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Les loteries royales dans l'Europe des Lumières, 1680-1815
Format
Objet (globe terrestre, sous-mains, etc.)
EAN13
9782757407882
ISBN
978-2-7574-0788-2
Éditeur
Presses Universitaires du Septentrion
Date de publication
Collection
HIST ET CIVILIS
Nombre de pages
172
Dimensions
24 x 16 x 1 cm
Poids
288 g
Langue
français

Les loteries royales dans l'Europe des Lumières

1680-1815

De

Presses Universitaires du Septentrion

Hist Et Civilis

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Un « impôt sur les imbéciles », une « friponnerie », un « jeu cruel », un «
fléau inventé par le despotisme »… Les hommes des Lumières n'avaient pas de
mots assez durs pour dénoncer la loterie royale, une institution que tous les
États européens ont mis sur pied au XVIIIe siècle. Les souverains
encourageaient donc la passion du jeu, l’oisiveté, et captaient sans vergogne
l’épargne de leurs sujets ? Faire croire que l’on gagne, tandis que l’on perd
toujours, n’était-ce pas le propre d’un État corrompu ?
Ou bien doit-on plutôt considérer la loterie royale comme un outil
d’ingénierie financière, le fruit d’une nouvelle rationalité publique ? La
loterie est incompatible avec le secret de la finance, encore défendu par les
doctrines absolutismes du pouvoir. Son succès s’appuie nécessairement sur les
gazettes, la publicité, la transparence, tant de la roue de la fortune hissée
sur une estrade, que des comptes, car tout soupçon de fraude doit être écarté.
Pour la première fois, l’État s’expose à ne pas perdre la confiance du public.
Les « calculateurs », — des plus savants, comme d’Alembert ou Condorcet, aux
plus aventuriers comme le jacobite John Glover ou le vénitien Giacomo Casanova
—, proposent des méthodes de gains qui garantissent un revenu permanent,
tandis que la croissance du XVIIIe siècle permet le développement de l’épargne
populaire. Voici donc que le hasard, combiné à l’abondance, génère un revenu
public, un fonds de trésorerie que tous les souverains convoitent.
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