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LE JARDIN DE JACO
Neuf 13,95
Neuf à prix réduit 13,95
17 juin 2018

L'arche de Marianne

Chaque lecteur possède ses auteurs « fétiches » : il les suit, achète leurs nouvelles parutions, les relit, les conseille… C’est aussi le cas en littérature jeunesse, pour le plaisir, notamment, de se replonger avec délice et familiarité dans un univers illustré. C’est ainsi que Marianne Dubuc ne cesse d’imaginer des situations vécues par des animaux - souris, tortues, lapins, taupes… - qui, évoluant dans leur monde quotidien, rappellent tout de même les gestes et défauts des humains.

Ici, l’auteure fait le récit d’un vaste jardin, habité au-dessus -sur terre-, par Monsieur Lutin et le petit Jaco, et en-dessous par une famille de fourmis, une autre de mulots, d’une taupe, d’un ver de terre. Un jour, une graine tombe du ciel, et une plante commence à pousser.

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A vous qui avant nous vivez

Léger-Cresson, Nathalie

Des femmes

13,00
17 juin 2018

La chauvite, c'est grave docteur ?

« Chauvite » : forme aiguë de la « grottite », obsession pour la grotte Chauvet, passion hautement contagieuse. Personnellement, les histoires de Cro-Magnon ne me captivent guère, mais après la lecture de ce roman original, drôle, aussi documenté que subjectif, j’avoue que je n’ai qu’une envie : me précipiter en Ardèche. En attendant, suivons le guide !

**Un bouleversement**

On reprend : la grotte Chauvet a été découverte en décembre 1994 par trois spéléologues. Longue de 500 mètres, elle comporte plusieurs salles ornées de peintures et de gravures préhistoriques d’animaux, de mains et de créatures mi-humaines mi-animales. 36 000 ans avant le présent, elle est occupée par les Aurignaciens, puis 2500 ans plus tard, les Gravettiens y ont à leur tour laissé leurs traces. Après un éboulement, l’ouverture a été bouchée pendant 20 000 ans, jusqu’à ce que nos trois explorateurs français s’y faufilent. On y trouve des techniques de peinture (ocre, charbon, estompe, perspective) et de gravure révolutionnaires, partant une pensée et des croyances qui bouleversent les idées sur l’art préhistorique.

**La « chauvite », un virus contagieux**

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Bonjour tristesse
Neuf 18,00
Neuf à prix réduit 18,00
10 juin 2018

Un charmant petit monstre

Cécile, une adolescente de 17 ans, retrouve son père pour les vacances de juillet sur la Côte d’Azur, Raymond, un jeune quinquagénaire argenté, qui occupe ses journées au repos après des nuits passées à boire et à perdre au casino. Pour l’aider, Elsa Mackenbourg sa jeune maîtresse l’accompagne. La mère est absente, décédée depuis une quinzaine d’années. Installé dans une magnifique villa à l’architecture moderne, la relative quiétude de ce trio frivole est troublée par la venue d’Anne, une ancienne amie de la famille, invitée par Raymond. D’abord sur la défensive face aux deux jeunes femmes, Anne évince Elsa l’écervelée, avant de repousser Cécile dans son rôle de gamine. Lorsqu’elle répond par l’affirmative à la demande en mariage de Raymond, Cécile, animée par son œdipe et l’ennui, reprend la main. Elle écrit un roman dans lequel est mis en scène son entourage.

 

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Fugitive parce que reine
10 juin 2018

**[Fugitive parce que reine " est le coup de coeur de o n l a l u et de la librairie Tome 7 dans le](http://www.onlalu.com/2018/01/22/quoi-lire-numero-16-31772)[ q u o i l i r e ? numéro 16 > ici](http://www.onlalu.com/2018/01/22/quoi-lire-numero-16-31772)[
](http://www.onlalu.com/2018/01/22/quoi-lire-numero-16-31772)[et de la librairie Tonnet à Pau dans le numéro 33](http://www.onlalu.com/2018/06/05/quoi-lire-numero-33-34584) [> Ici](http://www.onlalu.com/2018/06/05/quoi-lire-numero-33-34584)**

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19,50
3 juin 2018

Frère de...

C'est en Bordelais curieux que Patrick Rödel s'est penché sur Raymond Mauriac. Ne croyez pas qu'il s'agisse d'une coquille. Nous ne parlons pas de François, le prix Nobel de littérature, mais bien de son frère ainé, Raymond, qui fit une carrière d'avoué auprès de la Cour de Bordeaux. A priori, rien que de très banal dans le destin de ce fils de famille bordelais qui va reprendre l'étude d'un oncle et gérer les affaires de la famille. Sauf que Raymond écrit. Il publie même en 1934, à 54 ans, son premier roman " Individu ", qui recevra le Prix du premier roman, suivi deux ans plus tard par " Amour de l'amour ". Et puis plus rien.
Patrick Rödel mène l'enquête sur deux fronts. D'abord celui de la création littéraire pure. Il devient Raymond. Il est cet avoué qui rêve d'écriture et qui partage sa vie avec les personnages qu'il invente pour échapper à un quotidien qui l'ennuie.
Mais il est aussi Raymond, le frère de l'autre, pour reprendre le titre de cette biographie à équidistance entre imaginaire et réalité. Et l'on découvre qu'être le frère de François Mauriac, quand on veut être écrivain, se révèle impossible. Avec une grande acuité et une grande finesse, Patrick Rödel montre comment la figure de François, qui ne sera jamais proche ce frère-ci, lui porte ombrage. D'abord Raymond l'écrivain n'a pas le droit de s'appeler Mauriac. Son frère lui enjoint de prendre un pseudonyme et il signera ces romans sous le nom de Raymond Housilane, du nom d'une métairie de la famille. Mais évidemment dans le milieu cela se sait, au point que Raymond, gagné par l'amertume au fil du temps, ne saura jamais s'il est édité pour faire plaisir à son frère et si c'est également à lui qu'il doit son prix du premier roman. François le grand homme qui ne parle jamais de son frère écrira de lui, après sa mort, que " le roman l'avait tenté lui aussi. " " Tenté " , mot ambigu entre tentative et tentation, ébauche ou pêché, qui dit entre les lignes comment François perçut l'œuvre de son frère.
On s'interroge souvent sur la difficulté à être " le fils de ". Patrick Rödel met ici à jour la difficulté à être " Le frère de ". Ce lien fraternel si fort qui voit la rivalité triompher quand l'affection fait défaut. En fait, et c'est terrible de l'écrire pour Raymond Mauriac, mais sa vie, entre pesanteur bourgeoise, désirs contrariés et fidélité aux valeurs de la famille, ressemble terriblement à un roman de son frère. Et c'est tout l'intérêt de ce livre original et très documenté de nous faire passer derrière le miroir des Mauriac.

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