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Ordonne-moi ! Volume 1
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Éditeur
Editions Addictives
Date de publication
Nombre de pages
54
Langue
français

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Editions Addictives

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  • Vendu par Leslibraires.fr
    AideEAN13 : 9791025701676
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Extrait
1. Du sublime
12 août
Aéroport du Bourget. Salle d'attente. Je dois avoir l'air bête, plantée comme ça avec mon café dans une main et mon petit panneau « Éditions Laroque » dans l'autre. Et cet avion qui n'arrive pas... Mais aussi, quelle idée a eue Adèle de m'envoyer chercher David Fulton à l'aéroport ! Ce type est richissime, il se déplace en jet privé, je ne vois pas en quoi je pourrais lui être utile. Et puis, on ne fait pas vraiment partie du même monde ! Un auteur traduit dans cinquante langues, chacun de ses romans vendu à des millions d'exemplaires... Bientôt plus riche que la reine d'Angleterre. En même temps, il est américain, je ferais mieux de le comparer à Bill Gates. Le Bill Gates de la littérature... À peine vingt-neuf ans et déjà milliardaire. Et moi, je dois l'attendre comme une potiche du Salon de l'automobile ! Adèle, l'éditrice pour qui je travaille, m'a bien précisé d'être souriante, avenante, et de « satisfaire tous les désirs de notre auteur star » pendant son séjour à Paris. Myrina, son nouveau roman, s'annonce déjà comme le best-seller de l'automne. Ce n'est pas le genre de mission que j'attendais pour mon stage mais ça me changera de la machine à café et me fera faire des progrès en anglais. Je suis nulle en anglais : accent déplorable et vocabulaire indigent. Je ne sais même pas comment je vais pouvoir me débrouiller pour me faire comprendre de David Fulton.
Enfin, son avion atterrit dans un vacarme assourdissant. À travers les grandes baies vitrées, je vois deux hommes en sortir. Je reconnais David Fulton à ses cheveux noirs ébouriffés. Il marche d'un pas nonchalant, les mains dans les poches de son trench-coat beige. Comme sur les photos, il arbore un masque impassible derrière des lunettes noires. Un frisson me parcourt. Sous le soleil du mois d'août qui inonde la piste d'atterrissage, il est d'une beauté... saisissante ! Il est sublime, à couper le souffle. Je ne suis pas à la hauteur, c'est une évidence maintenant. Je sens mon sang bouillant affluer vers mes joues comme un torrent. Et puis je sens un autre torrent, plus réel : mon café qui coule sur ma cuisse et sur ma jolie jupe blanche.
Quelle gourde !
Lorsque je relève les yeux, il est là, ses lunettes noires fixant ma jupe. Il a un sourire amusé. Il est encore plus beau de près que de loin. Je suis rouge de confusion, à cause du café et à cause de sa beauté irréelle. Il semble sortir tout droit d'un rêve d'adolescente. Il me tend la main. J'ose un pâle sourire gêné sans savoir que dire.
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