Débâcle

Actes Sud

Neuf 23,00
Neuf, précommande 23,00
par (Librairie Le Grenier )
12 janvier 2018

Débacle

Bovenmeer, petit village flamand. Eva, Pim et Laurens sont les trois seuls enfants à naître en 1988. Rapidement, ils deviennent inséparables, connus de tous comme Les trois mousquetaires, toujours fourrés les uns chez les autres (enfin surtout chez Pim dont les parents, agriculteurs, possèdent un vaste terrain où ils peuvent laisser libre cours à leur imagination.).

Aujourd’hui Eva a une trentaine d’années, une vie plutôt maussade et un souvenir qui la hante, celui d’un été de canicule. Les garçons avaient conçu un plan : faire se déshabiller les filles du village. Pour cela, Eva leur apporterait une énigme à résoudre (suffisamment compliquée). L’énigme résolue et c’était 200 euros à la clé. Par contre, à chaque question posée, un vêtement serait enlevé..

Première claque de cette rentrée : j’ai reçu Débacle comme un uppercut tant son atmosphère est particulière et prégnante. En nous en parlant, Emilie, notre représentante Actes Sud, faisait référence à Strip-tease. Vous vous rappelez cette émission documentaire, sans voix off , qui se déroulait souvent dans le nord ou en Belgique? Il y avait parfois une certaine misère sociale, de celle qui vous fait vous sentir mal à l’aise, le rouge vous montant un peu aux joues, vous sentant certes un peu voyeur mais aussi dévasté. Il y a un peu de ça dans Débâcle, cette misère et cette détresse, le tout raconté avec un écriture très réaliste (âmes sensibles s’abstenir). Et c’est un énorme coup de cœur.

Taqawan
20,00
par (Librairie Le Grenier )
11 janvier 2018

Taqawan!

« En langue mi’gmaq, on nomme « taqawan », un saumon qui revient dans sa rivière natale pour la première fois. Il passe de une à trois années en mer (…) mais avant de revenir, il lui faut éclore et survivre ». Basé sur un fait réel – la crise violente du 11 Juin 1981 qui opposa les Indiens Mi’gmaq aux trois-cent policiers de la Sûreté de Québec – Eric Plamondon nous plonge au cœur d’une révolte amérindienne, celle d’un peuple millénaire bafoué. De courts chapitres, taillés pour en faire des uppercuts, donnent à ce récit, un rythme à la fois trépidant et poignant, qui n’épargne personne. Quatre regards nous font traverser ces jours qui invoquent à la fois la résilience, la résistance, la beauté sauvage et le mépris de l’âme humaine. Plamondon y pose ainsi le contexte politico-social du Québec des années quatre-vingt, ce qu’il est advenu, ce qu’il advint. Il y convoque l’histoire des premiers temps de ce peuple nomade, ses coutumes, ses croyances et puis ce nom de « Restigouche » qui cerne alors un espace sur cette vaste et froide terre qui n’a pas encore pour nom Gaspésie. Puis nous replongeons et partons vers les courants contraires: celui d’Yves qui, au lendemain des violentes émeutes, décide de résister, celui d’Océane qui subit et brave, celui de William qui un jour sort du bois pour faire entendre sa voix -et par la même sa violence nécessaire- et celui de Caroline qui va sortir des eaux douces pour se « rendre compte ». Ces quatre vies vont se croiser durant ce violent mois de Juin et ensemble, ils remonteront cette rivière des larmes pour continuer à vivre et/ou à survivre. Taqawan m’a nourri l’âme et littéralement transportée. Si, comme le note Plamondon via la voix de Camus, « toute forme de mépris si, elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme », alors Taqawan vous montrera la beauté du mot « résistance » et de la nécessité de la lutte. Un énorme et grand coup de cœur!. Viva Janvier et belle année 2.018 à vous, que les lectures vous portent!

Fanny.

Tiens ferme ta couronne, Prix Médicis 2017

Prix Médicis 2017

Gallimard

20,00
par (Librairie Le Grenier )
7 décembre 2017

Tiens ferme ta couronne

Tiens ferme ta couronne, oui, la tenir fermement et avancer dans le dédale qu’est une vie. Comment écrire simplement sur ce roman ? That is the question dear ! Déjà, c’est une histoire où je me suis sentie bien : j’ai ri, compris, appris, ressenti. Le héros de Yannick Haenel est un Dude qui vit dans sa « grotte livresque ». En décalage avec l’incessante folie de notre monde, notre héros vogue sur son amour absolu des mots (il y convoque Melville, Kafka, Lowry, Joyce, Proust, Dostoïevsky…), ses pensées sont comme des strike et ses aventures (sortir au restaurant, sortir Sabbat le chien, sortir tout court) comme des spare. Oui, j’en reviens à l’étymologie du Big Lebowski mais il a cela en lui ce Jean Deichel : cette « Dude attitude », quoique plus angoissée et donc ô combien comique. Car lui aussi est dans l’Absolu avec un beau grand A et, par cet Absolu, le personnage entraîne le rire. C’est cette « rigolade » qui donne un rythme à ce récit qui est, tout à la fois : réflexion sur l’âme humaine, histoire loufoque sur l’inadaptation fondamentale des êtres humains à l’existence, panégyrique du film Apocalypse now, rencontre du septième Art en compagnie de l’énigmatique Michael Cimino (« découvreur », d’ailleurs, de Jeff Bridges, la boucle est bouclée:), essai sur la littérature dans le cinéma (et inversement), road-trip dans les rues de Paris (ville qui hoquette alors entre attentats, rencontres hautes en couleurs, mort de David Bowie et descente de Crs), vision métaphysiquo-mythologique d’un daim blanc et… histoire d’amûûûrrr qui remet droit notre personnage, cet endroit où il tait le rythme des mots pour suivre celui du corps de Lena. Tout cela dans un style vif et une composition digne d’un grand chef d’orchestre : chacune et chacun tient ferme son univers, rien ne se perd et tout se tient.Yannick Haenel bouscule les codes du récit, il nous donne à tenir notre couronne étincelante et finalement à croire, malgré tout, à notre feu intérieur. Un roman inclassable et incroyable !.

Fanny

Me voici
24,50
par (Librairie Le Grenier )
30 novembre 2017

Me voici

L’autre soir, en rentrant du travail, je tombe sur cette émission de radio très chouette, La dispute. Je ne sais pas si vous connaissez mais, en gros chaque soir des critiques se réunissent pour critiquer (bah oui, c’est leur job!) des films, des bouquins, des performances etc. En gros, c’est un peu Le Masque et la Plume, le show et la mauvaise foi en moins (bon, du coup c’est un peu plus sérieux.). Enfin bref, je tombe sur la chronique de Me Voici, de Jonathan Safran Foer, que j’ai lu il y a un mois (je suis super à la bourre sur mes chroniques, si vous voulez avoir du récent, il faut venir à la librairie.). Et là, je me me dis, faites qu’ils l’aiment, faites qu’ils l’aiment, parce qu’on est toujours rassuré lorsque d’autres lecteurs partagent notre avis. Et là, ils arrivent vraiment à mettre en mots tout mon ressenti : l’ambition de Safran Foer, son humour, la profondeur de ses personnages. J’attendais Me voici avec impatience (Quelle impertinence de choisir ce titre, alors que plus de 10 ans se sont écoulés depuis son précédent roman Extrêmement fort et incroyablement près!). Je me rends compte que je ne vous ai même pas raconté de quoi il s’agissait. Et mon post est déjà bien long. Je peux juste vous dire que c’est pour moi, un des meilleurs romans de la rentrée, que j’ai ri et que j’ai aussi été émue aux larmes, que même si Safran Foer met en scène une famille juive New-Yorkaise au bord de la crise de nerf, on s’y retrouve tout à fait tant les thèmes qu’il aborde sont universels. Je vous mets donc le lien vers l’émission ;). Et surtout, n’ayez pas peur des 740 pages, il y a beaucoup de dialogues et Safran foer a un vrai sens du rythme!

La Sélection - T1

Cass Kiera

R-jeunes adultes

16,90
par (Librairie Le Grenier )
16 novembre 2017

La sélection

Cassandra 17 ans est parmi nous depuis bientôt 3 semaines pour un stage dans le cadre de son CAP vente et aide à la personne (2ème année). Elle nous partage un de ses coups de cœur.
Le roman de Kiera Cass la sélection est vraiment mon coup de cœur j aime tout dans ce roman .

L’histoire raconte dans un pays les Etats Unis une monarchie de caste est restitué par Gregory Illea un ancien roi. Un jour on annonce à la télé « la sélection » de 35 filles entre 16 et 17 ans nées de castes différentes pourront être dans la sélection si le prince Maxon les choisit. Une seule candidate sera couronnée, princesse .

J’ai beaucoup aimé aussi la façon dont elle écrit, comment elle décrit les personnages et les différentes robes, fleurs, banquets ,on se croirait dans le palais avec America la reine le roi et le prince Maxon et les autres concurrentes. Comment l’histoire se déroule me fait penser à une télé-réalité beaucoup plus sophistiquée .

Voila j’espère que ça va vous plaire car moi je suis à mon 3 ème tome et j’accroche toujours et toujours hâte de savoir qui va se faire éliminer et qui sera la princesse de Maxon et comment America, l’héroïne du roman, voit la concurrence et la vie au palais.

série terminée en 5 volumes.

Cassandra

à partir de 13 et 14 ans