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Collectif des lecteurs masqués

Les lecteurs masqués œuvrent incognito...et viennent se greffer aux librairies en poste afin de vous apporter les critiques de leurs dernières lectures.

Neuf 16,00
Occasion 6,93
par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
23 janvier 2019

Neverland ne se lit pas comme une complainte nostalgique du charme révolu des jours anciens. Il est plutôt une invitation à revenir (ou s'attarder) aux sources des sensations pures de l'enfance, à distance discrète de la pensée adulte et raisonnable oublieuse des émotions.
Aux confins de la mémoire et de l'imaginaire, il y a du Peter Pan et du petit Prince dans l'air, une manière d'être au monde qui ne se quitte pas nécessairement avec l'enfance. Neverland est une délicate perle littéraire écrite dans une langue douce, poétique et musicale.
Joli moment à partager.

Neuf 17,80
Occasion 16,77
par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
23 janvier 2019

Décevante, cette Femme à part, aprés le bouleversant Attachement féroce qui retrace les blessures d'enfance de l'auteur. Ici, le ton se veut plus intellectuel, presque mondain, quelque chose d'authentique se perd, et l'on décroche assez facilement des déambulations new-yorkaises de V. Gornick, un peu nombriliste, un peu complaisante, un peu désabusée et qui semble se prendre un peu …..au sérieux ….. Dommage .

Gallimard

22,00
par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
26 octobre 2018

A l'asile de Sharston en 1911, la société enferme les Indésirables et les indigents, et la violence institutionnelle suinte des murs. Qui peut croire qu'il existe une salle de bal lumineuse au plafond de noyer blond voûté, où un jeune médecin musicien bien étrange, en proie à ses propres démons, fait danser tout le monde un vendredi par semaine? Et Schubert libère les âmes naufragées.....
Galerie de portraits où l on croise, entre les ''niaiseux'' et les soignants patibulaires, un Irlandais ''disetteux'', discrètement mélancolique et qui sent la terre, une vieille femme coiffée de 2 couettes perdue en enfance, et une grande fille de bonne famille, dérangeante et ''toute de travers'' puisqu'elle lit trop.
Et puis, Ella, qui ne sait ni lire, ni écrire, ni danser mais qui a, comme l'hirondelle, '' quelquechose en elle de sauvage et de léger, fait pour voler''.

Fiction poignante, mais sans pathos, où l on entend aussi ce que Anna Hope ne dit pas:. Un plaidoyer sensible pour le respect de la différence, où les fous ne sont pas toujours du côté que l'on veut bien croire .

Neuf 23,50
Occasion 13,79
par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
26 octobre 2018

On n'en finit jamais avec les blessures d'enfance sauf peut-être à refaire le chemin à l'envers, et à reconstruire autrement le damier des ombres et des lumières de l'histoire familiale, meurtrie par la Grande Histoire .

Une écriture poétique et contrastée: d'un côté, les climats et paysages inhospitaliers de Norvège, des îles Shetland battues par les flots et les vents, et de nos tristes cimetières de la Somme avec tous nos soldats . De l'autre, la fragilité touchante des humains en quête de sentiments authentiques, et d harmonie profonde avec la nature qu'elle soit hostile ou bienveillante. Des êtres, qui, au milieu du chaos, savent pourtant fleurir les tombes avec des fleurs de pomme de terre.....et c'est triste et beau.

L' histoire est difficile, et pourtant, ça sent bon le bois, les embruns, et la laine mouillée des agneaux, comme un hymne à la vie, un espoir, comme ces bébés- arbres transplantés de la Somme qui repoussent vaillament, loin de chez eux.
Une belle surprise de lecture.

Éditions Gallmeister

Neuf 23,20
Occasion 5,00
par (Librairie-Papeterie Peiro-Caillaud)
26 octobre 2018

Si vous n'avez jamais navigué, lisez ''Face au vent'' comme une initiation à la voile, poétique et …...sans mal de mer! Quant aux navigateurs, ils retrouveront, mêlés au jargon des marins leurs rêves assoiffés d' un ''Ailleurs'' chatoyant et inaccessible, et cette passion de la mer qui rassemble des êtres improbables, des voileux impénitents, de drôles oiseaux aux cheveux poisseux de sel ébouriffés et rugueux, au coeur gros comme ça ….
Et chacun entend aussi, comme le vent inlassable qui fait chanter les haubans, la quête nostalgique d'un autre ventre maternel pour bercer encore des enfants devenus vieux.