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Yves M.

Éditions de L'Olivier

Neuf 22,50
Occasion 16,59
par (Le Parefeuille)
24 février 2016

Où E.M. Forster devient personnage de roman

Roman à lire pour (re)découvrir ce romancier anglais du début XXe

Claudie Gallay

Actes Sud

20,00
par (Le Parefeuille)
11 août 2014

Le temps compté

Quelle gageure d'être amené à noter le récit d'une vie chiffrée ?

Opalka était l'artiste du temps qui passe. Il s'avait que le premier chiffre, 1, posé sur la toile l'entraînerait irrémédiablement dans une peinture évanescente au terme de sa vie.

Claudie Gallay dans son récit nous fait revivre avec beaucoup de finesse, d'intelligence et de respect les «détails» de cette œuvre unique. À travers elle et de par sa propre expérience du nombre et de son écriture, elle nous incite à visiter cette peinture totalement incarnée jusqu'à la mort.

Neuf 17,00
Occasion 7,50
par (Le Parefeuille)
24 juin 2014

Un livre à lire... à relire !

Plantons le décor ; Michèle Gazier aime en effet situer ses romans dans des lieux qu'elle connaît, voire qui lui sont familiers.

Dans Les convalescentes elle nous immerge dans une ville de cure en Languedoc, ville sans grande attractivité hormis ce pourquoi elle est dévolue. La station thermale est une zone hors du monde, avec sa clinique « psychiatrique », son hôtel de luxe pour curistes. Il pleut, les ruelles y sont tortueuses et escarpées et seul dans cet environnement peu accueillant un salon de thé peut être le lieu d'échappée possible.

L'ouverture au monde est à quelque distance de là : Uzès, sa Place aux herbes, les villages voisins. Le temps n'est pas rythmé de la même manière, c'est le tempo de la fugue. Les terrasses invitent à la détente, au papotage.

Le cadre est posé et l'auteur y conduit sont roman à la manière d'une danse, d'une valse autour de « l'homme en noir ».

Michèle Gazier portraiture trois femmes d'âges et de conditions totalement différents. Elles sont Les convalescentes pour des raisons chacune particulières. Oriane a 24 ans, pas encore totalement sortie de l'adolescence par son physique, elle est anorexique. Jeune professeur de 35 ans, Lise n'est pas épuisée par son métier, c'est de la vie qu'elle ne peut plus. Quant à Daisy, belle et riche américaine, pas tout à fait la soixantaine, elle est en rééducation suite à un accident de voiture. Elles sont toutes trois « empêchées », indisponibles à la vie, à la société, enfermées dans leur monologue intérieur et la prouesse de l'auteur est de maintenir sous tension, réelle ou fantasmée, son roman à la manière d'un thriller bien qu'il n'y ait que très peu de dialogues et pas d'accélération ni de dévoilement brusques ou inattendus de situation.

La part de mystère vient de cet « homme en noir », Maxime, le mari de Daisy, qui pour chacune va être le révélateur de sentiments insoupçonnés dans la condition où elles se trouvent : Oriane, le désir et l'amour ; Lise, la tendresse de l'amitié ; Daisy, la jalousie.

Relire est un luxe nous dit Michèle Gazier. La fin du roman, tout aussi énigmatique que l'ensemble du récit ne nous permettrait-elle pas de nous adonner, nous aussi lecteurs, à ce plaisir ?

Neuf 16,00
Occasion 14,90
par (Le Parefeuille)
15 mai 2014

Roman d'amour !

J'ai découvert avec ce livre que j'aimais les romans d'amour… Amour du livre, amour de l'écriture, de la lecture, de la prose comme de la poésie.
Le narrateur, «liseur du 6h27», prend toujours le même RER, le matin à la même heure, pour se rendre à son travail, il monte toujours dans la même rame, s'assied sur le même strapontin, celui de droite en montant. Ce n'est pas par obsession, c'est par nécessité de marquer le temps, l'espace, comme on corne la page d'un livre pour se souvenir où l'on a arrêté sa lecture.

Et tous les jours de la semaine, dans le RER, il lit une page, à voix haute, une page d'un livre, feuille volante, feuille volée, au hasard, roman, essai, pratique (ce qui n'aurait pas été pour déplaire à Louis Calaferte, l'auteur de Septentrion, de La mécanique des femmes, lui qui incitait à lire tout et n'importe quoi, mais à lire).
C'est un livre simple, d'écriture simple, qui vous procure un réel bien-être et ouvre, une fois refermé, tout un champ de réflexion. C'est un peu comme quand on jardine, on remue la terre pour l'aérer, elle foisonne; là, pareil.
Et la lecture s'y niche jusque dans les latrines d'un hypermarché, sur les murs de faïence blanche, immaculée comme la page blanche sur laquelle s'écrit une histoire, une fissure qui à elle seule dit l'Histoire, parce que apparue à un temps donné historique, mesurée à un autre et vécue et relatée par «un ancien». C'est un roman plein d'humour quand bien même il est tragique. C'est de «la littérature à l'estomac» à vous couper les jambes !
Je n'en dis rien d'autre, à vous de lire…