Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

ALEX

Albin Michel

21,50
10 mai 2011

Où l'on retrouve le commissaire Camille Verhoeven, revenu exceptionnellement travailler sur une affaire d'enlèvement avec son ancienne équipe.

Les chapitres alternent entre l'histoire de l'enquête et celle d'Alex. Mais Alex n'est pas une victime d’enlèvement comme les autres. Une fois qu'elle s'est elle-même libérée, elle retourne à son ancienne activité. Non, je ne vous en dirais pas plus.

Un final moins en apothéose que le premier opus, mais des personnages plus forts : Armand est toujours aussi pingre à faire rire mais a un grand coeur, Louis toujours aussi bien élevé, et Camille.... toujours aussi petit.

L'auteur a su me mettre mal à l'aise lors des interrogatoires des suspects, les membres de la brigade se retrouvant face à des murs. Crispant comme ambiance.

Et puis le "traumatisme" d'Alex à l'origine de sa course folle est un calvaire qui n'est dévoilé qu'à l'extrême limite.

Mais une fois encore, la stratégie du personnage principal est un sans faute, un régal de manipulation.

L'image que je retiendrai :

Celle d'Alex changeant d'apparence pour mieux se faire oublier dans l'esprit de ses victimes. Je m'arrête là, après j'en dirai trop.

Totally Killer

Éditions Gallmeister

23,30
10 mai 2011

Fan des années 1990, ce livre est pour vous. Du coup, j'ai été un peu larguée, ma culture musicale s'arrêtant avec Nirvana.

Ceci dit, c'est un thriller politiquement incorrect et qui m'a collé une paranoïa d'enfer.

Des personnages déjantés : Taylor Schmidt est une presque nymphomane ; son colocataire est un looser ; le locataire du dessous ne paye pas de mine et tout est à l'avenant.

Si l'intrigue commence doucement, les 50 dernières pages sont palpitantes : qui tente de tuer qui et pourquoi ? Ont-ils réussi ?

Les théories sur les baby-boomers d'Asher Krueg sont à se tordre de rire et la théorie du complot est toujours à l'oeuvre.

Un roman plaisant à l'atmosphère des années 90, entre le "grand n'importe quoi des années 80" (sic) et le 11 septembre. Vous avez dit Génération X....

L'image que je retiendrai :

Celle de la ville de New-York en pleine transformation.

La promesse du feu, roman
20,20
2 janvier 2011

Mon avis :
Un bon polar, pas vraiment un "suspens" car je n'ai pas eu peur, même au milieu des flammes (mais il faut dire que mon arrière-grand-père était Pompier de Paris, et mon cousin pompier en Corse, excusez du peu !).
Bref, une intrigue bien menée, des personnages attachants - surtout les seconds rôles - et le coupable est plutôt inattendu - disons que j'avais des doutes, mais que cela ne me paraissait pas possible, et pourtant...

Le Chagrin, roman

roman

Julliard

21,50
2 janvier 2011

Mon avis :
Pourquoi un tel titre : le chagrin ?
Voilà un roman que j'aurai plutôt intitulé : "la haine", "famille je vous hais" ou encore "comment couper les ponts avec sa mère et se mettre toute sa famille à dos". Et moi qui suis maman maintenant, ce roman m'a amené à me poser des tas de questions : existent-ils des parents parfaits ? Doit-on être parfait ? Notre enfant sur qui l'ont compte ne sera-t-il pas celui qui nous plantera le couteau dans le dos ?
Perce en revanche une tendresse pour le père qui se débrouille comme il peut pour satisfaire aux désirs de grandeur de sa femme qu'il aime profondément.
Je n'ai pourtant pas pris le personnage principal en pitié : il a eu, lui, la chance de devenir adulte pendant les 30 glorieuses, d'autres avec le même passif réussissent moins bien que lui aujourd'hui.
Et puis j'ai eu l'impression que l'auteur ressassait un peu son premier livre "Priez pour nous", toujours les mêmes griefs, toujours la même haine.
Une question me vient quant je ferme le roman : écrire un livre ou faire une bonne psychanalise ? Ma conclusion en refermant ces pages : voir un psy

La vieille qui marchait dans la mer, roman
2 janvier 2011

Mon avis :
Voilà un San-Antonio que j'ai pu lire jusqu'au bout. Car, voyez-vous, mon cher et tendre est un adepte de San-A et possède dans sa table de nuit toute une série de (vieux) bouquins de cet auteur. J'ai essayé, plusieurs fois, d'en lire, mais "Fleur de nave vinaigrette" ou encore "L'histoire de France par Béru" ne m'ont pas passionnés, c'est le moins que l'on puisse dire, et je les ai lâchement abandonnés.
Avec ce San-A-là, rien de tout cela. Je suis rentrée sans trop de difficultés dans la narration, et me suis retrouvée avec délice dans les années 80 où l'on comptait encore en francs, où les téléphones portables n'existaient pas, ni les connexions internet et autres ordinateurs. Un vrai dépaysement, je vous dis.
Une utilisation des synonymes de la langue française des plus délectables, dont certains vocables surannés m'ont ravi.
Un bémol toutefois : le détective de l'agence suisse, chargé de faire la lumière sur un virement douteux, meurt bien facilement devant la fenêtre de Lady M....
L'avis de mon mari :
"Pas un des meilleurs San-A, j'ai attendu Béru et le commissaire, mais nada ; et puis la vieille n'en fini pas de finir" (sic).