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Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La disparition de Josef Mengele, Prix Renaudot 2017
Neuf 18,50
Neuf à prix réduit 18,50
30 novembre 2017

fuite

Nous connaissons tous ce triste patronyme et les crimes imputés à la personne.

Dans ce roman-vrai, l’auteur décrit la cavale après-guerre du médecin d’Auschwitz qui croit encore au retour de l’Ordre Nouveau.

Nous découvrons un homme qui vit dans le passé et la grandeur perdue du Reich. Un homme en fuite qui ne se mêle pas à n’importe qui malgré tout, il en va de son standing.

Un homme que sa famille aide financièrement jusqu’au bout, étant incapable de subvenir à ses propres besoins.

Un homme qui a besoin de s’épancher mais qui ne supporte pas la contradiction.

Un homme qui a toujours obéi à son père qui l’oblige à se marier à la veuve de son frère.

Un homme qui a fini sa vie dans la peur comme les milliers de Juifs qu’il a « sauvé d’un travail harassant ».

Un homme a qui sera refusé toute sépulture, son squelette servant même aux étudiants en médecine du Brésil.

Un récit mené tambour battant qui décrit une vie de solitude.

L’image que je retiendrai :

Celle des incessants aller-retour de Sedlmeier entre l’Europe et l’Amérique du Sud au secours de Josef.

Une citation-mantra de Josef :

« N’est perdu que celui qui s’abandonne lui-même » .

http://alexmotamots.fr/la-disparition-de-josef-mengele-olivier-guez/

Trois saisons d'orage
30 novembre 2017

amour, famille

De cette auteure Le cœur du pélican m’était tombé des mains. Devant les avis enthousiastes sur ce dernier roman, je décide de redonner une chance à l’écrivaine.

Ca commence plutôt bien : des personnages bien campés, décrit longuement. Un village très vivant dont on suit l’épanouissement. Les personnages de milieux différents évoluent dans ce décor paradisiaque que ceux de la ville ne connaissent pas.

Et puis l’auteure a commencé à m’agacer avec ses fourmis blanches, comprenez les travailleurs des carrières de pierres. La langue française est assez riche pour les appeler autrement, non ?

Et je me suis rendue compte que Cécile Coulon ne cessait d’enfoncer le clou pour les mêmes descriptions et détails, à tel point que le récit n’avance pas. Qui plus est, j’ai trouvé son approche du monde paysan des années 1970 digne du début du 20e siècle : pas d’évolution. Or, je suis une petite fille de paysans née dans ces années là, et je peux vous dire qu’il y en a eu, du changement.

J’ai fini ce récit qui patine en avance rapide, levant les yeux à chaque répétition de descriptions, toujours les mêmes qu’en début de roman. Mme Coulon a-t-elle peur que l’on ne comprenne pas là où elle veut en venir ?

À trop enfoncer le clou, j’ai abandonné la planche.

http://alexmotamots.fr/trois-saisons-dorage-cecile-coulon/

L’image que je retiendrai :

Celle de Valère fils de paysans, et de Bérangère fille de médecin qui s’aiment depuis l’enfance. Même le thème est remâché.

Les Buveurs de lumière

Anne-Marie Métailié

Neuf 20,00
Neuf à prix réduit 20,00
30 novembre 2017

fin du monde, hiver, transgenre

Oui, ce roman raconte la fin de notre monde par l’Hiver. Il fait froid, dans ces pages. D’abord tout doucement, la neige qui tombe en douceur, les provisions que l’on fait en attendant le printemps. Puis il faut dégager les routes et prévoir des abris de secours pour les moins prévenants. L’électricité fonctionne encore et on peut se rendre à l’hôpital. Et l’iceberg qui s’approche dangereusement des côtes d’Écosse.

Puis le froid s’installe vraiment, et certains hommes choisissent de mourir dehors.

Enfin le gel arrive, et sa vague ravage tout. J’ai aimé, en relevant le nez de ma lecture, m’apercevoir que la maison n’était pas sous la neige : l’auteure sait nous imprégner de l’Hiver.

Comment lutter contre le froid : Dylan choisit la méthode de sa grand-mère et fabrique du gin chez lui avec des ingrédients folkloriques.

Et puis il y a Stella, né Cael, mais qui se sent si fille qu’il décide de changer de sexe, ce qui ne va pas sans quelques complications au collège. Et comment faire pour qu’elle ne mue pas et que sa pilosité ne se développe pas ?

J’ai aimé la mère de Stella qui répare des vieux meubles trouvés à la déchetterie et qui accepte les changements de sa fille, elle qui ne s’est jamais mariée et vit dans une caravane.

J’ai été moins sensible au secret de famille que Dylan tente de percer, mais j’ai adoré qu’il mette les cendres de sa mère et sa grand-mère dans un pot de glace faute de place dans sa valise.

Un style avec quelques maladresses (ou d’erreurs de traductions ou d’impression), mais tellement évocateur.

Une lecture qui m’a poursuivi longtemps.

L’image que je retiendrai :

Celle de la légende des Buveurs de lumière et des trois soleils visibles par effet de réverbération.

Une citation :

« Ces morts égoïstes qui se tirent comme ça en nous laissant avec des semi-vérités, des questions, des relations aléatoires, des faillites et des dettes, des cœurs fragiles, des gènes douteux, des habitudes idiotes et des codes ADN prédisposant à certaines maladies.»

http://alexmotamots.fr/les-buveurs-de-lumiere-jenni-fagan/

Underground railroad
Neuf 22,90
Neuf à prix réduit 22,90
25 novembre 2017

esclavage, Etats-Unis

Que dire de ce roman qui n’ai déjà été dit : que c’est un roman sur le chemin de fer souterrain qui a permis à certains esclaves de s’enfuir des plantations du Sud des Etats-Unis ; que nous suivons Cora qui suit cette route malgré ses dangers ; que le méchant blanc à sa poursuite est vraiment méchant ; que le chemin de fer creusé n’est qu’une invention.
Pourquoi, d’ailleurs, imaginer une ligne ferroviaire souterraine qui n’a jamais existée ? Pour nous rappeler, sans doute, comme le fait un des personnages, que tout ce qui a été construit aux Etats-Unis, l’a été grâce à la sueur des noirs (et accessoirement des immigrés asiatiques en ce qui concerne le chemin de fer à l’air libre).
Je me suis attachée au personnage de Cora, même si elle manque un peu de relief.
J’ai apprécié les discours sur la servitude qui tient aux corps des esclaves trop longtemps suppliciés.
Malgré tout, cela reste un roman facile à lire, plein de rebondissements et de personnages prédéfinis.
Il aura eu le mérite de faire découvrir ce fameux chemin de fer et la longue marche vers la liberté du peuple noir américain.


L’image que je retiendrai :

Celle de Cora contemplant à l’envie les boutiques de la ville de Caroline du Nord où elle travaille, comme grisée par la société de consommation qui s’offre à elle.

http://alexmotamots.fr/underground-railroad-colson-whitehead/

Le chat qui venait du ciel
Neuf 6,10
Occasion 2,93
25 novembre 2017

chat, deuil

Il y a deux deuils dans ce roman : celui du narrateur et de sa femme pour le chat des voisins ; celui de l’abandon de leur maison lors de leur déménagement.
J’ai eu un peu de mal avec le style âpre de l’auteur qui, au détour d’un paragraphe, parle de tout autre chose.
Et puis j’ai réussi à me laisser prendre par la narration et par la délicatesse des sentiments décrits par le narrateur.
Comme dans tout roman japonais, la nature est omniprésente, même en pleine banlieue urbaine.
J’ai littéralement ressenti l’attachement de ce couple au chat de leur voisin et leur tristesse de devoir quitter leur appartement et la maison de leur propriétaire adjacente.
Un très beau texte qui m’a été suggéré par Yueyin et Syl.


L’image que je retiendrai :

Celle de la balle confectionnée spécialement pour le chat qui adore jouer avec.

http://alexmotamots.fr/le-chat-qui-venait-du-ciel-hiraide-takashi/