www.leslibraires.fr

Anthony C.

Éditions Gallmeister

10,50
Conseillé par (Les Passeurs de mots)
28 mars 2024

Connaissez-vous Lew Archer ?

Ce détective créé en 1949 par Ross Mac Donald, dont les aventures, actuellement rééditées par Gallmeister ne comptent pas moins de 18 romans, pourrait aisément prétendre au titre de détective le plus humain de l'âge d'or du roman noir. La raison : un flegme plus ironique que cynique, un sens de la psychologie aigu et une réelle volonté d'éviter toute violence.

Son champ d'action est le milieu aisé de la côte est américaine, et ses aventures se déploient au cours de plusieurs décennies.

Dernière réédition et retraduction en date, "Argent Noir" le voit appeler pour enquêter sur un mystérieux individu fraichement débarqué dans une petite ville. Il n'y a alors pas de crime, si ce n'est celui d'avoir séduit la jeune première de cette petite communauté.

A ses côtés, le lecteur visite le tennis-club, fréquente ses membres, leurs conjoints, le médecin, mais également le milieu universitaire local... A l'image du mystère qui se développe au rythme de l'intrique, la lecture est feutrée, plaisante, souvent maligne et toujours agréable.

Bref, il n'est pas interdit de penser à une version antérieure d'un bon vieil épisode de Columbo, et suite à cette lecture, l'envie de lire un autre roman de la série est réelle.

10,40
Conseillé par (Les Passeurs de mots)
20 mars 2024

Soirée Pop-Corn !!!!!!

Si vous aimez quand ça va vite, quand il y a de l'action, des fusillades, des courses-poursuites et des cliffhanger... N'hésitez pas !

Avec son rythme débridé, son humour narquois et ses retournements de situation vertigineux, ce roman ferait rougir les films Mission Impossible de Tom Cruise si l'on pouvait lire 24 pages/seconde.

Bref, plus qu'un plaisir coupable, l'Agent Seventeen se révèle être le candidat idéal au prix du roman pop-corn 2024 !

Conseillé par (Les Passeurs de mots)
20 mars 2024

Un roman qui pourrait être de la fantasy mais n'en est pas, qui pourrait être un récit médiéval mais n'en est pas, un roman qui quoi qu'il débute par un meurtre, n'est pas non plus un roman policier.
Alors, qu'est-ce que "Le Gardien Sans Sommeil" ? Un voyage. Un voyage dans un lieu et une époque indéterminée, dans un monde qui semble être le même que le nôtre mais dans lequel un village entier hiberne lorsque l'hiver s'annonce.

Avec ce premier roman, Guillaume Huon nous propose un roman hybride, à l'écriture poétique et sensible qui pose des points d'interrogation dans la tête de ses lecteurs.trices quand au fonctionnement de ce monde, mais qui sonde également les thèmes de la paternité, de l'enfance et du respect des règles en société.

Un premier roman pour qui aime les belles découvertes...

Paul Auster

Actes Sud

21,80
Conseillé par (Les Passeurs de mots)
20 mars 2024

A 70 ans, et suite à un enchainement d'évènements ayant entrainé la chute d'une casserole, Sy Baumgartner fait le point sur sa vie. La perte de son épouse, 10 ans auparavant, mais également leur rencontre, sa jeunesse et son histoire familiale.

Pour son dernier roman, Paul Auster signe un roman qui varie les tons, qui enchâsse les histoires, qui questionne l'identité et les hasards. On a beau connaitre la patte de l'auteur, ce roman plus simple d'accès que bon nombre d'autres dans son œuvre nous embarque, nous transmet son humeur, nous transmet ses humeurs. On a l'impression d'être Baumgartner, dans les rues de sa ville, dans les pièces de sa maison, sans ses souvenirs, dans sa tête.

200 pages riches en émotions variés pour un roman particulièrement touchant qui constitue une généreuse clé d'entrée dans l'œuvre de Paul Auster.

23,90
Conseillé par (Les Passeurs de mots)
15 mars 2024

"On est tous à bord du même train"

L'Empire Builder est le train qui relie Seattle à Chicago, soit une distance de plus de 2000 miles et un voyage de 47h... Alors quand vous mettez dans ce train : une hackeuse, la famille d'un major, un directeur de banque, un couple parfait, un journaliste et quelques autres, il est fort possible que la traversée ne se passe pas comme initialement prévue.

Et quand c'est la plume de James Grady qui dirige l'histoire, l'homme qui a créé "Les 6 Jours du Condor", il est permis de se dire que l'intrigue ne va pas se dévoiler d'emblée.

Avec "Le Dernier Grand Train d'Amérique", James Grady signe un roman mené tambour battant qui commence comme une intrigue hitchcockienne, : le train, les inconnus aux motivations troubles, le huis clos et qui mute en permanence jusqu'à sa dernière page.

Le récit, sous une apparence légère, n'empêche pas l'auteur de regarder son pays via la voiture panoramique et de pointer par quelques répliques bien senties ses errements et ses contradictions.

Bref, 400 pages hautement recommandables qu'on ne voit pas passer !