Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

L'apparence de la chair
2 décembre 2012

policier

Tout commence plutôt bien : une enquête policière avec ses (grosses) ficelles.

Petit à petit, l'histoire s'installe, on découvre le passé de Sylvie, même si quelques zones restent obscures.
Puis, le récit s'emballe, s'embrouille. l'alternance rêve-réalité devient difficile à saisir, au point que chaque fois que je fermais le roman, je me demandais où j'étais...
Car l'auteur ne nous manipule pas comme l'on croit. Oui, le bandeau dit juste, la fin est bluffante.

L'image que je retiendrai :
Celle de l'immeuble désaffecté où rêve et réalité, sur ton noir, se fondent, nouant le paroxisme de l'intrigue.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/11/25/25624734.html

C'est ainsi, roman

roman

Actes Sud

23,40
2 décembre 2012

criminel, meurtre

Dans ce résumé, vous n'avez que la première partie du roman. La seconde se déroulant en prison.

C'est un roman au style abrupte : beaucoup de "il dit" - "il dit" qui m'ont agacés dès le départ. Tout est très factuel, le narrateur alias le personnage principal, raconte ce qu'il se passe et comment il le ressent.
On sent un jeune homme perdu, replié sur lui-même et ayant du mal à communiquer. Ce qui le conduira à l'acte fatal non prémédité mais prouvant tout son désaroie.
Ce qui m'a étonné, c'est qu'il rencontre Gardam qui a tué sa femme et qui, lui aussi, a l'air complètement perdu.

Ce roman est le portrait de deux hommes qui ont commis un meurtre mais qui seraient bien incapable de plaider coupable car ils ne comprennent ni n'expliquent leur geste.
Une plongée dans l'âme humaine, à l'image de "Crime et châtiment" sans le côté romancé et torturé de l'âme russe.
Au fond, l'auteure montre que l'on a tous besoin d'amour, désespérément.
Malgré mon bémol de départ, cela reste un roman intéressant.

L'image que je retiendrai (attention, spoiler) :
L'image final de Patrick et Gardam enlacés et trouvant enfin la paix.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/11/22/25592731.html

Rue des voleurs
30 novembre 2012

Espagne, jeunesse, Maroc

L'auteur semble aimé les ailleurs. Après "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" qui m'avait emmené à Constantinople au XVIe siècle, ce roman m'a projeté en plein Maghreb du XXIe siècle.

Ici, pas de Michel-Ange, mais la poésie des grands auteurs arabophones, les aventures du voyageur Ibn Batouta, et les romans de la Série Noire avec Manchette et Doa.
Un parcours des fins fonds de Tanger au bas fond de Barcelonne, l'itinéraire d'un jeune qui n'attend rien de la vie ni de l'avenir. Mais qui vit toutefois pour la littérature et l'amour.
Il va où le vent le porte, mais reste en phase avec son époque : ses espérances avec le Printemps Arabe ; ses noirceurs avec les attentats de Marrakech.
Il veut croire jusqu'au bout en son ami Bassam et en leur amitié, comme il a cru en Judit.

Et puis les femmes, omniprésentes, envoutantes, et mystérieuses.

L'image que je retiendrai :
Celle de la Rue des voleurs, la dernière adresse de Lakhdar, où cohabitent prostituées, sans papiers et pauvres.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/11/19/25565472.html

Stoner

Le Dilettante

Neuf 25,00
Occasion 19,80
30 novembre 2012

Etats-Unis, université

Le très beau roman d'une vie simple, mais belle, entièrement dédiée à la littérature.

Les premières pages sont un peu arides : la description de l'enfance de Stoner est peu attrayante. Mais, dès qu'il découvre les joies de la lecture pour le plaisir, le roman prend une autre dimension et l'histoire commence vraiment.

Évidemment, la vie de Stoner ne va pas sans son lot de déceptions, de rencontres inabouties, mais aussi de rencontre d'un amour, d'un vrai.
La publication de son livre sera l'un des grands moments de sa vie, sans toutefois parvenir à lui donner une suite.
Les petites mesquineries de l'Université sont également présentes dans le roman.

Tout ceci servie par une très belle écriture.

L'image que je retiendrai :
Celle des murs de l'Université de Columbia qui changent au fil des saisons, mais reste les mêmes, toujours là.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/11/17/25551355.html

VENDETTA

Sonatine éditions

Neuf 23,00
Occasion 1,00
30 novembre 2012

Etats-Unis, mafia

Que dire de cet excellent polar qui n'ai pas déjà été dit ?

C'était le dernier des R.J. Ellory qu'il me restait à lire, car je fais en fonction des arrivage de ma BM favorite. Et ce livre-çi était sans cesse emprunté (d'ailleurs, il est fort abîmé), je comprends pourquoi.
Pourtant, tout avait mal commencé avec cet auteur : abandon de "Seul le silence" - puis j'avais trouvé quelques longueurs aux "Anonymes" - enfin, "Les anges de New-York" était intéressant, mais sans plus.

Avec ce second opus de l'auteur, j'ai vraiment accroché. Pas tant à l'histoire policière qu'au récit de Perez qui raconte 60 ans de Mafia américaine. Un personnage qui a su se faire petit, discret et silencieux, mais qui a toujours effectué le travail demandé. Jusqu'à son coup de maître final.

Petite cheville ouvrière, il fini sur du grand art : j'adore !

L'image que je retiendrai :
Celle de la demande en mariage de Perez à sa femme sous les étoiles de New-York, soupirs.....

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/11/15/25524540.html