Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Shibumi

Éditions Gallmeister

11,00
1 janvier 2018

espionnage

Pour un roman publié en 1978, il reste férocement d’actualité.

Certes, il n’y a pas d’Internet ni de téléphones portables, mais BigBrother, alias Mother Compagnie est déjà présente avec sa création FatBoy capable d’espionner tout ce qui bouge dans n’importe quel coin du monde.

Ce roman d’espionnage est vraiment différent (il est vrai, toutefois, que je n’aime pas ce genre non plus, je ne suis donc pas une spécialiste), mais il ne complique pas la vie du lecteur entre espions et contre-espions. Les choses sont claires dès le début : les plus de l’OPEP sont l’argent, les États-Unis sont les rois du business et font donc des affaires.

J’ai aimé suivre l’enfance de Nicholaï Hel, né sans patrie et sans nationalité ; sa formation au jeu de Go que l’on pourrait penser complètement inutile ; son attachement au général japonais Shikawa-san.

J’ai aimé ce personnage qui connaît si bien la nature humaine et qui cherche le shibumi.

Ses salves contre les américains sont parfois grossières, mais tellement vraies. Ceci dit, personne n’est en reste, les français mais aussi les anglais et autres israéliens, tout le monde en prend pour son grade.

J’ai moins goûté les longues descriptions de spéléologie. Qu’à cela ne tienne, ces rares chapitres peuvent se passer en avance rapide (sauf le dernier).

Un roman intelligent qui ne prend pas le lecteur pour un imbécile ; une histoire malheureusement toujours d’actualité ; un roman tragiquement moderne.

Un livre que j’ai littéralement dévoré.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’arrangement de Nicholaï avec Hana, sa concubine pour 6 mois, et la description de leurs ébats si maîtrisés.

http://alexmotamots.fr/shibumi-trevanian/

L'ombre de nos nuits
1 janvier 2018

peintre, vie moderne

Deux histoires s’entrecroisent dans ce roman : celle de Georges de la Tour peignant Saint Sébastien soigné par Irène et allant le présenter au Roi Louis XIII ; et celle de la narratrice qui nous raconte son histoire d’amour tragique.

Si j’ai été moins sensible à l’histoire d’amour moderne, j’ai en revanche beaucoup aimé me trouver dans l’atelier du peintre et suivre les pensées de son apprenti.

L’auteure nous livre ainsi les étapes d’un tableau en train de se peindre, depuis le choix du sujet des modèles jusqu’au cadre final et la présentation au destinataire.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’apprenti amoureux de Claude, la fille du peintre qui a posé pour Irène.

http://alexmotamots.fr/lombre-de-nos-nuits-gaelle-josse/

Le Monde de Tom l'Eclair
7,60
28 décembre 2017

autisme, famille

De l’auteur, La petite cloche au son grêle avait été un coup de cœur, j’avais beaucoup aimé Nueva Königsberg et abandonné Au jour le jour. Je me lance donc sans a priori dans ce roman.

Le début est un peu long à démarrer, comme si l’auteur cherchait à vraiment faire commencer son récit après la présentation des personnages et la mise en place du décor.

Enfin arrive Palma qui fait sortir Tom de son mutisme, puis arrive Matthieu et d’autres amis. Et en même temps, sa mère trouve du travail et son père claque joyeusement la porte du sien.

J’ai aimé suivre cette famille des années 60 en pleine mutation des valeurs familiales, avec leur fils Tom, autiste non diagnostiqué, comme il se devait en ce temps-là.

J’ai aimé le paradoxe du Catch-22 de l’armée américaine que Tom retrouve souvent dans les situations de la vie courante.

Une légère enquête s’ouvre autour de la disparition de Palma qui rêvait de cinéma. Tom, bien sûr, arrivera à faire avouer le coupable.

Il est également question de dépression et des adventistes du 7e jour. Un roman riche.

Le côté super-héros m’a moins parlé, mais le roman n’en reste pas moins réjouissant à lire.

L’image que je retiendrai :

Celle de Granny, la grand-mère de Tom sensée s’occuper de lui, mais qui perd la mémoire rapidement.

http://alexmotamots.fr/le-monde-de-tom-leclair-paul-vacca/

Dans les brumes du mal
20,00
28 décembre 2017

policier, sorcellerie

Un polar comme je les aime : des personnages attachants avec leurs fêlures (mais pas trop) ; un décor dépaysant et une vraie ambiance ; un coupable insoupçonnable.

L’histoire a pour cadre la Caroline du Sud en plein été chaud. Tom a disparu et sa marraine, qui n’est autre que sa tante, agente du FBI résidant à New York se lance à sa recherche. Son coéquipier est un ancien ami tout aussi abîmé qu’elle par son enfance.

J’ai aimé que l’auteur me plonge dans les rues de Charleston au milieu des enfants fugueurs, ce qui m’a rappelé une série américaine que j’avais beaucoup aimée.

J’ai aimé les rapports distendus de Dahlia avec son fils et ses raisons.

J’ai aimé l’ambiance de ce roman qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout sans courses poursuites et dont le rebondissement final m’a épaté.

Un auteur que je retrouverai avec plaisir.

L’image que je retiendrai :

Celle de la brume entourant l’île des moulins dans la mangrove.

http://alexmotamots.fr/dans-les-brumes-du-mal-rene-manzor/

Souvenirs dormants
Neuf 14,50
Neuf à prix réduit 14,50
28 décembre 2017

souvenirs, Paris

« J’ai aussi la mémoire de détails de ma vie, de personnes que je me suis efforcé d’oublier. Je croyais y être parvenu et sans que je m’y attende, après des dizaines d’années, ils remontent à la surface, comme des noyés, au détour d’une rue, à certaines heures de la journée. »

Ainsi suit-on les souvenirs du narrateur au fil de sa pensée.

Avec toujours ce fil directeur de la ligne de métro qui s’éclaire quand on lui demande un chemin : à chaque station correspond un bouton de clavier.

Une lecture agréable par un temps brumeux de saison.

L’image que je retiendrai :

Celle des loupiotes des stations de métro qui s’éclairent pour indiquer le chemin.

http://alexmotamots.fr/souvenirs-dormants-patrick-modiano/