Librairie coiffard

Huit leçons sur l'Afrique, couverture bleue
19,00
par (Librairie Coiffard)
28 mai 2020

Conseillé par stéphanie

En 2016, Alain Mabanckou est invité par le Collège de France et Antoine Compagnon à occuper la chaire de création artistique. Ce livre réunit les huit leçons données entre mars et mai au sein du Collège ainsi qu'un avant-propos, une lettre ouverte au président de la République au sujet de la francophonie et une allocution prononcée à Reims devant le Monument aux morts de l'Armée noire. En refermant cet ouvrage, on se sent plus riche de mille réflexions, d'envie de découvrir des auteurs africains ou de les relire. Avec enthousiasme et pédagogie, Alain Mabanckou offre "une invitation au dialogue en vue d'une relecture apaisée et courtoise de notre passé commun". A travers différents thèmes littéraires, historiques, politiques ; de la colonisation, des indépendances, de l'actualité, du cinéma, du mouvement de la Négritude, Mabanckou présente, construit, déconstruit, s'interroge et nous entraîne naturellement dans le fil de sa pensée. C'est tout simplement passionnant!

Kibogo est monté au ciel
par (Librairie Coiffard)
28 mai 2020

Conseillé par Stéphanie

Récompensée par le Prix Renaudot pour "Notre-Dame du Nil", le lecteur est désormais plus attentif aux publications de la talentueuse franco-rwandaise Scholastique Mukasonga. Pourquoi? Parce qu'elle est une voix que l'on souhaite écouter comme les enfants écoutent la voix de leur mère à la veillée raconter les histoires des ancêtres. Et dans ce Rwanda colonisé et évangélisé, sujet aux sécheresses répétées, des histoires il y en a des milliers, qui mêlent les croyances animistes et le Yézu des missionnaires. A la fois conte et satire, "Kibogo est monté au ciel" est un livre lumineux, envoûtant.

Noire précieuse / roman

Djoulaït, Asya

Gallimard

16,50
par (Librairie Coiffard)
28 mai 2020

Conseillé par Stéphanie

"(...) Depuis sa naissance, Céleste était nimbée d'amour et de lumière. Elle avait pris forme dans la chaleur d'une mère que tout le quartier appelait la "femme-feu". Mais ce soir le baiser est vicié et les mots sont souillés. Quelques jours auparavant, Céleste avait posé la question qui l'avait arrachée à l'enfance (...)" Cette découverte qui l'arrache à l'enfance c'est le fait de découvrir que sa mère Oumou, une ivoirienne pétillante et courageuse, utilise et vend dans sa boutique du tchoko, un produit qui éclaircit la peau mais la brûle aussi. Céleste et Oumou sont au centre de ce premier roman qui vous entraîne immédiatement dans son sillage. Peut-être grâce au bouillonnement de ces XVIIème et XVIIIème arrondissement et à cette langue qui traverse le texte, mélange de français, d'ivoirien et de nouchi.
Céleste est brillante et travailleuse, faute d'être jolie. Sa réussite scolaire va l'amener à fréquenter une autre classe sociale et se poser des questions sur son identité.
Asya Djoulaït est vraiment talentueuse et ses personnages particulièrement attachants et intéressants. Une très belle découverte!

Heineken en Afrique / une multinationale décomplexée

Beemen, Michel Olivier van

Rue de l'échiquier

10,00
par (Librairie Coiffard)
28 mai 2020

Conseillé par Quentin

"Heineken en Afrique" est le fruit d'une enquête choc de plus de 5 ans à travers 12 pays sur les pratiques de la multinationale néerlandaise créée en 1873.
Dès le début de son implantation en Afrique, la compagnie a racheté des brasseries les unes après les autres, tout en soutenant les pires travers des dictateurs africains. Soutien des génocidaires rwandais qui consommaient énormément de bières pour "oublier" ou pour "se donner du courage". Soutien au dictateur tunisien Ben Ali en échange d'argent. La compagnie a, pendant longtemps, fermé les yeux sur les viols répétitifs que ces hôtesses africaines ont dû subir. etc.

Avec une écriture simple mais incisive, Olivier Van Beeman nous plonge dans l'enfer de la bière en Afrique.

FRERE D'AME

Diop David

Points

6,00
par (Librairie Coiffard)
28 mai 2020

conseillé par l'équipe

On oublie souvent que la première Guerre Mondiale a traîné de nombreux jeunes hommes africains hors de leurs villages natals pour les abandonner dans les tranchées exigües et boueuses des champs de batailles. Parmi ces hommes qui servaient sous le drapeau français, nombreux étaient ceux qu'on appelait les tirailleurs sénégalais. Féroces soldats, ceux-là étaient envoyés au front comme de la chair à canon. C'est l'histoire de deux d'entre eux, deux amis d'enfance : Alfa Ndiaye et Mademba Diop. Quand son "frère d'âme" tombe, Alfa devient fou et revit sans cesse la mort de son ami, au point de devenir une impitoyable machine de guerre. Entraîné par une langue presque scandée au son du tam-tam, le lecteur plonge dans la psyché de ce soldat traumatisé par la Grande Guerre. Un livre qui prend aux tripes.