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François-Régis SIRJACQ (Libraire)

Nickel Boys, Roman

Roman

Albin Michel

19,90
28 août 2020

Nickel Boys

Orphelin noir dans l’Amérique des années 1960, ELWOOD CURTIS vit chez sa grand-mère à TALLAHASSE en Floride. Alors qu’il rêve d’entrer à l’université, il se retrouve, suite à une erreur judiciaire, à la Nickel Academy une maison de correction qui inflige des traitements inhumains à ses pensionnaires. En 2012 des fouilles révèlent des cadavres d’enfants enterrés dans des tombes anonymes et des rescapés témoignent. Continuant à s’inspirer de faits réels, l’auteur dénonce l’inguérissable blessure raciale de l’Amérique.

Âme brisée
4 juin 2020

Un roman doux et douloureux à la fois

Tokyo, nous sommes en 1938 en plein conflit sino-japonais. 3 étudiants chinois se réunissent régulièrement autour de YU, professeur d’anglais, violoniste et compositeur à ses heures, père de REI, pour assouvir leur passion commune, la musique classique. Lors d’une répétition, des soldats interrompent celle-ci, s’emparent du violon, le cassent et embarquent le quatuor sous l’accusation de complot contre le pays. Rei, caché dans une armoire assiste à la scène. Il sera adopté par un couple de français, deviendra luthier, rencontrera Hélène, et finira par se décider à restaurer le violon paternel. Un roman doux et douloureux à la fois

Rivage de la colère
4 juin 2020

Un roman fort, qui frappe comme un documentaire

En préambule, il est important de signaler que ce nouveau livre de l’auteur est le roman d’une histoire vraie, celle des Chagossiens, peuple chassé de son archipel, Diego Garcia, située pas loin de l’île Maurice. Caroline Laurent a beaucoup entendu parler, par sa mère mauricienne, de ces Chagossiens, chassés de force en 1968 ver l’île Maurice, pour faire place à une base navale américaine. Ce roman, c’est l’histoire de Marie la douceur, chagossienne simple, fière de son archipel et de son peuple, fière de son amour improbable avec Gabriel, mauricien venu sur l’île pour seconder le gouverneur. A travers cette histoire d’amour, on découvre un paradis perdu dans l’océan avec sa culture, son histoire, sa cuisine ses rites ses joies et ses peines.
Un roman fort, qui frappe comme un documentaire, rendant une part de lumière à une population victime de l’ombre.

3, L'amie prodigieuse, Celle qui fuit et celle qui reste

Celle qui fuit et celle qui reste

3

Gallimard

Neuf 23,00
Occasion 4,00
30 janvier 2017

On avait laissé Lina et Elena dans leurs nouvelles vies, l’une ayant choisi de quitter son mari, l’autre de se lancer dans des études supérieures. Dans cette 3° partie, on les retrouve dans l’Italie sombre des années 60-70, où la violence est toujours présente. Elena continue de fuir Naples pour fréquenter le milieu intellectuel de Florence : Lila elle, à sa façon est une femme libérée assurant totalement sa vie d’ouvrière, quoique… mais dans ce 3° volume c’est aussi le cadre du mouvement des étudiants, des revendications sociales, de l’émancipation féminine. Elena se mariera avec Pietro, Lilla s’implique dans des cours d’informatique, puis informatisera avec Enzo une société de Solare, le chef de la camorra du quartier. Ce 3° tome est dans la digne lignée des 2 précédents, passionnant autour du destin de ces 2 amies aux trajectoires divergentes. Vivement le dernier volet.

La société du mystère, roman
30 janvier 2017

Un narrateur qui pourrait très bien être Dominique Fernandez lui-même, découvre par hasard un livre introuvable, les mémoires du peintre florentin BRONZINO. La lecture en est édifiante ; éduqué dans son enfance par le maître PONTORMO, ce peintre florentin se retrouve guidé entre autre par CELLINI, artiste au combien génial mais un peu fou. BRONZINO deviendra le peintre officiel des Médicis. Tout le talent de D Fernandez se trouve là, dans la description d’une époque violente : on découvre que les Médicis et les dogmes catholiques imposaient à leur protégé un carcan. Nous rentrons dans la société du mystère, celle qui ne tient plus compte de la censure, celle qui met la transgression à son plus haut niveau : nous découvrons l’envers de la Renaissance à Florence, telle que le vernis officiel nous en a légué l’histoire.
Dans la lignée de ses romans précédents (Porporino, dans les mains de l’ange) D Fernandez nous entraîne dans un roman de et sur l’Italie de et sur la peinture.