Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Olga
Neuf 19,00
Neuf à prix réduit 19,00
11 mars 2019

Allemagne & amour

De l’auteur, j’avais adoré son premier roman Le liseur. Son précédent La femme sur l’escalier ne m’avait pas convaincu.
J’ai donc ouvert son dernier roman, et j’ai aimé Olga.
Orpheline polonaise recueillie par sa grand-mère allemande, elle se lit d’amitié avec Herbert, le fils de l’industriel. Mais la famille d’Herbert ne voit pas d’un bon œil cet amour naissant. Herbert est un être à part : il adore courir, de l’aube au crépuscule.
Olga se bat pour devenir institutrice et y parvient, tout en aimant Herbert qui part dans la colonie africaine de l’Allemagne, puis en Amérique du Sud, avant une expédition en Arctique.
Olga voit se déclarer la Première puis la Seconde Guerre mondiale. Elle raconte à Ferdinand, le dernier-né de cette famille, sa vie.

J’ai aimé le personnage d’Olga, femme forte qui sait ce qu’elle veut, son amour inconditionnel pour Herbert à qui elle ne cesse d’écrire pendant des années.

J’ai aimé sa vision de l’Allemagne : « trop de grandeur », et son acte final de rébellion.

Un roman lu d’une traite, un personnage de femme émouvant.

L’image que je retiendrai : Celle de Ferdinand partant à Tromso à la recherche des lettres d’Olga à Herbert.

https://alexmotamots.fr/olga-bernhard-schlink/

La première empreinte
11 mars 2019

Une enquête & Marseille

Réédition de cet ancien roman de Xavier-Marie Bonnot (les personnages comptent encore en francs), j’ai aimé suivre Le Baron dans les rues de Marseille, écouter les personnages parler patois.

L’enquête suit plusieurs pistes à partir de plusieurs cadavres et de plusieurs suspects. Il y est question de bifaces, de chamanismes, de cannibalisme et de tribus indigènes, le tout sans jamais nous perdre.

Une lecture dépaysante à plus d’un titre.
L’image que je retiendrai : Celle du professeur avec des cailloux ronds plein les poches.

https://alexmotamots.fr/la-premiere-empreinte-xavier-marie-bonnot/

Hôtel Les Embruns
11 mars 2019

Une enquête

Tout de suite, le style vous plonge dans l’ambiance : ce sera sans fioritures. Pas de grandes descriptions, des faits.
J’avoue avoir eu un peu de mal à suivre, au début du roman : l’embrasement du quartier nord, puis retour au huis-clos à l’hôtel.
Mais j’ai aimé la voix si particulière du narrateur.
L’intrigue est plus classique : ce ne sont pas les islamistes du quartier les coupables, mais ceux qui ont l’argent.
Ce qui m’a intéressé, dans ce roman, c’est vraiment son style particulier.
Un auteur à découvrir, une voix qui marque.
L’image que je retiendrai : Celle de l’arrière-salle de l’hôtel où tout se déroule, à l’abri des regards.

https://alexmotamots.fr/hotel-les-embruns-serge-radochevitch/

Autopsie d'un mensonge
11 mars 2019

Bretagne & enquête

19e enquête de Le Fur et Le Gwen, une enquête qui les emmènera jusqu’aux Sables d’Olonne pour avoir le fin mot des meurtres.
Un roman construit comme un puzzle, alors laissez-vous emmener quelques années en arrière quand commence le roman, puis à Roscoff où a lieu le premier drame.

J’ai aimé découvrir chaque pièce du puzzle, chaque protagoniste, chaque situation. J’ai tenté de découvrir le coupable, sans y parvenir. Quelle manipulation !
Les enquêteurs sont un peu moins présents dans cet opus, mais cela ne m’a pas gêné.

L’image que je retiendrai : Celle de la voisine boulangère souffrant d’un cancer en phase terminale.

https://alexmotamots.fr/autopsie-dun-mensonge-francoise-le-mer/

San Perdido
19,90
11 mars 2019

Panama

Un premier roman très réussi, voilà les premiers mots qui me viennent pour parler de ce roman.
Songez : une petite ville côtière du Panama, un gouverneur surnommé Le Taureau aux tendances priapiques, une Madame tenancière de la meilleure Maison Close du bourg, un étrange garçon noir aux yeux bleus presque blanc recueilli par Felicia qui habite la décharge de San Perdido.

J’allais oublier La Gazelle, la plus jolie fille du quartier pauvre qui compte sur ses charmes pour sortir de la misère, et Carlos Hiera, le secrétaire ambitieux, et le médecin qui sait garder un secret médical.

Mais aussi Hissa à la beauté sculpturale élevé par Madame, et Augusto qui en tombe amoureux.

N’oublions pas que l’action se déroule au Panama où la corruption est endémique et les militaires américains toujours présents en ces années 1940-1960.

Le tout dans une atmosphère sèche et brûlante 4 mois de l’année, les 8 autres mois composant la saison des pluies.

Et les mystérieux Cimarons qui habitent encore la forêt qui jouxte San Perdido.

J’ai aimé la langue fort riche de l’auteur, souriant quand je rencontrais quelques mots que je n’avais plus lu depuis des années.

N’hésitez surtout pas à aller vous aussi visiter San Perdido, cette ville aux habitants attachants et aux parfums envoûtants.

L’image que je retiendrai :

Celle sur laquelle s’ouvre le roman : la décharge et son petit peuple, ses senteurs.

https://alexmotamots.fr/san-perdido-david-zukerman/