. Mais ni les conseils des « coaches de carrière » achetés à prix d or (assortis de tests de personnalités douteux) ; ni les journées passées à hanter les sites Internet, armée de CV et de lettres de motivations, à courir ici et là pour nouer des contact (c est le monde merveilleux du « réseautage »), des réunions de chômeurs aux forums pour l emploi, en passant par les séminaires de perfectionnement fréquentés par des professionnels, ne lui permettent, après plus de 6 mois d une détermination farouche, de décrocher ne serait-ce qu un entretien acceptable. Elle se voit offrir un poste de représentant de commerce en produits de beauté ou en assurances, c est-à-dire, aux Etats-Unis, un très faible salaire, et une absence de mutuelle et de garanties sociales. A travers le récit d un échec, d humiliations constantes, Barbara Erhrenreich révèle avec humour l envers du décor d une Amérique « dynamique » : le monde cruel d entreprises toutes-puissantes, disposant à loisir de cadres jetables, corvéables à merci, fondus dans le moule d un conformisme nécessaire à leur survie. Barbara Ehrenreich décrit un paysage social sinistré, entre l isolement des cols blancs, dressés à l esprit d entreprise et incapables de solidarité, et le développement parallèle de tout un business d accompagnement ô combien rentable, du coaching au prosélytisme religieux déguisé en réunions d aide aux chômeurs... Ni le travail, ni la bonne volonté ne semblent avoir partie liée avec la réussite, et le rêve américain fait pâle figure
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