Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

L'homme qui aimait les chiens, Traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis et Elena Zayas

Traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis et Elena Zayas

Anne-Marie Métailié

24,50
23 janvier 2012

Voilà trois histoires dans un seul roman.

L'histoire de Lev Davidovitch Trotski, d'abord, depuis son départ forcé d'URSS jusqu'à sa mort. Nous suivons le banni pas à pas et devinons sa peur d'un attentat contre sa vie. Car, même loin de Staline, il a très bien compris son ennemi et ses tactiques politiques.

Nous lisons, en alternance, la préparation de son futur assassin, depuis le moment où il a accepté sa mission. Jamais il ne doute du plan mis en place, toujours il obéit aux ordres et à sa mère avec qui il a une relation d'amour-haine.

Enfin, l'écrivain, cubain, nous raconte sa vie dans cette dernière île communiste et ses désillusions d'homme et d'auteur.

Près de 30 ans après la chute du mur de Berlin, nous lecteur, percevons les mensonges de l'Histoire, la folie de Staline et la future faillite du régime communiste.

Ce roman remet toute cette Histoire en perspective : l'idéologie communiste a bouleversé la vie de millions de personnes et pas seulement en Union soviétique.

Tous ont été manipulé par la propagande soviétique à un niveau ou a un autre, et des millions y ont laissé leur vie. Même l'assassin de Trotski, qui avait obéit à un ordre du Petit Père des Peuples, se verra emprisonné puis empoisonné à l'uranium à petites doses.

Pourtant, en refermant cette somme "romancée", je ne ressens pss de compassion pour les acteurs de ce drame comme le souhaiterai l'auteur. Plutôt un sentiment de beau gâchis.

L'image que je retiendrai :

Celle des barzoïs courant sur la plage.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/11/22472162.html

658, roman

roman

Grasset

23 janvier 2012

Il ne faut pas oublier la femme de Gurney, très présente dans le roman, et jamais d'accord avec son mari, ce qui contribue à faire monter la pression sur l'inspecteur en retraite.

Le résumé de l'éditeur n'est que le début de l'histoire, car après, tout se complique, et j'adore ça.

Le coupable est vraiment retors dans la préparation de ses scénarios, dans le choix de ses victimes et dans sa façon d'opérer : un régal.

Cependant - on ne se refait pas, il y a souvent des bémols, ce qui ne gâche souvent rien à mon plaisir de lecture - les réunions du QG de campagne sont trop longues, trop déliées, trop redondantes par rapport à ce que l'on sait déjà, à ce que l'on vient de lire.

Ceci dit, j'ai passé un excellent moment de lecture malgré une fin sans réel rebondissement.

L'image que je retiendrai :

Celle de l'hiver sur les Katskills, arrivant dès la fin d'un automne fort court.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/09/22251360.html

Le Rameau brisé, roman
Neuf 8,00
Occasion 4,00
23 janvier 2012

Voici un bon polar, avec ce qu'il faut d'adrénaline et d'embrouilles pour maintenir le lecteur en haleine.

Quelques courses poursuites - après tout, c'est un roman américain - mais rien d'insurmontable.

Des personnages crédibles jusqu'au bout, beaucoup de protagonistes mais j'ai réussi à les retenir tous dans ma petite tête (c'est dire !).

La ville de LA et ses divers quartiers est fort bien décrite : une ville qui n'en est pas une avec des différences de classe bien présentent. Et puis la présence de l'océan qui donne des bouffées d'air.

Je suis toutefois étonnée que l'éditeur ait choisi une couverture aux tons rouges, car dans ce roman, j'ai eu l'impression que tout le monde était habillé en vert ou avait une maison décorée en vert. (Après Flaubert et sa couleur jaune, voici Kellerman avec sa couleur verte).

Petit anachronisme qui a son charme : les téléphones portables n'existant pas, les héros sont obligés d'utiliser les téléphones publiques.

Au final, je n'ai pas appris grand chose, mais j'ai passé un moment passionnant.

L'image que je retiendrai :

Celle des différents vers de l'histoire, parfois élimé sur les fauteuils.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/07/22189668.html

Serena

Le Masque

Neuf 21,25
Occasion 5,00
23 janvier 2012

Quel personnage, cette Serena ! Je n'aurai pas aimé la croiser et encore moins devoir travailler avec elle. Certe, esprit pragmatique, elle a toutefois tendance à semer la mort sur son passage quand quelqu'un ne lui convient pas.

Le roman démarre doucement, je me suis presque pris d'amitié pour cette héroïne qui ne s'en laisse pas compter. Puis, petit à petit, par petite touche, le personnage se dévoile, la tension monte.

Jusqu'à l'épilogue fatal (mais qui aurait parié un cent sur cette conclusion ?)

J'ai bien aimé, glissés dans la narration, les interventions des bûcherons, chanceux travailleurs dans une Amérique en pleine crise de 29. Ils portent un regard détaché sur les événements et les gens, n'osant jamais se méler de rien, de peur de perdre leur job si précieux. Ils apportent une note de finesse malgré leur langue "parlée".

Une histoire pleine de personnages étranges également, tel Galway, bûcheron qui a perdu sa main, sauvé in-extremis par Serena et qui deviendra son second couteau - au propre comme au figuré - pourchassant une pauvre maman et son petit jusque dans l'état voisin.

Sans oublier le shériff au grand coeur qui a compris les malversations de Serena et de son mari, qui tentera de les freiner, mais... je n'en dis pas plus.

Un roman d'ambiance, donc, qui se déroule en pleine nature, même si celle-ci n'est pas à la fête (à la fin du roman, il ne reste plus un arbre debout).

Au final, un roman très dépaysant et une découverte d'un auteur que je ne connaissais pas mais dont j'apprécie la plume et l'imagination.

L'image que je retiendrai :

Celle des bûcherons en plein travail sous la pluie, prêt à mourir, emporté par une grume.

http://motamots.canalblog.com/archives/2012/01/03/22120060.html

LA NONNE ET LE BRIGAND
Neuf 23,20
Occasion 5,00
23 janvier 2012

Si j'ai bien aimé le journal de soeur Madeleine racontant sa passion amoureuse pour Angel, j'ai moins apprécié l'histoire d'amour de Lysange.

J'ai trouvé que sa relation avec son mari sonnait faux, même si le personnage de son amant, Pierre, est fort plausible.

Et puis cette histoire de secret de famille est un peu trop fantasque à mon goût pour que j'y adhère.

Si je m'était laissée emporter par la narration de son précédent roman "La grand-mère de Jade", j'ai été moins emportée par ce roman-ci.

Toutefois, j'ai bien aimé le dilemme de soeur Madeleine entre son amour pour Dieu et son amour pour Angel.

L'image que je retiendrai :

Celle de la forêt amazonienne, création divine pleine de moustiques.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/12/16/21932801.html