Laurence G.

Quand sort la recluse
Neuf 21,00
Neuf à prix réduit 21,00
par (Au moulin des Lettres)
11 mai 2017

Un nouvel épisode à savourer

Une construction narrative à tiroirs, des dialogues savoureux, des règlements de compte au sein de la brigade, des recluses en chair et en pattes et notre Adamsberg perdu dans les brumes du Moyen-Age: tout cela mis ensemble fait un excellent Fred Vargas!

Marx et la poupée
18,00
par (Au moulin des Lettres)
2 mars 2017

Un premier roman autobiographique plein de poésie, émouvant et drôle

Composé de très courts chapitres et structuré en 3 parties, les trois naissances de la narratrice, ce roman fortement autobiographique nous entraîne dans un double voyage, celui du pays de l'enfance, l'Iran, et celui du déracinement, la France. Aujourd'hui et hier se bousculent et se chevauchent pour raconter l'histoire d'une petite fille qui naît au début de l'ère Khomeiny et des manifestations qui feront basculer Téhéran dans une répression d'une extrême violence. A travers des portraits de proches et des images de lieux qui ont marqué fortement sa vie, Maryam Madjidi tisse un canevas fait de la mémoire familiale qui renvoie à celle d'un peuple tout entier: opposition politique, militantisme, résistance, emprisonnement, exil, repères à reconstruire de zéro...
Le parcours de ce "je" narrateur, toujours accompagné de la figure tutélaire de la grand-mère bienveillante, la "grande protectrice", nous est offert dans une langue imagée et poétique, souvent bouleversante, drôle aussi. Un livre qui est aussi un petit bijou...

Le dimanche des mères
par (Au moulin des Lettres)
15 février 2017

Un roman anglais remarquablement construit, tout en finesse

S'attardant tout particulièrement sur une journée de mars 1924, Graham Swift nous fait découvrir le quotidien et les pensées les plus intimes d'une jeune femme de 21 ans, orpheline « née indigente », et « placée » comme bonne très jeune dans une maison d'aristocrates anglais.
Après avoir retrouvé son amant, Paul Sheringham, fils de bonne famille, Jane se retrouve seule dans la demeure de celui-ci. Il lui a laissé en partant la clé de la maison et est parti retrouver la jeune femme qu'il doit épouser selon un mariage arrangé par leurs parents respectifs. Ce jour très particulier durant lequel Jane peut jouir exceptionnellement d'une liberté totale est en effet le « dimanche des mères », une tradition laissant aux domestiques une journée libre par an pour aller voir leur mère. Cette journée de retrouvailles avec son amant - dernière journée avant le mariage de celui-ci - puis la déambulation dans la maison, le retour à bicyclette dans la maison de ses patrons, et le drame qui va suivre, laisseront des traces indélébiles en Jane.
Grâce au récit du narrateur relatant par bribes la vie de ce très beau personnage, ce sont deux Jane qui cohabitent en fait durant tout ce court roman, en un subtil va et vient dans le temps: la jeune bonne audacieuse et, fait peu courant alors, dévoreuse de livres, et la femme âgée qui va dévoiler peu à peu au lecteur ses pensées, ses souvenirs et une fracture intime jamais révélée. Fouillant la mémoire de Jane, le narrateur va ouvrir au lecteur les portes intimes de celle-ci demeurées closes durant toute sa longue vie. Derrière ces portes, un amour interdit, des « livres pour garçons » empruntés dans la bibliothèque d'un maître bienveillant et dévorés avec passion, des pièces chargées de portraits de famille ou de bienfaiteurs, une bicyclette, le souvenir de fils perdus pour toujours pendant la Grande Guerre....
Le souvenir, le secret, le poids des traditions, le mystère que peut recéler un individu, tous ces thèmes parcourent ce roman admirablement écrit, tout en nuances et en finesse.

Article 353 du Code Pénal
par (Au moulin des Lettres)
14 février 2017

Une construction et une langue éblouissantes

Dense, parfaitement construit, voici le roman d’un drame intimiste et social. Le narrateur dévoile au juge qui l'a convoqué, dans un monologue savamment construit, le mobile d’un crime dont il est accusé et les rouages d’une arnaque dont est victime une petite commune bretonne. Le sort que la justice va réserver à ce pauvre hère, sa confession ainsi que la langue travaillée comme un bijou font du roman et de sa chute un éblouissement…

OURS QUI N'ETAIT PAS LA (L')

La Joie de Lire

16,90
par (Au moulin des Lettres)
6 février 2017

Un album original et réjouissant pour aider à se trouver!

Le héros de ce grand album cartonné est un ours brun et « très positif ». Voilà qui commence bien ! Notre ours, donc, est né d'un gratouillement ou plus exactement d'une « moyenne gratouille ». Il n'a pas de nom mais ce n'est pas très grave car il ne manque pas de questions et la première, il va la trouver dans sa poche, rédigée sur un petit bout de papier: "Es-tu bien moi?" . « Très bonne question » se dit-il avant de partir, muni de trois indices, à la découverte de son identité, de ce qui le différencie des autres et de ce qui fait qu'il est unique. S'il est un « ours très gentil , un ours heureux et en plus très beau », alors il sera bien lui...
Notre ours bonhomme et facétieux s'en va donc en sifflotant dans la « Forêt Merveilleuse » en quête de son propre Moi. Tout en se promenant, il observe la nature afin de comprendre si elle pousse quand il a les yeux ouverts ou fermés ; il écoute aussi les différents silences de cet endroit magique qui vient du temps de « il était une fois », humant au passage les senteurs des fleurs. Tous les sens en éveil, il chemine et va faire des rencontres successives avec les habitants de la forêt, de vieux amis en fait, comme il le lui apprendront, animaux aux noms improbables tels que « Pingouin Pénulième » ou « Vache Complaisante » -mais ne vous en étonnez pas trop, on vous a dit que c'était une Forêt Merveilleuse- . A tous, il posera une question qui l'aidera à continuer sa route et à confirmer peu à peu les trois hypothèses qui l'aideront à savoir enfin s'il est bien lui.
Le texte jouant beaucoup sur l'humour prête à la réflexion mais est aussi plein de poésie et d'une grande originalité tout comme le dessin et la composition; cet album est une ode à la lenteur, à la rencontre et à la nécessité du questionnement. Sait-on jamais qui on est? Un livre pour aider à se poser la question et pour essayer de trouver la réponse en se découvrant soi-même. Dès 6 ans.