Évelyne L.

In Waves

Casterman

23,00
par (La Promesse de l'aube)
1 octobre 2019

Coup de coeur de Bilal

Aj Dungo signe un récit autobiographique sous la forme d'un roman graphique au dessin léché, impeccable et élégant. Il y narre à la fois la vie avec Kristen, sa chère et tendre, mais également, en teinte sépia, l'histoire de leur passion commune : le surf. Ces détails bien documentés sur la discipline venue de Hawaï'i sont autant de bouffées d'oxygène entre deux moments autobiographiques. Emouvant et esthétique !

Le Bal des folles
18,90
par (La Promesse de l'aube)
28 septembre 2019

Coup de coeur de Laëtitia

Ce n'est pas tant le bal qui est au cœur de ce premier roman, que la vie de ces femmes au XIXème siècle. Ces femmes au destin terrible, tellement attachantes. Elles sont enfermées. La psychiatrie encore à ses débuts semble connaître de grandes avancées avec le Professeur Charcot. Pourtant, dès les premières pages, la question se pose : sont-elles réellement folles ?

La Mer à l'envers
par (La Promesse de l'aube)
28 septembre 2019

Coup de coeur de Laëtitia

Comment la vie d'une quadra parisienne va être bouleversée par la rencontre d'un jeune migrant, en pleine mer. Une belle mise en abyme de la vacuité de nos vies modernes, face à la détresse humaine, avec une pointe de cynisme et d'ironie plutôt bienvenue.

UN LIVRE DE MARTYRS AMERICAINS
par (La Promesse de l'aube)
28 septembre 2019

Coup de coeur de Laëtitia

Joyce Carol Oates décortique au scalpel les deux camps qui se déchirent autour de la question difficile de l'avortement aux Etats-Unis. Qui sont les martyrs ? Comment leurs convictions viennent-elles détruire leurs familles ? Deux extrêmes s'affrontent et l'auteur s'efforce de ne pas prendre parti. Un livre puissant et prenant, bouleversant d'humanité, qu'on a du mal à lâcher.

Le Ghetto intérieur
par (La Promesse de l'aube)
28 septembre 2019

Coup de coeur d'Evelyne

Amigorena nous raconte Vicente, son grand-père, juif, ancien officier polonais, épris de culture et de langue germanique, et qui a fui en Amérique Latine dans les années 20. A l’époque, Vicente fuyait les progroms, un peu, mais surtout sa famille qui lui pesait, persuadé qu’il ne pourrait devenir lui-même que loin de ces gens qui l’étouffaient, notamment sa mère. Longtemps, bien qu’il soit devenu plus argentin que les Argentins, il sera nostalgique de la grandeur de la Pologne et de la culture allemande… et puis, peu à peu, les nouvelles arrivent d’Europe : Vicente a du mal à y croire ! Il invite mollement sa mère et son frère à le rejoindre en Argentine mais n’insiste pas car sa vie lui plait telle qu’elle est. Quand il comprend l’ampleur de l’horreur nazie, il est trop tard : le ghetto de Varsovie a déjà avalé sa famille. Vicente en deviendra muet, de stupeur, de culpabilité…
Non pas un énième roman sur la Shoah mais un roman sur un sujet moins souvent traité : la culpabilité des survivants et les effets de cette culpabilité sur les générations suivantes.