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Mörk

Mörk

Ragnar Jónasson

La Martinière

  • par (Fontaine Victor Hugo)
    22 mai 2017

    Un policier est assassiné alors qu'il semblait surveiller une maison abandonnée. En menant l'enquête le jeune Ari Thor va découvrir qu'au fin fond de ce village du Nord de l'Islande, chaque habitant cache ses secrets.
    Jonasson signe ici un véritable huis clos à l'islandaise. Tel Agatha Christie, il renoue avec une forme de policier traditionnel, à l'atmosphère imprégnée des vents glacés islandais.
    Le journal intime d'un jeune homme, hospitalisé en psychiatrie des années auparavant, ponctue l'histoire, apportant du poids au récit, de la noirceur et davantage de mystère.
    Très bon moment de lecture, voici un nouvel auteur islandais qui gagne à être connu.


  • Bon thriller

    Suite à l’assassinat d’un agent de police, l’effroi et l’incrédulité s’emparent de la petite communauté de Siglufjördur. Voire même de l’Islande entière. En effet, c’est du jamais vu sur cette île à la réputation tranquille. Mais l’impensable s’est bel et bien produit et ce crime ne peut rester impuni. C’est le jeune Ari Thór qui hérite de l’affaire. La pression est énorme car il enquête sur le meurtre de son collègue mais en plus, le pays entier a les yeux rivés sur lui et ses résultats.

    Le petit village si tranquille où se déroule l’histoire révèle petit à petit une face cachée bien sombre. Les secrets et vieilles histoires ressortent. Le passé rattrape certains habitants. On découvre ainsi avec stupeur que la quiétude islandaise n’est qu’une façade. Au final, comme partout, les apparences sont trompeuses.

    On suit simultanément l’enquête d’Ari Thór et le journal intime d’un patient en hôpital psychiatrique. Si au début le lien entre les deux ne saute pas aux yeux, petit à petit des rapprochements se font, jusqu’au dénouement où tout devient limpide. Évidemment, plus on avance dans l’histoire, plus on a de révélations et plus la tension augmente, tenant le lecteur en haleine.

    En conclusion, un thriller réussi. La vérité se dessine petit à petit sous les yeux du lecteur. Petit plus non négligeable, on en profite au passage pour découvrir un peu le mode de vie islandais !


  • 19 mars 2017

    J'avais lu le premier roman de l'auteur, Snjór et je n'avais pas été enthousiasmé. Celui-ci me semble être de la même veine mais avec tout de même un peu plus de réussite concernant le suspense. L'auteur utilise la double temporalité et l'insertion d'un carnet dont on ne connaît pas l'auteur. Je l'ai trouvé lent, ce qui n'est pas toujours pour me déplaire quand il y a une réelle ambiance mais je ne trouve pas que ce soit vraiment le cas ici. Ceux qui avait aimé Snjór trouveront ce roman à leur goût. Il a d'ailleurs a été élu « Meilleur polar de l’année 2016 » selon le SundayExpress et le Daily Express, et a reçu le Dead Good Reader Award en Angleterre.