Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Un fils parfait

Menegaux, Mathieu

Points

Neuf 6,20
Neuf à prix réduit 6,20
25 août 2018

Inceste

Second roman de l’auteur publié, et second que je lis, pour une fois dans l’ordre. Même si l’ordre n’a pas d’importance car les deux histoires ne sont pas liées. Ni les personnages d’ailleurs.

Le récit est à la première personne, c’est Daphné qui parle. Elle écrit à sa belle-mère et raconte les faits de son point de vue : son mariage avec Maxime, l’homme idéal. La naissance de leurs deux filles. Son poste haut placé avec des déplacements en Europe toute la semaine.

Puis le doute qui s’installe après un chagrin de sa fille aînée : et si son mari abusait de sa fille ?

D’abord la dénégation, puis le doute et enfin l’acceptation.

Sauf que Daphné a un caractère explosif et fait tout de travers. C’est cet aspect du personnage, bien que compréhensible, qui m’a énervé.

Mais j’ai pu passer outre cette différence de caractère, tant l’auteur sait tenir la lectrice en haleine.

Un roman passionnant malheureusement basé sur des faits réels et la faiblesse de la loi française.

L’image que je retiendrai :

Claire, la fille aînée, ne pouvant exactement décrire ce que lui fait subir son père parle du loup qui vient quand sa maman n’est pas là.

https://alexmotamots.fr/un-fils-parfait-mathieu-menegaux/

Je me suis tue
25 août 2018

Infanticide

On ne le dira jamais assez : la communication est essentielle dans le couple.

Le silence peut être mortifère, c’est le cas dans ce roman.

Claire pense qu’elle peut passer sous silence son traumatisme. Elle en dit rien, à personne. Pour sauvegarder les apparences, car les apparences sont importantes dans son monde.

Je n’ai pas été tant déranger par l’acte fatale de Claire. Ce qui m’a gêné, c’est cette volonté de cacher, à elle et aux autres, jusqu’au bout, sa blessure.

Ce qui m’a gêné, dans ce roman, c’est sa lutte éperdue pour la préservation de son image.

Un bien triste constat, que je partage, de la part de l’auteur.

L’image que je retiendrai :

Celle des yeux de Pierre, huit mois.

https://alexmotamots.fr/je-me-suis-tue-mathieu-menegaux/

Désir de villes, Petit précis de mondialisation

Petit précis de mondialisation

Robert Laffont

20,00
25 août 2018

Villes

Nicolas Gilsoul, architecte, nous parle des villes : la ville Lego, la ville terrier... mais aussi leurs façons d'envisager l'avenir.
Enfin, Erik Orsenna nous parle à son tour de la "bonne ville" : une ville serviable, attractive et textile.

La Toile du monde
21,50
24 août 2018

Paris, peintre

Je n’avais plus lu Antonin Varenne depuis "Le mur, le kabyle et le marin". Je découvre avec ce roman un autre auteur, un style et une histoire plus classiques, proches du Grand Roman Français (oui, avec des majuscules).

Le récit se déroule pendant l’exposition universelle de Paris en été 1900. Aileen, jeune journaliste américaine ayant grandi dans la Sierra Nevada veut couvrir l’événement pour son journal new-yorkais.

On la suit donc avant l’ouverture de l’exposition et après. Prétexte pour croiser des peintres.

Aileen est attirée par les femmes, on le sent rapidement. Et si elle s’éprend sur le bateau d’une femme de riche industriel, ce n’est pas pourtant pas avec elle qu’elle finira sa vie.

Mais Aileen est avant tout à la recherche de son cousin d’adoption, bâtard indien dont les parents sont morts de froid dans une réserve.

L’occasion pour l’auteur de nous parler de cette civilisation décimée par l’homme blanc.

Un roman foisonnant qui part dans différentes directions, comme Aileen discutant avec d’autres personnages sans aller là où elle voudrait aller.

J’aurais aimer en apprendre plus sur ses tatouages symboliques, ainsi que sur les peintures du cheval du cousin, mais l’auteur n’a sans doute pas voulu lasser le lecteur avec des allégories indiennes. Dommage.

On suit l’émancipation de la femme depuis les années 1900 (en accéléré), le poids des industriels dans les déclenchements des guerres, l’ouverture de la première ligne du métro parisien, et j’en oublie.

L’image que je retiendrai :

Celle des canotypes de Jeandel.

https://alexmotamots.fr/la-toile-du-monde-antonin-varenne/

Les doigts rouges
Neuf 21,80
Neuf à prix réduit 21,80
24 août 2018

Japon, policier

Huitième roman du maître du polar japonais, je plonge avec délice dans cette double énigme : pourquoi Kaga ne veut pas voir son père mourant, alors que son cousin Matsumiya va tous les jours le voir.
Et puis qui a étranglé la petite fille ? Si nous lecteur le savons dès le début, il nous tarde de savoir comment Kaga va trouver le coupable.
Un roman avec un adolescent perturbé qui n’assume pas, une mère qui idolâtre son fils, un mari qui ne fait attention à rien, même pas à sa vieille mère.
Un roman sur l’essentiel respect des aînés.
L’image que je retiendrai :
Celle de la pièce aux tatamis où tout se joue.

https://alexmotamots.fr/les-doigts-rouges-keigo-higashino/