Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Satan dans le désert
Neuf 9,30
Occasion 4,00
30 juillet 2018

thriller

Tous les ingrédients d’un bon thriller sont présents dans ce roman : un vieux flic et une jeune droguée, couple improbable ; la fille du vieux flic enlevé par un groupe sataniste ; un meurtre qui a l’air rituel ; des amis qui n’en sont pas vraiment.

Un décor grandiose : le désert de Californie.
Une tension qui monte peu à peu, même si j’ai passé les scènes de bagarre en avance rapide (comme d’habitude).
Une ambiance qui m’a poursuivie longtemps pour ce roman dévoré cet été.

L’image que je retiendrai :
Celle des tatouages que tout le monde arbore, même le vieux policier.

https://alexmotamots.fr/satan-dans-le-desert-boston-teran/

Grosses joies

Jean Cagnard

Gaïa

17,00
30 juillet 2018

nouvelles

Encore une tentation du Salon du Livre Paris. Sur le stand des Editions Gaïa cette fois-ci.
Des nouvelles qui s’ancrent dans la réalité avant de nous amener dans un espace-temps différent, nous ouvrent sur un monde de poésie.
Des nouvelles qui se répondent l’une l’autre dans les petits détails.
Une lecture agréable pleine de surprises.

L’image que je retiendrai :
Celle du chien, pas toujours le même, présent dans presque chaque nouvelle.

https://alexmotamots.fr/grosses-joies-jean-cagnard/

Le bonheur, comme l'eau

Okparanta, Chinelo

Zoé

20,00
28 juillet 2018

femme, Nigeria

Je n’ai pas l’habitude de lire des nouvelles. Mais ce recueil sur le stand des Editions ZOE au Salon du Livre Paris m’a tenté.
Dans un style haché qui lui est propre, l‘auteure nous parle de la condition des femmes au Nigeria et aux États-Unis, pour celles qui ont émigré.
Le constat n’est pas reluisant, vous vous en doutez.
Mais j’ai aimé les vêtements chamarrés, les plats odorants, et l’amour en filigrane.
Ce recueil rappelle que le bonheur est comme l’eau, il file entre les doigts. A nous d’en profiter avant qu’il ne s’écoule.

L’image que je retiendrai :
Celle de l’image du bonheur qui file entre les doigts, comme l’eau.

https://alexmotamots.fr/le-bonheur-comme-leau-chinelo-okparanta/

L'art de perdre , Prix Goncourt des Lycéens - 2017

Prix Goncourt des Lycéens - 2017

Flammarion

22,00
28 juillet 2018

Algérie

Que dire de plus qui n’ai déjà été dit sur ce grand roman de la rentrée littéraire précédente ?
J’ai aimé suivre Ali et sa femme Yema, jeune mariée de 14 ans, seconde femme d’Ali et donnant enfin naissance à un garçon. Avant 9 autres enfants aussi bien en Algérie que plus tard en France.
J’ai aimé Ali, propriétaire terrien grâce à un hasard bienheureux qui lui a fait rencontrer un pressoir.
J’ai aimé Hamid enfant et son amitié avec Annie, la fille du commerçant du village, avant que la famille d’Annie, pied noir, ne parte en exil.
Le hasard d’une rivalité entre familles a décidé de la destinée de celle d’Ali.
J’ai découvert les camps d’arrivée pour les familles harkis, les rivalités entre les harkis et les travailleurs algériens (ceux arrivés en 62 et ceux venus après l’indépendance).
Naïma m’a moins parlé, même si elle tente de reconstruire l’histoire familiale malgré les silences de son père.
J’ai été touchée par la douleur et la tristesse d’Hamid faisant table rase de son passé.

L’image que je retiendrai :
Le monde se divise en deux catégories : les gens empli de tristesse et les gens empli de colère.

https://alexmotamots.fr/lart-de-perdre-alice-zeniter/

Les passagères du 221

Béchaux, Catherine

Liana Levi

14,00
28 juillet 2018

vie moderne

Leurs maris, amants, petits-fils sont incarcérés pour différents motifs.
Ces femmes prennent une fois par semaine le bus 221 vers la prison chargées de lourds sacs de linge.
Paul, le conducteur du bus, les reconnaît à chaque fois.
Par courts chapitres, nous découvrons la vie de ces femmes courageuses qui font parfois des milliers de kilomètres pour être présente à un parloir.
Nous découvrons aussi le parcours des incarcérés, leur motif d’emprisonnement.
Si le style ne m’a pas emballé, ces femmes me sont restées présentes en mémoire longtemps après avoir refermé ce livre qui se lit le temps d’un trajet vers la prison.

L’image que je retiendrai :
Celle des sacs aux motifs variés que Paul, le conducteur, aime à regarder.

Une citation :
"Et cette phrase telle une vague qui roulerait inlassablement… Mes sanglots violentent l’automne… " (p.73)

https://alexmotamots.fr/les-passageres-du-221-catherine-bechaux/