Lydie B.

Ce que l'homme a cru voir, roman
par (Librairie Papeterie Aux Lettres de Mon Moulin)
1 septembre 2018

Le narrateur Simon a pour métier d’effacer les réputations numériques, de libérer les hommes de leur passé.
Mais peut-on vraiment gommer définitivement certaines choses de notre mémoire ?
Un appel téléphonique et le passé vous revient à la figure, Simon quitte sans explication son entourage pour rejoindre sa terre d’enfance, la Gasgogne.
Vingt ans se sont écoulés depuis sa fuite, ce retour va obliger Simon à reconstruire ses souvenirs et à accepter la vérité.
Une superbe écriture à fleur de peau, on ne sort pas indemne de ce roman, la lecture nous entraine dans le temps, le souvenir et l’enfance.
La fuite efface-t-elle la culpabilité ?

Le guetteur
par (Librairie Papeterie Aux Lettres de Mon Moulin)
1 septembre 2018

La quête d'un fils

Après le décès de leur mère, le narrateur et sa sœur vident son appartement, ils jettent tout.
Echappe à ce grand nettoyage, un dossier étiqueté « polar » et une dizaine de carnets pris au hasard dans les piles de documents, que récupère le fils.
A la lecture de ceux-ci, il constate que sa mère écrivait, notamment elle avait commencé un manuscrit intitulé « Le guetteur ». Ce texte l’intrigue, l’énigme de sa mère devient une obsession.
Il décide de prendre sa mère en filature tel un détective, il remonte le temps, cherche sa trace, retrouve les lieux qu’elle a fréquenté, les personnes qu’elle a côtoyées.
L’auteur nous plonge dans la vie de cette femme et dans les périodes de l’histoire qu’elle a traversées, notamment la guerre d’Algérie.
Ce roman est bouleversant de sincérité et riche en émotions.
« La quête d’un fils qui cherche à retrouver sa mère »

Chien-Loup
21,00
par (Librairie Papeterie Aux Lettres de Mon Moulin)
1 septembre 2018

En 2017, pour leurs vacances d’été, Lisa et Franck ont loué un gîte dans le Lot, un endroit perdu qui ne figure même pas sur les cartes.
Une idée de Lise, actrice plus assez jeune pour décrocher un rôle qui ne recherche rien d’autre que l’isolement loin de Paris pour méditer et peindre au calme.
Franck, producteur de cinéma, vient de s’associer avec deux jeunes loups n’imaginant leur avenir que par Netflix et par le numérique que lui rejette à tout prix.
Dès leur arrivée dans ce lieu hors du temps, Franck se sent effrayé par ce no-man’s land déconnecté de tous réseaux, terriblement angoissant.
La présence d’un chien-loup, réveille en Franck un instinct de maître dès que l’idée de partager un même repas avec l’animal s’impose à lui.
La bête entraînera son nouveau maître sur les pistes du passé intrigant du village où s’était réfugié en 1914, un étrange dompteur allemand et ses fauves.
Une histoire plongée dans un tabou indicible pour les habitants du village qui va faire surgir en Franck le peu de violence nécessaire pour se défendre et peut-être même pour attaquer.

La beauté des jours
par (Librairie Papeterie Aux Lettres de Mon Moulin)
21 mai 2018

Vivre

« La beauté des jours » est le portrait d’une femme Jeanne. Elle est mariée, elle est employée dans un bureau de poste dans une petite ville vers Lyon, elle a deux filles, des jumelles qui sont presque adultes, elles font leurs études à Lyon.
Jeanne est une fille d’agriculteurs et comme ses parents elle est attachée à sa terre, aux animaux et à la beauté de la nature.
Avec son mari, Rémy elle mène une vie calme, routinière. Mais dans l’ordinaire du quotidien, elle sait se procurer des petits plaisirs, elle surveille les habitués des trains qui passent au bout de son jardin, elle suit des inconnus dans la rue pour se donner des allures d’enquêtrices, elle fait des listes, elle a des rituels.
Un jour, alors que le vent décroche un cadre du mur de son couloir, et que la photo de l’artiste Serbe Marina Abramovic en tombe, Jeanne se remémore comment au lycée un de ses professeurs l’a rendu totalement admiratrice de cette performeuse.
A partir du moment où le cadre se brise libérant la photo, on a le sentiment que quelque chose se libère simultanément en Jeanne et que des chaines se brisent, même si elle est heureuse de sa vie calme et sans relief.
Jeanne écrit des lettres à Marina Abramovic pour lui signifier mais surtout pour se mettre face à ce qu’elle lui montre de la vie. Comment l’art de Marina Abramovic qui l’a met en danger régulièrement lors de ses performances, va aussi changer la vie de Jeanne, rien de grave ni spectaculaire mais qui fera qu’elle va s’autoriser comme « des sorties de route » et en plus le hasard va remettre sur son chemin son amoureux de jeunesse.
Jeanne se pose alors des questions, sa sensibilité de femme est perturbée, elle a une quarantaine d’années, Rémy son mari ne la regarde plus forcément avec un œil aussi amoureux, même s’il l’aime profondément. Ses filles sont grandes, ses parents vieillissent, le temps passe, le temps file. Jeanne veut vivre à 100%, elle ne veut pas perdre une miette de bonheur.
Jeanne, c’est nous ! En Jeanne, on peut tous se retrouver. L’envie de vivre à fond, de ne pas laisser nos parents vieillirent sans leur dire qu’on les aime. Regarder chaque seconde de vie comme un don et en profiter au maximum. Voilà ce que nous dit ce roman.

Le Rêve de ma mère
par (Librairie Papeterie Aux Lettres de Mon Moulin)
21 mai 2018

Tendre et émouvant

Il y a 25 ans, dans « Le voile Noir » elle avait confié à ses lecteurs, le drame survenu dans sa famille. Alors qu’Anny avait seulement 8 ans, et sa petite sœur 6 mois, leurs parents sont décédés, asphyxiés au monoxyde de carbone dans la salle de bains sans aération de leur maison toute neuve où ils venaient d’emménager. Dans le voile noir, Anny Duperey, nous racontait qu’elle n’avait aucun souvenir de ses 8 premières années, que le choc du décès de ses parents lui avait ôté la mémoire de sa petite enfance. La petite Anny a été confiée à sa grand-mère paternelle et plus particulièrement à sa tante en manque d’enfant. Alors que sa petite sœur a été élevée par ses grands-parents maternels. Les deux petites filles ont donc été séparées, ce qui a été et reste un traumatisme supplémentaire pour Anny Duperey.
Il lui a fallu attendre 35 ans après le drame, pour que essayer de lever ce voile noir en partant des photos qu’avait faites son père qui était photographe et qu’elle n’avait pas exhumées jusque-là. Le voile noir est un chemin au fil du travail de son père.
Tandis que dans « le rêve de ma mère » elle a imaginé les souhaits inaccomplis de la jeune femme qu’était sa mère et qui est morte en 1955 dans sa trentième année. Si pendant de nombreuses années, Anny était comme amnésique de tous souvenirs d’enfance, plus tard elle a cherché à retrouver peu à peu des informations, des images par des étapes décrites comme une recherche intérieure, solitaire et non pas par les dires de ceux qui avaient connu ses parents. Anny n’a pas voulu se fabriquer des souvenirs à travers ceux des autres. Elle dit que lorsqu’on ne garde aucune mémoire physique des êtres qui vous ont mis au monde, il faut alors s’accrocher à tous les éléments tangibles que l’on peut trouver. C’est ce qu’elle a cherché à faire.
Dans ce livre, les photos nous montrent le miroir, qu’Anny Duperey peut tendre aujourd’hui entre les rêves de sa mère et son propre chemin de vie inconsciemment influencé par les rêves maternels.