Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Un repas en hiver
Neuf 17,00
Occasion 5,00
30 décembre 2012

guerre mondiale

Qu'il fait froid dans ce roman, un vrai livre de saison.

Le froid transperce les soldats, hésitants à fumer leur cigarette. Bizarrement, c'est le Juif qu'ils capturent qui est le mieux habiller pour affronter le temps polaire.

Même dans la maison abandonnée qu'ils trouvent, il fait froid. Qu'elle m'a parue étrange, leur hésitation à faire brûler le banc pour se réchauffer. Comme si s'asseoir par terre était au-dessus de leur force, et les auraient amener à s'asseoir au sol, comme leur prisonnier.

Des hommes ordinaires que ces soldats, dans une situation pas ordinaire. Ils ne rêvent que de vie civil, s'inquiètent pour leurs enfants.

Un roman dont l'ambiance m'a fait penser aux écrits de Philippe Claudel : le lecteur est projeté d'emblée dans une région sans nom, au coeur du maëlstrom. Des personnages qui subissent ce qui leur arrive.

Un "beau" repas, qui m'a fait penser au film "Joyeux Noël".

L'image que je retiendrai :

Celle du flocon sur le bonnet du prisonnier.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/12/17/25716082.html

Les Affligés
20,00
16 décembre 2012

amitié, guerre mondiale, Australie

De ce que je retiendrai de ce roman : l'histoire d'une très belle rencontre. Celle d'un homme revenu de la guerre de 14, gueule cassée, et en rupture avec sa famille avec une petite fille pleine de rêves et pourtant si réaliste sur sa condition.

Un duel se joue entre ces deux êtres obligés de se cacher et le "shériff" de la ville qui veut récupérer la fille.

Dans la première partie du roman, Quinn revient auprès de sa mère mourrante de la grippe espagnole, seule dans son lit, abandonnée par son mari. Mère et fils se retrouveront dans les brumes de la fièvre maternel.

Puis la seconde partie commence, Sadie poussant Quinn à se venger de la mort de sa soeur, cherchant ainsi à se proteger du shériff, par ailleurs cousin du-dit Quinn et véritable auteur du meurtre et du viol de la soeur de Quinn.

Un peu de magie, beaucoup de rêves et de rituels enfantins dans ce roman, venant contrebalancer les descriptions de la guerre.

Un titre que j'ai trouvé toutefois un peu "fort" par rapport à l'ambiance générale du roman.

L'image que je retiendrai :

Celle des gri-gris que Sadie disposent un peu partout, et qui rappellent à Quinn les portes-bonheurs de sa soeur.

Sous la glace
Neuf 23,40
Occasion 11,90
16 décembre 2012

Canada, policier

Brrrr, qu'il fait froid à Three Pine au Canada, un vrai temps de saison, la neige en plus. Mais heureusement, les canadiens sont habillés beaucoup plus chaudement que nous....

Un vrai mystère que cette CC, venue de nulle part, n'aimant qu'elle même et prête à tout pour réussir. Personne ne l'aime mais pourtant, dans le bourg, personne ne souhaite sa mort non plus. Etrange.

Etrange également, la mort de cette SDF prénommée Elle, qui donne lieu à de nombreux jeux de mots.

Tout le talent de l'inspecteur-chef Gamache est de savoir faire parler les témoins, doucement, à leur rythme et à leur heure. Patient, il délaigue à ses adjoints afin de mieux connaître les protagonistes.

Des adjoints intéressants à suivre, également, et qui conservent encore une part de mystère.

Nuls doutes que je continuerai à suivre les enquêtes de cet inspecteur-chef de la Sûreté du Québec : ça pose un homme, ça !

L'image que je retiendrai :

Celle des voitures canadiennes : de la télécommande, on peut déclencher le démarrage et le chauffage du véhicule. Trop la classe et indispensable.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/12/08/25660102.html

Grand-père
13,50
16 décembre 2012

déportation

Un album dépouillé, aux phrases simples mais qui sonnent juste, un univers créé en quelques traits de crayon noir.

Le dessin sur la page de gauche, le texte en regard.

Un jeune homme qui nait avec le siècle ; qui fuit son pays pour la France ; qui construit une famille mais qui se fait rattraper par la guerre.

La lutte dans le camp ; le froid, la faim, la nuit et la cheminée.

L'infirmerie qui le sauve, mais pas sa femme, qui ne verra pas ses enfants devenir des hommes.

Je ne connaissais pas l'oeuvre de Monsieur Rapaport. Cet album me donne envie de découvrir son univers.

L'image que je retiendrai :

Celle de la cheminée, omniprésente, et qui obsède le grand-père qui ne veut pas sortir du camp de cette façon.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/12/05/25643183.html

Laisser les cendres s'envoler
2 décembre 2012

deuil, famille

Ce livre décrit une longue déchirure entre une fille et sa mère.

La narratrice, la fille, ne tente jamais de comprendre sa mère mais nous fait part de son malheur, de sa douleur, de son chagrin. A son tour, comme sa mère avant elle, elle devient petit moineau seul sur la branche.

Même à la fin des 254 pages, on sent que la fille n'a pas totalement fait le deuil de la séparation d'avec sa mère.

En revanche, l'auteure décrit très bien son anorexie, son besoin de disparaître aux yeux du monde. Un tournant dans sa vie après avoir été comédienne, sous les feux de la rampe.

Ce roman est aussi la description d'une famille "vieille France" ou rien ne se dit jamais, rien ne s'exprime et où l'arrivée d'un trublion ne peut que plaire à la mère. Seule sa fille fait front contre l'Artiste, sachant pertinamment que personne ne la suivra.

Une explication, également, sur son choix de ne pas avoir d'enfant, choix que je trouve bien radical pour ma part.

En refermant ce "cri de douleur" je ne suis pas persuadée que l'auteure ait réussi à accepter cette séparation.

L'image que je retiendrai :

Celle du château de famille, où la narratrice vit ses plus belles années d'enfance, mais qu'elle doit quitter au départ de sa mère.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/11/28/25627759.html