Magali

La Grande escapade
par (Fontaine Luberon)
2 octobre 2019

Dans les années 70 la société change et chacun essaie de se positionner dans ce nouveau monde;les femmes affirment peu à peu leur indépendance,les hommes se débattent avec leur virilité,la victoire de Mitterrand se profile,l'éducation tente de nouvelles pédagogies.
L'auteur,dans ce livre tragi-comique, fait revivre parfois avec amusement ceux qui ont connu ces nouvelles expériences et permet aux plus jeunes de se faire une idée des suites de mai 68 ,cette époque dont l'influence fut plus culturelle que politique.
Un vent de liberté souffle dans ce roman,il bouscule les convictions des personnages et entraîne des situations cocasses ou dramatiques.

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Tous, sauf moi
24,00
par (Fontaine Luberon)
10 mai 2019

Dans son oeuvre romanesque,Francesca
Melandri décrypte l'histoire de l'Italie à travers des moments mal perçus ou oubliés.Cette fois,elle s'attaque à la colonisation de l'Ethiopie dès 1936 insufflée par Mussolini.Tout est décrit avec minutie : la cruauté des chemises noires,l'asservissement de très jeunes femmes,la lèpre qui touche cette population fragile et malmenée,la gabegie des administrations italiennes qui devaient censément construire des routes,des villes...
Un des héros,Attilio Profeti,jeune homme gâté par la vie, s'engage dans l'idée d'apporter la civilisation à ces peuples lointains.Il ne prend pas part aux exactions mais plus perfide il donne des conseils judicieux aux conséquences effroyables,il observe sans juger même cet "anthropologue" qui collecte les mesures anthropométriques des populations et qui en tire une doctrine suprématiste. L'auteure confronte cette situation à celle de l'immigration actuelle.La fille d'Attilio découvre le passé colonialiste de son père et l'existence d'une famille qui n'a pas pu venir en Italie,le métissage étant interdit.Roman très fort,des passages d'une immense cruauté,d'autant plus cruels qu'ils sont historiquement justes.

Le Bracelet
23,00
par (Fontaine Luberon)
17 août 2018


Le père du jeune Carl, juif converti
au christianisme, ne sera pas épargné
par une Allemagne nazie sans nuance. Sa
famille sera sauvée par la fuite et
entamera un long périple, jusqu'à
Shanghaie, une ville pas forcément
idéale, mais qui se révèlera une terre
d'accueil.
Le choix du retour en Allemagne se
posera après la guerre et le fils refusera de rejoindre ce père,survivant
de Dachau, mais qui a abandonné sa
famille. L'intrusion de l'Histoire, dans sa vie heureuse et rangée, sous la
bannière des Etats-Unis, va boulverser
son existence.
Ce roman, subtilement construit, distille les indices, sans dévoiler un
retournement inattendu. Lisez vite ce
beau roman qui nous confronte à de
fortes interrogations morales.

Et l'amour aussi a besoin de repos / roman
par (Fontaine Luberon)
1 juin 2018

"L'amour,la poésie triomphent de tout, sauf de la guerre". Sous le troisième Reich, la Yougoslavie se retrouve annexée. C'est dans une ville slovène, dominée par la présence allemande, que Sonja, une jeune fille naïve et fragile va tenter de sauver son amoureux, entré en Résistance et arrêté. La guerre et l'idéologie nazie vont brouiller les cartes et diviser les slovènes. Ceux qui sont pro-allemands prennent leur revanche. Dans cette atmosphère trouble et pesante, les personnages tentent de
choisir leur destin et se retrouvent obligés de subir ce qui peut les détruire. Drago Jancar nous livre un roman intense, terrible et lyrique, où la poésie console les personnages mais ne les sauve pas des bourreaux, qui s'imaginent au-dessus de tout alors qu'ils ont perdu leur part d'humanité.

Le théâtre de Slavek
par (Fontaine Luberon)
4 avril 2018

Slavek vit à Prague en ce début du XVIIIme siècle, entouré et choyé par ses parents. Un accident va le priver de l'usage de ses jambes, mais il a une telle confiance dans la vie et grâce à l'aide de son entourage, il tombe amoureux de l'univers du théâtre et devient le maître des lumières afin d'apporter aux spectacles une profondeur qu'accentue l'éclairage à la bougie. L'auteur qui connaît bien Prague pour y avoir vécu, nous fait partager les guerres, les épidémies, le destin de la communauté juive, l'histoire de la ville à laquelle le personnage est très attaché. Il témoigne de son goût pour la sculpture, l'architecture, l'artisanat aussi. Il symbolise tout le débat sur l'homme au XVIIIme siècle, tolérant, ouvert sur les autres et sur la culture.