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Nathalie -.

Roman

Éditions Gallmeister

Neuf 26,20
Occasion 14,00
Conseillé par (Librairie Page 36)
7 mars 2022

Ce qui vient après

Daniel et Jonah étaient deux jeunes adolescents, amis d'enfance. Daniel a été assassiné par Jonah qui s'est ensuite suicidé.
Isaac, le père de Daniel évite soigneusement sa voisine Lorrie, la mère de Jonah.
Et puis, apparaît Evangeline chez Isaac. Gamine de seize ans, enceinte, qui vient chercher refuge. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est qu'elle a briévement connu les deux garçons. Autour des soins à apporter à Evangeline, Isaac et Lorrie vont s'accompagner et peu à peu, à force de ce qui s'impose, mieux comprendre ce qui est advenu. De souvenirs surgissants en éléments qui se découvrent, la réalité des faits s'impose. Que deviendra chacun d'eux, à la lumière de la brume du mystère qui disparaît ?

C'est un ouvrage dur bien que sensible, où l'on saisit combien les êtres peuvent apparaître autres que ce qu'ils sont en profondeur. Les souffrances se disent quand acculé, celui qui les porte ne peut plus les contenir seul. Des silences et ceux autour qu'il faut mieux voir pour comprendre, dans la patience du temps que ça prend. Et la nature, immense, omniprésente, où la violence s'exprime, où les cadavres se trouvent, amenant à penser combien les lieux conditionnent aussi les êtres.
Sans oublier un rapport au divin, porté par les pratiques quakers, qui peut surprendre et marque le déroulé de l'histoire, et les réactions de certains personnages, surtout Isaac.

Traduction de l'américain par Sophie Aslanides.

Conseillé par (Librairie Page 36)
5 mars 2022

les Haïkus du peintre d'éventail

On imagine un silence intérieur, la place pour percevoir la vie qui se vit, sa cacophonie, sa multiplicité, son mouvement incessant.
Et le calme de celui qui capte, qui transforme la réalité en mots.
Mots qui forment haïkus comme restituer la vie autrement, comme la montrer pleine le temps de l'instant de lire.
C'est beau, puissant.
Ça vous renverse à l'intérieur.
Pirouette des sens en joie.

Un Haïku,

Des bleuets partout
l'enfant hésite à s'asseoir
les yeux dans l'azur

Et puis, un autre

Rêvant d'être libre
l'esclave remue ses chaînes
pendant son sommeil

Conseillé par (Librairie Page 36)
5 mars 2022

Les Haïkus du peintre d'éventail

On imagine un silence intérieur, la place pour percevoir la vie qui se vit, sa cacophonie, sa multiplicité, son mouvement incessant.
Et le calme de celui qui capte, qui transforme la réalité en mots. Ils forment haïkus comme restituer la vie autrement, comme la montrer pleine le temps de l'instant de lire.
C'est beau, puissant. Ça vous renverse à l'intérieur. Pirouette des sens en joie.

Un Haïku,

Des bleuets partout
l'enfant hésite à s'asseoir
les yeux dans l'azur

Et puis, un autre

Rêvant d'être libre
l'esclave remue ses chaînes
pendant son sommeil

16,00
Conseillé par (Librairie Page 36)
2 mars 2022

Partout le feu

En écho au texte,

Lætitia, Laeti donne des surnoms à ceux qui l'entourent
ceux avec qui elle milite, Taupe, Fauteur, Thelma, Dédé, Le chauve...
sa famille, La sœur( jumelle), Pépou, Mémou (décédée), Mamipié
ceux avec qui elle bosse, Nedj, Balec
tout ce petit monde dans l'est
en Lorraine
où l’État veut enfouir les déchets radioactifs de France
ses proches sont inquiets parce que
Lætitia est inquiétante
recouverte peu à peu d'eczéma
elle écoute Nick Cave
parle de Wild Plants
sait le pathétique de notre temps
le dénonce
parce que voué à la consommation
par tous les moyens possibles
bariolée de discours écologiques
quand tout semble trop tard de toute façon
elle inquiète Lætitia jusqu'à l'ultime moment
de tout voir, de rien laisser passer
elle milite
d'actions ponctuelles, conjuguées
obsédée par la catastrophe climatique en cours
et puis, le grand incendie final

Texte haletant, qui se lit en apnée, qui est beau autant que dur à dire, parce qu'il peut se dire.
Une désespérance, un dégoût, un appel à réagir nous prennent à la gorge. Et on ne peut pas dire qu'on ne voit pas, qu'on ne sait pas. On voit, on sait. On y va.

Conseillé par (Librairie Page 36)
1 mars 2022

La patience des traces

Simon est devenu psychiatre puis psychanalyste. Au présent du récit, il éprouve le besoin impérieux de faire une pause dans l'exercice de sa profession. Après s'être concentré sur son travail à écouter les autres, il sent la nécessité de se pencher sur sa propre histoire, sur ses blessures passées qui l'ont fait devenir ce qu'il est aujourd'hui ; un être bloqué. Pour se faire, il demande à son ami Hervé de lui organiser un séjour ailleurs où il pourrait se laisser porter par le lieu, les êtres rencontrés, la vie qui s'y déroulerait.
Il part au Japon, plus particulièrement, se rend aux îles subtropicales de Yaeyama, où il rencontre un couple délicieux, Madame et Monsieur Itô, réparateurs d'âmes dans l'exercice de leurs passions et d'autres êtres hauts en couleurs.
Rien n'est laissé au hasard dans la mise en oeuvre de l'histoire qui nous est poétiquement contée par Jeanne Benameur. Les êtres effleurés qui sont de l'histoire de Simon, nous sont livrés en profondeur. Les signes, a priori anodins, délivrent peu à peu tout leur sens. Les bessures s'apaisent dans la douceur, dans la lenteur, dans les silences, dans la beauté des gestes et la patience.
C'est un texte qui touche une forme d'idéal, qu'on aimerait percevoir mieux dans la réalité.