Format
Broché
EAN13
9782729120443
ISBN
978-2-7291-2044-3
Éditeur
La Différence
Date de publication
Collection
MINOS
Nombre de pages
96
Dimensions
16 x 11 x 0 cm
Poids
74 g
Langue
français
Langue d'origine
portugais
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Dans ce récit initiatique, datant de 1917, le jeune narrateur – le Pèlerin – évoque d’abord sa vie paisible chez ses parents, jusqu’au jour où, alors qu’il contemple la route en bas de chez lui, apparaît un mystérieux Homme en noir qui lui dit : « Ne fixe pas la route ; suis-la. » Une force mystérieuse le pousse alors à quitter sa maison et à suivre la route. Jusqu’où ? « Puisqu’il m’avait dit de la suivre et non de l’emprunter jusqu’à un certain point, je devais la suivre sans m’arrêter, jusqu’au bout... » Qui est l’Homme en noir et quel est l’objet de la quête qui jette le narrateur sur la route ? Comme dans tout conte initiatique, il sera soumis à la tentation et subira diverses épreuves, dont, d’étape en étape, il sortira vainqueur. Arrivé au bout de la route, quelle sera sa découverte ultime ?

-------------------------
P.-S.
« Je fixais la route sans la voir, pensant à autre chose – à quoi, j’aurais été incapable de le dire si on me l’avait demandé. Soudain, je remarquai, en sursautant, qu’un homme tout de noir vêtu avait surgi, à pas silencieux, du virage de la route du côté de la ville. Je ne sais pas pourquoi, dès que mes yeux se posèrent sur lui, ils se mirent à le scruter. Mais je suis incapable d’en dire plus, sinon qu’il s’agissait d’un homme tout de noir vêtu, au visage grave et triste, au regard calme et étrange, qui d’un pas léger et lent avançait sur la route. Quand il parvint à l’endroit où je me trouvais, il leva les yeux vers moi et me demanda je ne sais quoi – je le regardais tellement que je ne l’entendis pas – et je répondis aussitôt quelque chose dont il m’est également impossible de me souvenir. Je me rappelle seulement que ma réponse était négative, mais je ne sais pas à quoi je répondis négativement. Il me remercia et partit. En me remerciant il me fixa sans sourire (de cela je me souviens bien) comme si, au lieu de me remercier, ce qu’on fait d’habitude avec un sourire dépourvu de sens, il me disait une chose très importante pour moi, pour une quelconque raison, qui ne pouvait être dite qu’avec cette gravité solennelle. Après son départ, alors qu’il dépassait l’autre virage de la route, moi, qui n’avais pas cessé de le regarder, je sentis soudain que pour une raison mystérieuse j’étais en train de me souvenir des longues veillées au cours desquelles, à la lumière de la lampe, tandis que les vieilles sommeillaient sur leurs ouvrages abandonnés, je sentais d’habitude le mystère des choses venir à ma rencontre depuis l’ombre... »
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