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Islanova

Camut Jerome

Fleuve éditions

22,90
15 octobre 2017

L'amour et la révolte

**en partenariat avec Fleuve Editions, 12-21 Editions et Bookeen**

La journée débute très très mal pour Julian Stark. Alors que le feu qui vient de détruire la forêt menace sa maison, il se précipite chez lui pour sauver ce qu’il peut. Mais il ne s’attendait pas à tomber sur sa fille, Charlie, seize ans, qui devrait être à l’école. Charlie est dans sa chambre, mais pas seule. Julian la découvre au lit avec un jeune garçon, Leny. Surprenant mais pas dramatique penserez-vous ? Peut-être, mais le Leny en question est son beau-fils, le fils de sa deuxième femme. Ces deux-là ont été élevés comme des frères et sœurs.
La colère s’empare alors de Julian qui devient fou furieux. Charlie, persuadée que son père va les séparer (elle n’a pas tort), convainc son amoureux de fuguer pour rejoindre la ZAD (zone à défendre), une sorte d’enclave de résistance située sur l’île d’Oléron qui s’oppose à ce que la nature soit détruite par des promoteurs immobiliers sans scrupules. La ZAD a ses règles et ses lois. On y croise des personnes portées par leur idéal mais aussi d’autres, ambiguës, voire criminelles qui utilisent la cause pour se livrer à toutes sortes de violences. Et voilà que nos deux tourtereaux qui ont réussi à s’infiltrer dans la zone, se retrouvent embarqués dans la tourmente et au cœur de ces combats dont on ne vous dira. . . rien ! Suspense oblige.
Se situant entre roman traditionnel et polar, ce livre atypique, pose toutes sortes de questions, politiques, économiques, écologiques et bien évidemment sociétales tant et si bien que le lecteur devient à son insu, - et c’est l’une des réussites de cet ouvrage - partie prenante de ce récit au rythme haletant.

[Lire notre interview de Jérôme Camut et Nathalie Hug](http://www.onlalu.com/2017/10/10/interview-de-jerome-canut-et-nathalie-hug-29728)

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LA SOURIS QUI VOULAIT FAIRE UNE OMELETTE

Cali Davide/Strady S

Hélium

Neuf 15,90
Neuf à prix réduit 15,90
11 octobre 2017

Pas d'omelette sans casser des œufs

Nombre d’écrivains ont recours au suspens : il permet de jouer avec le lecteur, d’attiser sa curiosité, de le tenir en haleine. Mais ce procédé n’existe pas seulement en littérature adulte : dans « La souris qui voulait faire une omelette », Davide Cali parvient à garder l’attention de l’enfant intacte jusqu’à la dernière page...

D’emblée, cet album attire par son titre étonnant : quoi de plus amusant qu’une petite souris qui désire cuisiner une omelette en pleine forêt. Mais qu’importe, puisque l’on ne s’arrêtera pas sur le caractère fantasque de son envie ; afin de satisfaire son ambition, l’héroïne cherche plutôt un œuf auprès de ses amis.

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Cette chose étrange en moi
Neuf 25,00
Neuf à prix réduit 25,00
11 octobre 2017

Un Nobel à Istanbul

Dans ce roman ambitieux, Orhan Pamuk raconte une histoire d’Istanbul sur cinquante ans, à travers la vie d’un modeste vendeur ambulant, et pose un regard critique et engagé sur la société de son pays, dans ce qui tient à la fois du conte oriental et du roman picaresque.

**Un candide optimiste**

Le livre relate « la vie, les aventures et les rêves » de Mevlut Karatas, originaire d’Anatolie, qui rejoint Istanbul en 1969 afin d’y poursuivre sa scolarité et d’aider son père à la vente de boza, boisson fermentée traditionnelle. La grande affaire de notre héros, c’est la passion amoureuse sur laquelle il bâtit sa vie, en dépit d’un quiproquo initial ; parallèlement, on le suit au fil de ses associations hasardeuses, de ses démêlés avec la corruption, dont il finit toujours par se tirer d’affaire.

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La vallée du diable

Pastor, Anthony

Casterman

20,00
11 octobre 2017

Après la Grande guerre

Seconde partie du Sentier des reines, paru il y a maintenant deux ans, avec la Vallée du diable, Anthony Pastor reprend le fil de son récit pour nous conduire en Nouvelle-Calédonie.

Le Sentier des reines débute dans les Alpes françaises en 1920. Florentin, le narrateur, est un jeune orphelin dont les parents ont été emportés lors d’une avalanche, avec les Dupraz, père et fils. Les veuves Dupraz, Blanca et Pauline, vite rejointes par Félix Arpin, copain de tranchée de François Dupraz, forment le reste du quatuor.
Dans cette première partie, Blanca joue le rôle de leader. Elle décide de quitter la Savoie et ses traditions, la tenue surmontée d’une coiffe « frontière » savoyarde qui les stigmatise autant qu’elle les embarrasse. Pauline incarne un personnage plus jeune, soumis à l’habitude, tandis que Florentin fait office de voix off, n’intervenant qu’en ultime recours. Félix Arpin a fréquenté la tranchée avec Dupraz père. Un larcin commis avant la fin du conflit, le vol d’une montre de valeur, justifie sa présence auprès du trio, et surtout la poursuite à laquelle il se livre durant cent vingt pages. De la Haute Tarentaise, le groupe descend à pied en hiver jusqu’à Mâcon, prend le train pour Laroche, rejoint Paris par voie d’eau pour retrouver Rouen et la fin de l’aventure. Pastor décrit la fuite en avant de ses héroïnes comme une émancipation de leurs conditions d’alors. L’utilisation des modes de transport modernes que sont la voiture et le train fait état du changement de société et de la nouvelle place occupée par la femme après la Première Guerre mondiale.

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Les règles d'usage
8,80
11 octobre 2017

Sensible, émouvant et salutaire

 Ecrit et publié aux Etats-Unis deux ans avant le « Extrêmement fort et incroyablement près » de Jonathan Safran Foer (« Extremely loud and incredibly close» ), le roman de Joyce Maynard s'attache à décrire le processus de deuil d'une adolescente après les attentats du 11 septembre. Chez Foer, le jeune Oskar Schell nous invitait à une merveilleuse et bouleversante promenade dans New-York, enquêtant sur la disparition de son père. Chez Joyce Maynard, il y a plus d'attention portée aux sentiments, complexes, de son héroïne de treize ans, Wendy, et à sa fuite en avant. Délaissant son beau-père et son petit frère pour trouver refuge auprès d'un père biologique qui s'était plutôt fait remarquer par son absence jusqu’alors, l'adolescente tente d’avancer, sans les repères et « règles d'usage » que sa mère mettait en place pour elle, dans un foyer en recomposition.

**Une ode à la vie hippie**

Lors de sa parution outre-Atlantique, il a parfois été reproché à l'auteure de surfer sur la vague de ce drame national.

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