Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Le Bracelet
23,00
4 juin 2018

1939-1945

De l’auteure, j’avais lu Un tueur à Munich après l’avoir rencontré à La Fête du livre de Saint-Etienne.

Archi connue en Allemagne où elle a publié des dizaines de romans policiers, elle commence à être traduite en France depuis peu.

Mère de famille dans la région de Munich, ses polars ont tous un fond historique et sont bâti sur une solide documentation.

Ce dernier roman est paru outre-Rhin en 2016, et n’est pas du tout un polar. Mais il se base encore une fois sur l’Histoire.

Le petit Carl Schwarz doit quitter l’Allemagne avec ses parents et sa soeur. Sa mère est catholique, mais le pays est devenu trop dangereux pour son père juif. La famille déniche des billets de bateau pour Shanghai via Gênes, mais au dernier moment le père décide de rester à quai. Lui qui a défendu son pays dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ne peut pas croire que l’Allemagne s’en prenne à sa personne.

Au même moment, une jeune fille tombée enceinte d’un soldat sans être mariée est envoyée chez sa tante, faiseuse d’anges ; celle-ci s’occupe d’elle et la recueille. Une femme du monde qui a eu plusieurs fois recours à ses services vient lui demander une nouvelle fois son aide. Mais à présent, elle voudrait adopter un nourrisson – c’est à cette seule condition que Himmler lui accordera le droit d’épouser l’homme avec qui elle vit.

En 2010, aux Etats-Unis, Carl Schwarz coule une retraite paisible avec Emmi, la femme qui partage son existence depuis plus de soixante ans. Un après-midi, le téléphone sonne. Un homme, mandaté par le musée de l’Holocauste, aimerait lui poser des questions. Soudain tout le passé resurgit…

Trois histoires qui se rejoignent en toute fin de livre autour du fameux bracelet.

Trois histoires que j’ai aimé suivre, toutes prenantes, m’attachant aux personnages.

Mais une fin que j’ai trouvé traité un peu rapidement, même si l’auteure a tentée de ralentir le rythme avec des rebondissements qui n’en finissaient plus.

L’image que je retiendrai :

Celle des allemandes toujours en train de tricoter, ce qui fait dire à l’un des personnages que Les chinois nettoient(ce sont eux qui ont les pressings), les Allemands tricotent (p.263)

Colza mécanique
1 juin 2018

Suède

Encore deux célibataires dans une province de Suède.

Deux hommes, cette fois, peu à l’aise avec le ménage, mais ils ont le coeur sur la main.

C’est ce qui plaît au châtelain à qui appartient la maison dans laquelle ils habitent sur la propriété. Ce qui arrange ces deux vieux garçons qui aiment bien les décolletés de la châtelaine.

Mais ils sont contrariés, Henning et Albert parce que dans leur ancienne maison de famille va s’installer un centre de désintoxication pour femmes.

Autour de ces deux taiseux se met en place un méli-mélo entre arrivée d’OVNI, spécialistes américains et centre de désintoxication de jour.

Encore une fois, j’ai passé un bon moment en compagnie de ces deux vieux messieurs.

Une auteure que j’apprécie de plus en plus.

L’image que je retiendrai :

Celle des deux vieux vélos des frères qu’ils sont obligés de regonfler à chaque trajet.

La Petite Trotteuse
Neuf 6,60
Occasion 2,00
1 juin 2018

maison, mémoire

J’ai cru, au début de ce roman, que la petite trotteuse était le personnage principal, qui visite des maisons dans différentes régions.

On apprend, au fil de la lecture, que ce n’est pas sa profession. Elle est à la recherche de son passé dans les maisons que ses parents et elle ont habité un temps.

Elle séjourne dans une pension de famille tenue par une mère et sa fille, mais cette partie de l’histoire m’a moins parlée.

J’ai aimé sa rencontre avec l’architecte qui construit des théâtres éphémères.

J’ai aimé découvrir par petites touches son passé entre une mère exigeante et un père qui s’efface peu à peu.

J’ai aimé les souvenirs de la narratrice dans chaque maison.

Une belle après-midi de lecture passée avec ces personnages, les mots si doux de l’auteure. Même si j’ai regretté les citations qui venaient alourdir son texte.

L’image que je retiendrai :

Celle du chat orange qui hante la pension de famille.

Aphrodite et vieilles dentelles
Neuf 7,10
Occasion 3,50
1 juin 2018

Suède

Qu’il est pénible, pour ces deux soeurs d’avoir les cabinets à l’extérieur de leur maison. Depuis l’arrivée de leur nouveau voisin Alvar, elles voudraient plus de confort.

Mais l’argent leur manque pour entreprendre des travaux.

Tilda et Elida étant loin d’être sottes, elles lancent leur petite entreprise afin de gagner de l’argent.

Et oh surprise, leur frère est un de leur client.

J’ai passé un bon moment avec les deux soeurs et leurs excentricités. Songez donc : s’acheter une nouvelle robe du dimanche et de nouveaux sous-vêtements !

L’image que je retiendrai :

Celle des animaux allant renifler les plates-bandes d’Alvar et devenant tout à coup chaud comme des lapins.

Baad
8,10
1 juin 2018

Afghanistan, policier

Comme à mon habitude, je lis les enquêtes dans le désordre. Lu la première à sa sortie, la troisième également. Il me restait donc la seconde à lire.

Je retrouve le Qomaandaan Kandar, ancien sniper de Massoud et patron de la brigade criminelle, ainsi que ses adjoints. Sa femme Malalai toujours aussi engagée, et Kaboul et l’Afghanistan.

En parallèle de l’enquête de Kandar sur trois enfants assassinées, se déroule l’enquête de Nicole Laguna à Paris sur un mystérieux Franck X.

Tout le suspens est de savoir à quel moment ses deux enquêtes vont se rejoindre.

Si j’ai aimé retrouver les personnages et le pays, suivre les enquêtes, j’ai moins aimé les descriptions des différents guet-apens. J’ai lu le premier, j’ai passé en avance rapide les suivants.

L’image que je retiendrai :

Celle de la disparition des Bouddhas de Bâmiyân.