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Thierry L.

https://www.librairie-sainte-hortense.fr

par (Librairie Sainte-Hortense)
16 septembre 2022

A quinze ans, Lisa a subi un viol. Le responsable présumé est rapidement identifié. Un peintre-platrier possédant déjà un casier judiciaire. Il nie les faits, mais est néanmoins jugé coupable. Condamné à dix ans de prison, il fait aussitôt appel.

Pour le deuxième procès, Lisa est désormais majeure et ne veut plus de l’avocat choisi précédemment par ses parents. Elle préfère être défendue par une femme et vient trouver Maitre Alice Keridreux, qu’elle a vu discuter avec l’avocat de la défense lors du procès de première instance.

Alice accepte. Mais la situation va évoluer de façon inattendue.

Chroniqueuse judiciaire au Monde depuis vingt ans, l’autrice décrit avec pertinence et subtilité le fonctionnement de notre justice, les règles strictes qui la régissent, le rôle de chacun des intervenants, les rituels. Elle nous rappelle aussi à chaque page que la justice est, d’abord, humaine, donc faillible ; que les préjugés, les connivences, les a priori peuvent vite conduire à l’erreur judiciaire. Mais aussi que des débats bien menés permettent aux jurés de se forger une intime conviction en toute indépendance. Par-delà les courants sociétaux du moment, par-delà les vents dominants.

Une peinture intéressante de notre système judiciaire.

par (Librairie Sainte-Hortense)
10 septembre 2022

Le narrateur, trentenaire, revient, après dix ans d’absence, dans la grande maison familiale de Bretagne où il a toujours passé ses vacances d’été.

Et dès la première page, le lecteur est happé par l’atmosphère de ce récit.

Dans un style d’une élégance, d’une finesse, d’une justesse rares, Pierre Adrian nous fait ressentir les sentiments indécis qui animent son personnage, où se mêlent les regrets de l’insouciance de l’enfance à l’aspiration d’un futur qui reste à écrire, l’envie de préserver le passé tout en cherchant à éviter d’en devenir prisonnier.

Ce retour dans la grande maison après tant d’absence, qui se révèlera magique et tragique à la fois, se renouvellera-t-il ? Doit-il se renouveler ? Ou pas ?

C’est un livre sur le doute, sur l’angoisse refoulée, sur le temps qui passe et sur les lieux qui restent. Sur les questions de toujours telles qu’elles se posent aujourd’hui.

Et c’est magistralement écrit. De la très grande littérature.

Neuf 7,95
Occasion 4,20
par (Librairie Sainte-Hortense)
6 mars 2022

La note américaine

Ce livre, fruit d’une enquête longue et rigoureuse, apporte un éclairage surprenant, mais surtout terrifiant, sur ce qui pouvait encore se passer aux Etats-Unis il y a moins d’un siècle, dans un pays qui était déjà l’une des plus grandes démocraties du monde.

La vérité, c’est que dans les années 1920, dans ce vaste pays à la pointe de la modernité, certaines zones de non-droit subsistaient, où ceux qui étaient censés faire appliquer la loi étaient, en fait, des criminels de la pire espèce qui pouvaient encore exercer leur pouvoir en toute impunité.

Les mécanismes admirablement décrits dans ce livre, qui ont conduit à l’extermination méthodique de familles entières d’Indiens Osages par de nombreux et puissants complices, dans le seul but de s’approprier leur fortune, sont sidérants.

Et le portrait de celui qui va y mettre un terme, un certain John Edgar Hoover, qui n’est encore qu’un très jeune et très ambitieux responsable d’une nouvelle agence de renseignement qui ne s’appelle pas encore le FBI, est, lui aussi, fort intéressant.

19,50
par (Librairie Sainte-Hortense)
6 mars 2022

Numéro deux

Trouver celui qui pourrait incarner Harry Potter pendant sept films était un exercice délicat. Après une recherche qui dura des mois, il ne resta finalement que deux candidats. Après moultes hésitations, la production choisit finalement David Radcliffe.

C’est la vie de l’autre, le recalé de justesse, le perdant, que David Foenkinos a imaginée dans ce roman. L écriture généreuse et empathique de l’auteur ne manque pas d’amener le lecteur à se prendre d’amitié, et de pitié aussi, pour cet anti-héros qui, décidément, outre le fait qu’il n’a pas eu le rôle, n’a vraiment pas beaucoup de chance dans la vie.

Mais le côté pathétique de cette histoire n’empêche pas le roman de garder le style léger auquel nous a habitué l’écrivain.

Comment se détendre tout en lisant de la bonne littérature ? Lisez Foenkinos…

20,90
par (Librairie Sainte-Hortense)
6 mars 2022

Les ailes collées

Il y a un côté pointilliste, dans le style de l’autrice. Les courtes phrases, insérées dans de courts chapitres, font penser aux petites touches de couleur d’un Paul Signac, qui, juxtaposées les unes aux autres, laissent apparaître avec force, mais délicatesse, les ombres et les lumières. Celles de la Bretagne. Si changeantes. Comme la vie de Paul, qui oscille entre noirceur et incandescence.

« Les Ailes Collées », c’est l’histoire d’une passion dévorante, magnifique, interdite. C’est une histoire de violence et d’intolérance. C’est une histoire qui dérange, qui dénonce, qui emporte le lecteur dans un tourbillon de joies et de douleurs, d’émotions et de sensualité.

Après « la Dérobée » et « Les Corps Conjugaux », que nous avions déjà beaucoup aimés, Sophie de Baere signe, à nouveau, un roman d’une grande force, intense, pertinent, passionné et passionnant.