Mutinelle

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Droguée de lecture depuis mes 9 ans, lorsque j’ai commencé avec « le club des 5″ de la bibliothèque rose et surtout les « Alice détective » de la bibliothèque verte, je n’ai pas arrêté depuis. J’ai lu de tout, les Harlequins des années 80 de maman, les classiques, les policiers, les livres de Pierre Belmarre, les Danielle Steel, je suis ensuite tombée le nez dans les livres d’Urban Fantasy et de Fantasy.

Je me balade toujours un livre dans le sac, et si je ne vous dis pas bonjour dans le bus, c’est juste que je suis trop occupée à lire

Osez 20 histoires de vampires et de sexe
Neuf 8,20
Occasion 4,50
14 juillet 2012

Erotisme et vampires

Il n’est pas la peine de rappeler que je suis une grande fan de vampires, pour ceux qui suivent le blog et qui me connaissent, je pense que c’est rentré:p Je n’ai rien non plus contre quelques scènes de sexe dans les livres que je lis, mais point trop n’en faut. Alors pourquoi lire un recueil de 20 nouvelles sur les vampires et le sexe ? Parce que je suis une vilaine curieuse !

Ce livre se compose donc de 20 nouvelles érotiques ayant pour thème commun les vampires, mais chaque auteur a sa façon bien personnelle d’aborder ce thème. On peut même regrouper ses façons en quatre catégories : basique, SM, amour et originale.
Commençons par le basique. Qu’est-ce que j’entends par là ? Que le thème abordé est celui qui revient le plus souvent dans les livres de vampires : celui-ci a besoin de sang pour survivre, la petite particularité ici et que vous trouverez ce besoin étroitement lié à celui du sexe. L’un ne va pas sans l’autre, le sexe primant parfois sur le sang.
Le SM, là aussi ce thème est assez communément associé à celui du vampire, qui se doit d’aimer le sexe violent. Quels auteurs savent exploiter ce filon avec brio.
L’amour, bein voui, certains de ses vampires tombent amoureux ou alors créé ce sentiment chez leurs victimes. Par contre, ils ont une façon bien a eux de vivre ce sentiment.
L’originale… ce sont là les nouvelles où les auteurs ont laissé libre court à leur imagination sans la brider et l’on trouve de tout, des vampires qui sortent de l’ordinaire, des pratiques les plus osées…
Je pense que si vous désirez lire ce livre, vous devez laisser tous vos aprioris de côté, et juste vous laissez porter par l’intensité de certaines scènes.
Bref, pour les amateurs de nouvelles érotiques, ce recueil permet de varier le style, en mêlant au sexe un peu de fantastique, les auteurs se sont ouverts à une myriades de possibilités.

Je le déconseille à ceux qui résument le sexe au premier samedi du mois (oui parfois j’aime les clichets) ;-) Par contre, si vous avez envie de changement, et d’exotisme/érotisme noir, ce livre est pour vous !
Je remercie les éditions La musardine pour la lecture de ce livre.

Enfants de la paranoïa tome 1

Shane Trevor

Michel Lafon

9,00
14 juillet 2012

Epoustouflant !

Une couverture toute jaune, un titre accrocheur, un résumé pertinent qui n’en dévoile pas trop et me voilà avec l’envie de lire ce livre. Il arrive dans ma boite aux lettres et n’a pas le temps de patienter bien longtemps, je finis le livre en cours pour me jeter dessus.

Joseph a 25 ans, il fait partie d’une armée, il y est soldat, il tue les gens qu’on lui désigne sans se poser de questions. Quels gens ? Ceux du camps adverse. Ils s’entretuent comme ça depuis des centaines d’années. Depuis tellement longtemps que les origines de cette guerre se sont perdues. Plusieurs légendes circulent, sans vraiment que personne ne sache quelle est la bonne. C’est juste devenu du œil pour œil, dents pour dents. Tuer avant d’être tué. Ils entrent dans le conflit à 18 ans, et n’en sortent plus. Pas de répit, pas de retraite possible. La seule contrainte étant les 4 règles à respecter scrupuleusement. Joseph est un bon soldat, il combat depuis 7 ans, sans se poser de questions, sans états d’âme… Jusqu’au jour où insidieusement les questions lui rentrent dans l’esprit, jusqu’à ce jour où une rencontre va tout changer…

Je pensais lire un peu de fantasy ou de la science fiction au vu de la 4ème de couverture, mais ce livre n’est rien de tout ça. C’est un thriller palpitant, qui ne m’a laissé aucun répit.
Il commence crescendo. Le personnage principal, Joseph, entame un journal intime à la demande d’une certaine Maria, et c’est par un récit à la première personne que nous allons faire sa connaissance. Je me suis de suite attachée au personnage, et pourtant ce n’était pas gagné d’avance, puisque la première chose qu’il écrit dans son journal, c’est un meurtre. Rien de bien trash, mais ça aurait pu suffire pour le cataloguer chez les antipathiques. Ce ne fut pas le cas. Joseph est un personnage vrai, sincère. Il croit en ce qu’il fait, il le fait parce qu’il le faut, pour venger la perte des membres de sa famille, pour protéger son clan… Comme un de ses amis le lui dit “Je ne dis pas qu’il faut tuer ou être tuer. Je dis que le mal, c’est soit eux, soit nous, parce que c’est impossible que tout le monde soit innocent. Et je sais sacrément que je ne suis pas mauvais, Joe“. C’est quelqu’un de très attachants, il a ses doutes, ses faiblesses et malgré le monde dans lequel il évolue, il est persuadé de faire le bien. Là où l’auteur a fait fort, c’est qu’il nous dépeint le portrait de quelqu’un de fort en apparence, qui finalement n’est que guimauve à l’intérieur. Ce n’est pas parce qu’on est un tueur au sang froid, qu’on n’a pas un cœur qui bat et des sentiments. Joseph est tout en nuances, et c’est ce côté tendre de lui qui va tout remettre en question. S’il ne s’était pas autant interrogé, le livre n’aurait surement pas eu lieu…
On découvre donc dans une première partie du livre l’organisation de clan, puis l’environnement proche de Joseph, ses amis, ses habitudes… avant de rencontrer le grain de sable qui va enrayer toute la belle mécanique mise en place par son groupe, ça tient parfois à peu de chose…
Le style de l’auteur est vif, concis, il ne nous alourdit pas la narration avec des descriptions trop longues, allant droit à l’essentiel, comme Joseph lors d’une de ses missions. Les événements s’enchainent sans nous laisser le temps de se poser, on suit les pas de Joseph avec le même stress, les mêmes questionnements, les mêmes doutes, les mêmes peurs. Je me suis rarement autant attachée à un personnage, malgré ses défauts on sent que Joseph est quelqu’un de bien, et on ne veut qu’une chose c’est qu’il réussisse ce qu’il entreprend.
J’ai rarement eu de coup de cœur sur mon blog (1 ou 2 de mémoire) mais celui-ci en est un. Pour les raisons évoquées plus haut : le personnage principal, la justesse du ton et de l’écriture, l’intrigue… Mais surtout pour la fin du roman. Fin que je ne voulais vraiment pas voir se réaliser mais qui présage un tome 2 tout aussi passionnant, surtout que je n’ai pas eu la réponse à LA question que je me suis posée dès le début de ma lecture. J’ai refermé ce livre, au milieu de la nuit, au bord des larmes, bouleversée. Tellement chamboulée que j’ai mis du temps à m’endormir et qu’il me trotte toujours dans la tête au bout de 2 jours.

Kara Gillian, T1 : La Marque du démon, Kara Gillian, T1
Neuf 8,70
Occasion 4,50
14 juillet 2012

Urban fantasy.

Kara est une invocatrice et une inspectrice mutée depuis peu à la brigade des homicides. Petite nouvelle, elle doit faire ses preuves auprès de ses collègues sur l’enquête de meurtres en séries rituels. Son avantage, c’est que le rituel « satanique » qui entoure ces crimes, elle le connait de part sa fonction d’invocatrice. Nous voilà donc sur les traces du tueur au symbole, elle est aidé par un mystérieux démon plus que charmeur et par un agent du FBI au regard plus que troublant… Allez hop, c’est partie pour une enquête saupoudrée de romance !

J’avais hâte de commencer ce livre, il fait partie de ceux publié par Milady qui me faisait bien envie (avec La fille du soleil noir, avis du tome 1 ICI, et Le sang du rock, avis du tome 1 LÀ) et je dois dire que j’ai un avis mitigé sur ce premier tome…
L’enquête par elle même est très bien, je me suis vraiment faite balader, allant exactement dans le sens où l’auteure voulait mener son lecteur, pour tomber encore plus des nues quand j’ai découvert le coupable ! Là franchement j’ai adoré ! Mais l’histoire tire parfois en longueur, certaines scènes auraient pu être plus courtes.
Le monde de l’invocation est aussi extrêmement bien expliqué, jamais je ne me suis sentie perdue, enfin si un peu avec le nom des démons, mais ça c’est ma mémoire qui a du mal à les imprimer, c’est encore autre chose.
J’ai trouvé que le personnage de Kara manquait un peu de profondeur, elle a du caractère, de l’humour et réagit intelligemment, mais j’ai trouvé qu’il lui manquait un petit quelque chose. Peut-être est-ce dû au fait que nous sommes en présence d’un premier tome qui doit aussi poser l’univers et présenter les personnages récurrents ? J’ai beaucoup aimé le personnage de la tante de Kara, Tessa, personnage haut en couleurs, légèrement caricatural, mais très attachant. Pareil, j’ai succombé au charme de l’agent du FBI Ryan Kristoff et à ses yeux verts hypnotiques, moins à celui du démon Rhyzkahl, mais je ne doute pas qu’il envoutera pas mal de lectrice.

Bref, malgré quelques bémol, je pense que je vais me pencher sur le 2ème tome avec curiosité pour voir si l’auteure me charme plus.

Une aventure de Marie-Adélaïde Lenormand, La sibylle et le marquis
14 juillet 2012

Polar révolutionnaire

Le résumé du livre m’avait de suite plu, une enquête policière avec une voyante, même en 1797 avait de quoi me séduire. C’est donc rapidement que je me suis plongée dedans.

Nous sommes 8 ans après la prise de la bastille est la république mise en place est plus qu’instable. Dans ce contexte politique houleux, des femmes sont assassinées de façon violentes. Mlle Lenormand, dite la Sibylle de la révolution (son surnom lui vient d’un des deux tomes précédents que je n’ai pas lu), voyante, a des visions de ces crimes. Ceux-ci étant en plus succeptibles de toucher une de ses amies proche et la main un peu forcé par un des hommes de mains de l’état, La Sibylle décide de mener l’enquête. Celle-ci va l’emmener à rencontre Sade, ce sulfureux auteurs à la mauvaise réputation.

J’ai commencé ce livre très enthousiaste, le style d’écriture de l’auteur, en accord avec l’époque, me changeait agréablement et les premiers soucis de vocabulaire passés, j’étais captivée. Mais j’ai parfois eu du mal avec la description de certains meurtres, où le sadisme évident ne nous est pas épargné. En même temps, ce livre ayant comme personnage le marquis de Sade, j’aurais dû le voir venir. Le marquis est ici totalement fantasmé par le talent de l’auteur, mais en parfait accord avec les écrits qu’on a gardé de lui. Seulement, je dois être trop sensible, car ces scènes m’ont parfois indisposées. Je me serais bien passée de la précision de certains détails.

La Sibylle, voyante officieuse, écrivain publique officiel, est loin d’être une caricature. C’est un personnage sensé qui sait tirer profit de ses visions et de ses talents. Elle les met au profit des la haute société. Lorsque les visions de ses crimes affreux commence à empiéter sur sa quiétude, elle n’a d’autre choix que de les utiliser pour les faire cesser.
La rencontre de la Sibylle et du marquis de Sade n’est pas sans manquer de piquant, pas mal d’humour et de mots d’esprit qui allège un peu l’atmosphère noire du roman.
L’enquête par elle-même est très bien pensée, malgré mes suppositions, j’étais dépendante du bon vouloir de l’auteur pour découvrir le ou les coupables. D’ailleurs, cette machination de meurtres est menée d’une main de maître.

Sur fond de révolution, où se côtoient personnages historiques romancé et personnages fictifs, Nicolas Bouchard nous emmène sur des pistes où l’amour, le sexe, la douleur et la vengeance sont étroitement liés.

La sélection

Cass, Kiera

R-jeunes adultes

16,90
14 juillet 2012

Pour faire rêver celles qui ont un coeur de princesse.

Allez, ça faisait longtemps, un peu de jeunesse par ici et bien évidement une dystopie. Oui je deviens définitivement fan !

Encore une fois les États-unis est victime d’une guerre destructive, le pays a perdu de sa gloire, est en piteux état, et surtout est devenu un royaume. Gouverné par un roi, le peuple est divisé en castes en rapport avec leur métiers, et elles n’ont pas toutes la vie facile. Afin de maintenir le moral du peuple qui subit pas mal de privation, la coutume veut que le prince se choisisse une femme parmi 35 jeunes filles issues de son peuple. Ce choix se fait lors d’un jeu télévisé et la compétition peut-être rude. America ne veut pas participer à ce jeux, mais convaincue par sa mère, la voilà qui postule et qui, à sa grande surprise, se retrouve sélectionnée. Elle n’a vraiment pas envie d’y participer, mais finalement, cette sélection lui réserve pas mal de surprises.

D’emblée j’ai été enthousiasmée par la couverture ! Ce bleu tendre et ces reflets de robe de princesse à l’infini ont trouvé échos avec la petite fille rêveuse qui sommeille encore en moi.
Une fois ouvert et commencé pareil, je suis tombée sous le charme d’América, qui malgré son caractère fort, cache un vrai cœur de guimauve, et qui se sacrifie pour sa famille et les gens qu’elle aime. J’ai aimé découvrir son univers à travers ses yeux et je me suis gentiment laissée guider.
Les personnages sont « fins », ils auraient pu facilement tomber dans la caricature, mais l’auteur a su éviter cela en nous les personnifie et pour certains nous les rend attachants.
Le style de l’auteur est fluide, j’ai avalé ce livre en 24h. Bien entendu parce que l’histoire d’America me passionnait, mais aussi parce que l’auteur va droit à l’essentiel sans nous abrutir de descriptions inutiles.

Le jeu par lui même n’est pas révolutionnaire, j’ai lu dans pas mal d’avis que ce livre était comparé à d’autres. Comparaisons que je ne reprendrais pas, puisque je ne les ai pas trouvé. Ce livre reprend certains traits communs à tous les livres de dystopie et pour moi ça s’arrête là.
Par contre, là où j’ai agréablement surprise, c’est par l’histoire d’Amour (et nan, j’vous dirai pas laquelle). Moi qui suis réticente à tout ce qui est mielleux et mièvre, j’ai totalement été sous le charme de l’histoire d’amour vécue par America. J’ai trouvé qu’America n’était pas transformée par le jeu, ni par l’histoire et qu’elle restait fidèle à elle même.

Comme vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre, j’ai même été très frustrée en le terminant, ce qui est annoncé pour le tome 2 me donne envie de connaître la suite tout de suite, mais il va malheureusement falloir que j’attende un peu…