Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La Vraie Vie
Neuf 17,00
Neuf à prix réduit 17,00
22 novembre 2018

Violences domestiques

Que vous dire qui n’est déjà été dit sur ce roman : il est question de violences domestiques ; du pouvoir que donnent les armes à feu ; d’une banlieue triste à mourir ; d’un lien indestructible entre un frère et une soeur.

Mais le roman est plein de clichés : le père revient d’une chasse en Himalaya (rien que ça) ; la mère est traitée d’amibe (sympa) ; la jeune fille tombe amoureuse de son voisin au corps d’athlète ; elle est une crack en physique ; et j’en passe et des meilleurs.

Le style est plat et sans fioriture, sans suspens.

J’ai trouvé que ce roman survolait son sujet : les violences domestiques.

Tant pis.

L’image que je retiendrai :

Celle du siphon à chantilly qui explose, cela m’a presque fait rire.

https://alexmotamots.fr/la-vraie-vie-adeline-dieudonne/

Corniche Kennedy
Neuf 6,60
Neuf à prix réduit 6,60
Occasion 5,90
22 novembre 2018

Adolescence

Enfin un roman de cette auteure qui ne me tombe pas des mains.

Il faut dire qu’il est court, que la tension monte au fur-et-à-mesure des pages, et que le vocabulaire n’est pas trop pontifiant.

J’ai aimé les adolescents si bien croqués, sous le soleil de Marseille.

J’ai moins adhéré au personnage du policier ventru et de son chef prêt à tout.

Certains mots oubliés jetés en fin de paragraphes m’ont fait sourire, comme si l’auteure avait à côté d’elle un dictionnaire des mots disparus et qu’elle piochait dedans.

Je n’oublierai pas de sitôt Eddy et sa bande, ni Suzanne.

L’image que je retiendrai :

Celle des plongeoirs nommés "Just do it" et "Face to Face".

https://alexmotamots.fr/corniche-kennedy-maylis-de-kerangal/

À son image
Neuf 19,00
Neuf à prix réduit 19,00
20 novembre 2018

Corse, photographie

Comment vous parler de ce roman magnifique et riche ? Par où commencer ?

La structure du livre : des chapitres aux noms des moments de la messe d’enterrement d’Antonia.

Le personnage principal : Antonia la photographe d’un quotidien corse qui rêve de couvrir les grands conflits. Qui le fait, pour le conflit en ex-Yougoslavie avec son propre argent et sur ses vacances. Mais qui a l’impression de ne jamais faire de bonnes photos.

Le second personnage principal : son oncle et parrain qui célèbre sa messe d’enterrement, et qui nous raconte Antonia. Le jour où il lui a offert son premier appareil.

Le personnage qui déclenche tout : un jeune homme parti faire son service militaire au moment du conflit serbe. Antonia a voulu faire un portrait de lui pour des magazines. Mais ses photos n’ont jamais été développées. Des années plus tard, elle le croise dans Calvi.

Les personnages secondaires : l’amour d’Antonia, Pascal B, activiste corse qui fait des aller-retours en prison. Simon, son bras droit qui admire Pascal B. Les deux amies d’Antonia promises à des amis de Pascal B.

La toile de fond locale du roman : les groupuscules séparatistes corses en pleine séparation. Les petits événements de l’île : une élection de miss, un concours de pétanque.

La toile de fond mondiale du roman : Antonia n’oublie jamais que dans le monde, des vraies guerres tuent.

Les propos du roman :

* deux chapitres sont consacrés à de grands photographes qui ont couvert, chacun à leur façon, un conflit majeur.

* l’ex-Yougoslavie dont les forces vives partent pour aller vivre ailleurs. Certains anciens belligérants se retrouvant à travailler ensemble.

* l’impuissance devant la mort : celle dû à la guerre, ou à un accident de la route.

* l’embrassement corse et ses feux mal éteints.

* l’amour.

Et j’en oublie sans doute.

L’image que je retiendrai :

Celle du soleil à la pointe du jour sur une petite route de la pointe Corse.

https://alexmotamots.fr/a-son-image-jerome-ferrari/

Torrents

Carayon, Christian

Fleuve éditions

19,90
20 novembre 2018

Enquête

1984. Des morceaux de corps humains sont découverts dans une rivière qui dévale vers la ville de Fontmile. On finit par identifier deux victimes, deux femmes portées disparues depuis longtemps. La peur et l’incompréhension s’emparent des habitants, jusqu’à l’arrestation de Pierre Neyrat, un chirurgien à la retraite. Ce dernier connaissait une des victimes, l’amie intime de son fils. Il a les compétences pour démembrer ainsi les cadavres et un passé trouble. Mais surtout, il a été dénoncé par sa propre fille.

Bouleversé par ces évènements qui réveillent la douleur de la perte de la femme de sa vie et font imploser sa famille, son fils François décide alors de remonter le cours de l’histoire. Car derrière les silences, ce sont les violences de l’Occupation que Pierre Neyrat a tenté d’oublier.

Mettant ses pas dans ceux de son père, François va reconstituer ce passé dont il ignorait tout, où se sont noués les fils fragiles de son existence.

Trois voix racontent le drame qui se joue dans cette famille, et le passé du père.

J’ai aimé que les personnages sentent littéralement les présences (ou les absences) autour d’eux. Ce n’est pas commun.

J’ai aimé le plongeon dans le passé de l’épuration peu reluisante, l’auteur se fondant sur des faits réels.

J’ai aimé les fêlures des différents personnages, l’auteur faisant monter la tension car tout le monde ment, s’arrange avec la vérité et la réalité.

Un auteur que je découvre avec ce troisième roman qui fut une lecture passionnante.

L’image que je retiendrai :

Celle de Combe-Sourde, forêt où se réfugient le père et son ami Camus.

https://alexmotamots.fr/torrents-christian-carayon/

Un océan, deux mers, trois continents
20 novembre 2018

Esclavage

Ce que je ne savais pas, en ouvrant ce roman, c’est que le récit se déroulerait en plein 15e siècle, avec des pirates, des esclaves et la Sainte Inquisition.

Nous suivons Nsaku Ne Vunda, né vers 1583 sur les rives du fleuve Kongo, et ordonné prêtre sous le nom de Dom Antonio Manuel.

Avec la foi chevillée au corps, il part sur ordre de son roi en mission auprès du Saint-Père à Rome pour faire cesser le trafic d’esclaves.

Mais son voyage ne sera pas de tout repos.

J’ai aimé suivre ce prêtre plein de compassion pour la souffrance de ses semblables.

J’ai découvert l’enfer d’une traversée maritime entre l’Afrique et le Brésil, cette terre de brasier.

J’ai découvert comment les pirates recrutaient leur équipage et la loi qui régnait à bord.

J’ai aimé découvrir Rome dans les yeux de Dom Antonio Manuel : au fond, les hommes sont partout les mêmes.

L’image que je retiendrai :

Celle de l’abordage par le bateau pirate.

Une citation :

"Dieu, sais-tu ? Dieu s’est tu… Ils m’ont vendu."

https://alexmotamots.fr/un-ocean-deux-mers-trois-continents-wilfried-nsonde/