Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Martin Pascal

Jigal

17,50
11 octobre 2017

Lorraine, policier

La Reine Noire, c’est la tour qui domine la ville de Chanterelle au si joli nom. Mais la Reine est morte : l’usine de sucre à ses pieds ne produit plus rien. Deux de ses anciens enfants débarquent un jour, chamboulant l’équilibre précaire de la communauté.
J’ai aimé les personnages secondaires de ce roman, tous haut en couleur sans être caricaturaux. J’ai découvert les oreilles indiscrètes et les lettres de délation toujours en vigueur dans le bourg. J’ai aimé que le méchant ne soit pas celui que tout le monde désigne. J’ai aimé qu’il offre à la fille du bar l’envie de partir. J’ai passé un très bel après-midi de lecture sous le regard de cette cheminée vestige d’un autre temps.

L’image que je retiendrai : Celle des femmes de Chanterelle ayant pour la plupart tendance à devenir folle et à finir leur vie en HP.

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Dompteur d'anges
20,00
11 octobre 2017

thriller

J’aime toujours autant cette auteure française qui toujours situe l’action de ses polars aux Etats-Unis. Cette fois-ci, il s’agit de la vengeance d’un gars au départ comme les autres, mais que ses années de prison ont rendu vindicatif. Le style est sans fioritures, et j’ai aimé me laisser porter par la narration qui va à l’essentiel. Un très bon moment de lecture, mais une fin en happy end qui m’a fait râler : j’attendais moins de bons sentiments après un polar noir.

L’image que je retiendrai : Le clin d’oeil à Nicolas Lebel et Olivier Norek en début de roman.

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Les délices de Tokyo

Durian Sukegawa

Albin Michel

17,50
11 octobre 2017

Japon, lèpre

Qu'elles ont l’air délicieuses, ces pâtisseries concoctées par Tokue dans l’échoppe de Sentarô : pour la confection des dorayaki, le secret réside dans la préparation de la pâte de haricots. Et Tokue sait l’écouter murmurer, elle qui a tant souffert dans sa chaire. C’est ce que va découvrir Sentarô à cause d’une propriétaire malveillante. Aidé de Wakana, une jeune fille en marge, ils se prennent d’amitié pour la vieille dame et découvrent son terrible secret et la condition des lépreux au Japon. Un roman pas si doux qu’il n’y parait. Une omniprésence des cerisiers à travers les saisons.

L’image que je retiendrai : Celle de la vieille dame, Tokue, apprenant à Sentarô à écouter.

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Le dernier violon de Menuhin
6 octobre 2017

prodige, violon

Rodolphe Meyer est un prodige du violon. Depuis ses 5 ans, son père le pousse à jouer de cet instrument avec lequel il excelle.
Le récit commence au moment du décès de la grand-mère de Rodolphe. Il hérite de son exploitation dans l’Aveyron et s’y rend pour son inhumation. Une tempête de neige l’oblige à passer la nuit dans la maison, puis sa voiture qui ne démarre plus à cause de fils coupés. C’est Victor, l’Enfant sauvage, qui a saboté la voiture de Rodolphe. Qui est vraiment Victor ? Qui est l’Autre avec qui Rodolphe s’entretient ? Pourquoi le dernier violon de Yehudi Menuhin a-t-il tant d’importance pour Rodolphe ? J’ai aimé ce roman qui parle de la page sombre en chacun de nous ; de l’ingratitude d’être un prodige. Certains s’en sortent, tel Yehudi, d’autres non comme Rodolphe. J’ai aimé que l’auteur me parle de nos racines terriennes pas si loin de nous ; des légendes vivaces dans ces campagnes désertées. Comme toujours, je me suis régalé du nouveau roman de M. Xavier-Marie BONNOT.

L’image que je retiendrai : Celle du repaire sylvestre de Victor au milieu des bois.

Quelques citations : « Diriger des chanteurs avec un ego gros comme une montagne, des danseurs qui ne font que compter dans leurs têtes, des choristes qui ne sont jamais tous en mesure. » (p.102)

« Nous, les virtuoses, sommes tous des névrosés, des orphelins de l’enfance. » (p.190)

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Danser
6,60
6 octobre 2017

danse

Ils ne rêvent que de cela, les trois petits rats tout juste entrés à l’École de Danse de l’Opéra de Paris : Chine, Delphine et Sébastien. Ils ont la danse dans le corps, malgré les exercices sans fin et les muscles qui crient grâce. Tous les trois sont issus de milieux socioculturels et de régions différentes, mais tous ont réussi à intégrer cette prestigieuse école qui forme aussi des élèves étrangers. Petit à petit se noue une amitié sans rivalité autour de Delphine qui sait si bien nouer des contacts, Chine étant plus discret et Sébastien le trublion de la bande. J’ai aimé suivre ces trois enf-adolescents lors de leur première année : leurs questionnements sur leur passion de la danse, mais aussi les amitiés perdues avec ceux restés chez eux ; la découverte du corps de l’autre, leurs premiers émois et leurs premières amours. Des adolescents attachants malgré la pression sur leurs épaules.

L’image que je retiendrai : Celle des parents des trois enfants qui ne comprennent pas cette passion frénétique et cette envie incessante de danser.

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