www.leslibraires.fr

Nathalie -.

Claudio MORANDINI

Anacharsis

21,00
par (Librairie Page 36)
14 octobre 2021

Les oscillants

"Les oscillants" de Claudio Morandini, traduit de l'italien par Laura Brignon, conte l'histoire de deux villages d'une même vallée, Crottarda et Autolor, l'un quasiment toujours à l'ombre, l'autre très ensoleillé.
La narratrice, jeune ethnomusicologue, revient à Crottarda, où elle passait ses vacances petite, pour étudier ces chants qu'elle pense des bergers, qu'elle seule entendait.
Elle découvre et apprend la rivalité nourrie qui existe entre ces deux villages, à force d'échanges qui deviennent de plus en plus laconiques, voire hostiles avec les uns et les autres.
Bernardetta, jeune adolescente, solitaire et fantasque, ne la lâche pas d'une semelle, l'accompagne dans ses recherches.
Pourtant, indéniablement, un lien profond s'installe entre elles.
Cette vallée, pleine de mystère semble aspirer peu à peu la chercheuse. Elle se sent en danger, puis tombe malade. Pourra-t-elle échapper à ce lieu qui semble vouloir l'engloutir autant que la rejeter ?
Des personnages étranges qui forment une communauté fermée, la rusticité, la nature déployée comme monde opaque, quasiment fantastique, transportent dans un ailleurs dont on ne peut échapper, tant on est piqué de curiosité.

Larry Tremblay

La Peuplade

18,00
par (Librairie Page 36)
11 octobre 2021

Tableau final de l'amour

C'est bien Francis Bacon et son amoureux, jamais nommé dans le livre que vous voyez sur la photo de couverture.
Tableau final de l'amour, c'est le titre que le peintre donne à un de ses tableaux, le dernier existant inspiré par l'amant et modèle. Ce n'était pas habituel pour lui que de poser titre.
La vie de Francis Bacon, écrite par Larry Tremblay, par le prisme de cet amour dont tout le sens surgit bien tard (trop tard ?) au peintre. Et ce qu'il l'a fait devenir, dans sa peinture, dans ce qu'elle devait exprimer directement à qui voulait voir, saisir instantanément.
Après la fin tragique de cet amour, le peintre continue de peindre, malgré la peur de ne plus pouvoir. Il peint autrement, dans la même direction, celle seule qui l'a fait peindre.
Ce livre est d'une grande beauté et dans le style et dans les choix à donner à percevoir Francis Bacon, son chemin à peindre, son originalité naturelle et profonde. C'est un homme qu'on aurait voulu voir, juste voir pour le regarder être, sans l'approcher, sans qu'il puisse nous voir.
Cette couverture dit absolument tout de l'ouvrage, autrement.

par (Librairie Page 36)
8 octobre 2021

La vérité sur la lumière

Étrange objet, obscur et merveilleux à la fois.
Tout part du mot élu le plus beau par les islandais, celui de "sage-femme" : ljosmodir, mère de lumière.
Voici d'autres mots, jetés pêle-mêle, pour dire un peu tous les champs de possibles que donne à saisir un peu ce livre. Ça tombe bien, Audur Ava Olafsdottir aime bien faire des liste dans "La vérité sur la lumière".
Bébé.
Tempête.
Étoile.
Poussière.
Mort-né.
Naître.
Mourir.
Planète.
Vie.
Mort.
Animal.
Instinct.
Aurore.
Vulnérabilité.
Fragilité.
Coincidences.
Hasard.
Oiseau.
Ciel.
Terre.
De lire, une alchimie propre à chacun se crée.
Cet ouvrage a l'art de faire resurgir à notre conscience ce que nous ne sommes pas : le centre du monde.

par (Librairie Page 36)
5 octobre 2021

Avant que j'oublie

L'ouvrage commence par le décès du père.
Et puis, surgissent dans le temps où s'organisent les funérailles et tout ce que ça implique, les souvenirs de lui.
Sa fille Anne, nous donne à le percevoir, ainsi que leur relation père-fille, singulière.
Vous me direz, toutes ces relations le sont, voire même sont-elles uniques. Il reste que là, on sent une complicité induite aussi par l'humour.
Et puis, il y a tout ce que Anne ne savait pas, qu'elle découvre dans cet "après sa mort", donnant le père à redécouvrir.
C'est une écriture qui titille, d'aller au cœur du sujet intime, tout en étant subtile, juste et délicate, pleine de pudeur. L'auteure parvient à cette alchimie particulière qui mêle à la fois profondeur et légèreté. C'est un livre délicieux, plein de poésie.

Éditions de L'Olivier

17,00
par (Librairie Page 36)
4 octobre 2021

Blizzard

C'est un premier roman. Ça se passe en Alaska.
Le blizzard est là, terrible, et Bess, jeune femme perdue qui ne cesse de fuir, a lâché la main de Thomas, le petit garçon dont Benedict lui a confié la charge.
Elle le perd.
On craint poindre la tragédie à chaque page.
On s'inquiète de ce qu'est devenu ce gamin.
Alors, on lit, patiemment pour savoir, plein d'espoir.
Quatre personnages, Bess, Benedict, Cole, Freeman racontent le cours de l'évènement, ce qu'ils savent des protagonistes, chacun leur tour au fil des chapitres courts.
Surtout ils se racontent.
Et l'on est saisi de savoir qui se cache derrière chacun de ces hommes et femme venus s'échouer là, pour se cacher, pour la solitude, dans la rudesse à vivre, espérant trouver la possibilité d'êtres oubliés et tranquilles peut-être enfin.