Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La Guerre de Stratton, un détective au coeur des ténèbres de Londres

un détective au coeur des ténèbres de Londres

Albin Michel

Neuf 24,30
Occasion 14,30
15 août 2012

Espionnage, guerre mondiale, Londres

Le roman se déroule non seulement en plein Blitz, mais également en pleine guerre d'espionnage.

1940 : l'aviation allemande bombarde Londres toutes les nuits. Les enfants sont envoyés à la campagne et la femme de Ted souhaite qu'ils reviennent chez eux. Mais l'inspecteur ne cède pas, persuadé qu'ils sont mieux loin de la capitale. De plus, l'auteur décrit dans ce roman les abris de fortune où toute la population se réfugie pendant les attaques, ainsi que les immeubles dévastés et l'organisation de "la défense passive". De très belles pages sur cette période douloureuse qu'a connu Londres.

Il est également question de la condition féminine : si la femme de l'inspecteur est une femme au foyer modèle qui apporte à son petit mari des chaussettes sèches quand celui-ci rentre du travail les pieds mouillés tout en lui préparant une tasse de thé bien chaud (thé qui n'est pas bon,c'est la guerre !) ; Diana a, elle, contracté un mauvais mariage et travaille (mais son travail consiste aussi à servir le thé, c'est une femme, après tout...)

L'auteure décrit également très bien les différences de positions sociales entre les différents personnages : le lord à la tête d'un service d'un ministère et qui a fait ses études dans un college anglais avec d'autres enfants devenus depuis des relations - le simple inspecteur dont le quotidien est peuplé de petites frappes - la femme mal-mariée qui cache en elle une midinette prête à tomber dans les bras du premier beau-parleur venu.

Enfin, il est question d'espionnage au sein même des institutions de Sa Majesté, espionnage qui cache de biens noires raisons.... L'auteure s'étant inspirée de faits réels.

Un roman riche qui m'a entraîné au coeur de Londres et de la dernière guerre.

L'image que je retiendrai :

Celle du thé qui devient de plus en plus mauvais au fil des pages - Celle des bombardements nocturnes obligeant la population à descendre nuits après nuits dans des abris peu confortables et exigus.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/07/06/24372734.html

Les ignorants, récit d'une initiation croisée

récit d'une initiation croisée

Futuropolis

26,00
15 août 2012

bande-dessinée, vin

Voici une bande-dessinée dense, riche de tons sépia, et qui raconte deux histoires d'amour.

Celle d'un vigneron des pays de Loire, devenu tardivement producteur de vin ; celle d'un dessinateur de bande-dessinée, ce 9e art.

Si le métier d'Etienne Davodeau m'a peu touché, en revanche, l'amour de Richard pour ses pieds de vigne m'a ému.

Car le viticulteur est d'abord un amoureux et un passionné, capable de passer les 3/4 de l'année le nez dans ses ceps, les taillants, les attachants, les remplaçants parfois, leur parlant, toujours. De produit chimique, très peu, le moins possible : il jardine avec la lune, le compost naturel, une viticulture en biodynamie. Il rencontre d'autres viticulteurs, comparant leur sol, leur taux de soufre (très important, le soufre), dégustant jusqu'au bout de la nuit.

Avec cet ouvrage, j'ai découvert que le métier de vigneron se déroule d'abord et avant tout dans les vignes. La bouteille finale ne représente qu'une infime part du travail, le travail de mère-nature.

L'image que je retiendrai :

Celle de Richard, hirsute au début de l'histoire, en plein hiver ; rasé de frais dès le printemps. Comme ses vignes, il se met en hibernation et ne se rase pas quand il coupe et prépare ses ceps.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/07/04/24625206.html

Le lieutenant

Anne-Marie Métailié

20,50
15 août 2012

Aborigènes, Australie

Quel beau roman sur la découverte d'une langue aborigène, sur la découverte d'un peuple et d'une culture, sur une amitié qui perdure à travers le temps.

Certes, le "colon" anglais est montré sous ses pires travers, mais la découverte de l'autre transcende la loi britannique.

Un livre très bien documenté, même si l'action est romancée, parfois un peu trop : les descriptions de la découverte de la langue pama-nyungan sont un peu longues - y compris pour moi, ancienne étudiante en sciences du langage....

Un roman plein d'espoir, même si certains passages sont durs.

Un roman qui m'a rappelé bien des souvenirs et qui a sû me toucher personnellement.

L'image que je retiendrai :

Celle du feu que le lieutenant prépare à chaque visite des aborigène pour faire la tisane locale.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/06/29/24325111.html

L'ampleur du saccage
Neuf 15,30
Occasion 14,25
15 août 2012

Algérie

Voici un roman beau et violent. Beau, car il narre la quête de 4 hommes depuis Paris jusqu'à Alger, sur les traces de leur passé qui conditionne leur destin. Violent, car l'Acte Premier, le viol et le vol de l'enfant, les causes de cette manifestation de folie, sont des passages dures.

L'histoire vous prend aux tripes dès les premières lignes, vous embarque dans un monde de délires, de non-dits.

La plume de Kaoutar Harchi n'est jamais insistante, mais sait décrire et expliquer l'ampleur du saccage.

De l'Algérie, l'auteure soulève un pan du voile de l'histoire de ce pays si loin, si proche.

L'image que je retiendrai :

Celle d'Arezki, personnage central dérangé du roman, et point de départ vers lequel tout converge (j'espère que je n'en ai pas trop dit...)

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/06/23/24310529.html

Les cendres froides
20,18
15 août 2012

policier

Dans ce nouveau roman de Valentin Musso, on plonge au coeur de l'Histoire, des pages sombres de la Collaboration française avec l'occupant allemand. Pourtant, l'auteur place dans ces "maternités" un peu spéciales beaucoup d'humanité et de croyance en l'Homme.

On suit avec intérêt Aurélien dans ses recherches sur son grand-père et le secret que cache sa famille.

La révélation finale est à la hauteur, car à aucun moment on ne peut soupçonner le coupable.

Un bon moment de lecture.

L'image que je retiendrai :

Celle des allées-et-venues en voiture, clés du mystère.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/06/15/24223589.html