DATABIOGRAPHIE
19,00
par (La Boîte de Pandore)
14 septembre 2019

Attention OLNI

Lire ce livre implique de rentrer dans le délire particulier de l'auteur.
Charly Delwart se pose beaucoup de questions, du genre «D'où viens-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère...?», ce qui l'a amené à s'intéresser aux little data de sa vie, en opposition aux big data. Il a ainsi fait des statistiques sur différents détails de sa vie familiale, de ses loisirs, de sa santé, etc.
Primo, si vous avez envie de lire un livre avec peu de texte et beaucoup de graphiques (de très beaux graphiques par ailleurs), ce livre est fait pour vous.
Secundo, ce délire s'avère n'être pas si fou que cela, il devient presque poétique, et invite également le lecteur à réfléchir sur sa propre vie.
Un Objet Littéraire Non Identifié mais parfaitement quantifié.

Rien n'est noir
par (La Boîte de Pandore)
29 août 2019

«Rien n’est noir» est la biographie romancée de la peintre Frida Kahlo via le prisme de son histoire d’amour avec le peintre muraliste Diego Rivera. Même après sa mort, toujours après sa mort, Frida Kahlo émeut, passionne, en tout cas elle ne laisse personne de marbre. Il faut dire que son histoire tragique et extraordinaire a de quoi inspirer les écrivains.
Claire Berest s’est essayée à l’exercice et elle rend un vibrant hommage à ce destin féminin.
La construction du roman est basée sur la couleur, avec une division en 3 parties, bleu-jaune-rouge, la sainte trinité artistique, chaque chapitre ayant l’intitulé d’une couleur précise - l’auteure en a profité pour agrémenter toutes ces nuances d’une courte définition.

Bleu égyptien – Turquoise, hypnotique et durable / Rouge étrusque – rouge aux racines naturelles, profond et distingué / Jaune d’or – jaune éclatant, lyrique et aveuglant ; etc.

Claire Berest raconte tout : la rencontre entre le «colibri» et le «crapaud» ; leur union libre, très libre pour l’époque avec son lot de jalousies et de disputes ; les nombreux amants et amantes des deux artistes ; les multiples fausses couches et la douleur omniprésente, tout cela à cause de l’Accident – Frida a eu le corps transpercé par une barre en métal à la suite d’un accident entre un tramway et le bus où elle se trouvait ; les tableaux…
On (re)découvre cette artiste incroyable et on est ému par cet amour si intense entre ces deux énormes personnalités. .

Les simples
22,00
par (La Boîte de Pandore)
24 août 2019

L'histoire d'une petite communauté de bénédictines vivant tranquillement dans l'abbaye de ND du Loup, en Provence.
Nous sommes en 1584. Le nouvel évêque de Vence lorgne sur le matrimoine des moniales, qui s'enrichissent en commercialisant les remèdes de sœur Clémence, une herboriste de talent.
Autant dire que la quiétude des lieux et la relative liberté des moniales vont être mise à mal car la situation va vite dégénérer. Il est ici question de femmes qui guérissent - donc de sorcières : la porte est ouverte pour faire entrer le diable.
L'autrice est une conteuse hors pair, elle a le chic pour nous entraîner dans des univers différents à chaque nouveau roman.

L'Homme qui n'aimait plus les chats
par (La Boîte de Pandore)
17 août 2019

«les hommes, ça ne se force pas, ça se prend par la main.»

Un premier roman et une toute première publication pour une nouvelle maison d'éditions, Le Panseur, sise à Bourg-en-Bresse.
Les habitants d'une île s'aperçoivent un jour que tous les chats ont disparu. Une femme du continent arrive alors pour ramener ces bêtes disparues si mystérieusement. Mais les nouveaux chats s'avèrent être des chiens.
Un dilemme se se pose alors aux habitants : faut-il résister en refusant ces faux chats ou accepter de promener ces vrais chiens ?
Ce court texte peut se lire comme une fable aux allures de dystopie poétique. L'air de rien, l'autrice nous fait comprendre l'importance des mots et de leur manipulation. La langue utilisée est belle et l'objet l'est tout autant.
Un sans faute pour cette première !

Une joie féroce
par (La Boîte de Pandore)
17 août 2019

4 femmes «lumineuses, puissantes et déroutantes.»

Jeanne apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Le parcours du combattant commence, une guerre d'autant plus difficile à gagner quand votre compagnon vous quitte (trop «dur» pour lui). Jeanne va heureusement trouver le réconfort auprès de trois autres femmes : Brigitte, Assia et Melody. Ce début d'amitié va se muer en complicité quand elles organiseront un hold-up...
Certains.nes sont plutôt mitigés.ées avec ce nouveau Chalandon. Les puristes du roman policier pourront trouver que la mise en œuvre du casse manque de rigueur voire de réalisme. Pour moi, c'est une broutille. Il fallait bien cela pour aider Jeanne à gagner son combat.
Chalandon aborde le cancer de manière simple en nous faisant partager ce que vit Jeanne au quotidien : la fatigue, les effets secondaires, le regard et les commentaires des autres, la perte des cheveux, la peur. Et cela donne un côté salutaire au récit.
On retrouve certains thèmes récurrents dans les livres de Chalandon : la traîtrise (Matt, le mari de Jeanne, est le premier traître de cette histoire, qui en cache un autre...) et la culpabilité. Mais surtout, il y a son talent pour nous faire aimer ses personnages. Pour la première fois, Sorj Chalandon se met dans la peau d'une femme, qui va se transformer grâce à son «camélia» - c'est ainsi qu'elle nomme sa maladie - et c'est une émouvante réussite.