Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La servante écarlate

Atwood Margaret

J'ai Lu

17 octobre 2011

Vous le savez, je n'aime pas la SF, et pourtant, je me suis laissée prendre à cette histoire de servante toute habillée de rouge et qui doit enfanter à la place de l'Epouse d'un Commandant.

C'est le « journal », parsemé de ses souvenirs d'avant l'ère Galéadienne, que nous lisons, son journal d'enfermement fait de cérémonies à dates fixes et de sorties pour les courses. Triste vie, mais sa vie n'a pas d'importance, c'est la vie qu'elle va enfantée qui importe pour tout le monde.

Et puis, elle découvre que la Servante avec qui elle est obligée de faire les courses fait partie d'un réseau de résistance ; que le Commandant chez qui elle habite n'est pas si à cheval sur les principes et la morale ; et que l'Epouse de ce Commandant est prête à tout pour que leur Servante tombe enceinte.

C'est donc un roman sur le totalitarisme et l'endoctrinement des masses.

Ce qui m'a, en revanche, moins plu, mais c'est aussi tout l'intérêt du livre, c'est que la narratrice est « une parmi d'autre », ni particulièrement endoctrinée (car elle regrette sa vie d'avant) ni particulièrement en révolte car elle ne cherche pas à en savoir plus sur ce qui se passe (ce qui est pourtant à sa portée) ni à entrer dans la Résistance. Une personne qui se laisse portée par les événements et les autres.

Mais que ferions-nous à sa place ?

L'image que je retiendrai :

Celle de la présence des fleurs dans le récit, qui humanise un peu l'histoire.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/03/21743796.html

Les carnets de Max Liebermann, Communion mortelle
17 octobre 2011

Nous sommes plongés dans l'ambiance de la ville de Vienne qui découvre la psychanalyse avec Freud et le roman nous entraîne dans toutes les couches de la société, de la bourgeoisie aux bas quartiers, sans oublier les peintres licencieux.

La place des femmes devient de plus en plus importante, et les corsets commencent à passer de mode.

Mais c'est aussi un roman policier avec de la psychanalyse où est expliqué le mythe d'Oedipe de Sophocle et ses répercusions sur la psyché humaine.

L'intrigue est intéressante car le meurtrier se raconte et raconte la génèse de ses pulsions.

Et puis il est beaucoup question de pâtisserie que dévorent les enquêteurs. Ahhh, les gâteaux viennois pleins de crème et de sucre....

L'image que je retiendrai :

Celle des robes de haute-couture viennoise qui, à l'image des gâteaux, sont encore pleines de falbalas – mais sans le corset.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/10/01/21743765.html

Sugar baby

Bartherotte, Philippe

Arkhê

17,20
17 octobre 2011

Gentillement envoyé et dédicacé par l'auteur, je me suis plongée dans la lecture de ce roman dont j'ignorait tout, l'auteur m'ayant prévenu que la quatrième de couverture ne reflétait en rien l'atmosphère du roman.

C'est un bel objet que ce livre : tout mignon avec une seconde et troisième de couverture bleu pastel, un titre couleur bonbon. La tête de mort aurait dû m'allerter.

Il est en effet question d'un jeune homme qui, ne travaillant pas, passe sa vie sur les sites pornographiques - de préférence avec de jeunes filles - et qui s'entraîne au tir pour faire "un carton" aux Galeries Lafayette au moment des soldes - moment fort bien choisi, ceci dit.

Et tout est à l'avenant : de jolies jeunes filles forcément bien roulées que le héros sodomise (si avec ça je ne fais pas grimper mes stats de blog...), l'imagination débridé de ce-dit héros qui se voit faisant un carnage tout en mangeant ses bonbons Haribeaux, sans oublier le faux profil Face-de-book pour rameuter des nanas.

Vous l'aurez compris, il faut prendre ce roman au second degré. Car ce que cherche à "faire voir" l'auteur - car c'est un roman très imagé - c'est notre société de consommation : violence-sexe-bouffe.

Parfois, on frise l'overdose de sexe, notamment avec la scène du viol d'une mineure vue du point de vue de l'homme ; ou encore celle de l'ado qui adore ça (ben voyons).

Ce n'est pourtant pas un roman qui met "mal à l'aise" car ce que décrit l'auteur est malheureusement plausible mais jamais vulgaire (il appelle un chat un chat, enfin dans le cas présent, ce serait plutôt au féminin).

Trève de grivoiseries, ce roman est très ancré dans l'année 2010-2011 (de nombreuses références à l'actualité, comme pour rappeler que le héros est totallement déconnecté). Un peu trop d'ancrage donc, car je me demande si ce livre vieillira bien. Il a le mérite de se faire poser des questions : est-il important d'être allerté par flash-info à la minute près de la libération des mineurs colombiens ?

En résumé, trop d'infos tuent l'info, ou, comme le dirait mon prof de com à la fac : "plus on communique, moins on communique".

Sur ces belles paroles, je vous laisse méditer...

L'image que je retiendrai :

Celle de la chanson des Rubettes qui m'a trotté dans la tête chaque fois que je prenais le livre pour le lire.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/09/29/22170889.html

Meurtres à la pomme d'or
Neuf 7,70
Occasion 4,00
17 octobre 2011

Premier roman noir et culinaire que je lis, j'ai bien aimé ce mélange des genres.

Cependant, l'enquête est un peu mince (j'avais deviné qui pouvait être à l'origine des morts) et les énumérations des plats un peu longuette.

Ceci dit, ce livre a le mérite de m'avoir plongée dans l'ambiance de la Renaissance qui craignait encore la peste noire ; de m'avoir fait découvrir la querelle entre les médecins qui ne voulaient pas des apothicaires qui eux-mêmes ne voulaient pas des épiciers.

Mais également la découverte de l'Italie de la Renaissance pleine de couleurs, de fêtes et de peintres à l'oeuvre dans la moindre église et maison ; une Italie à la pointe des sciences et des découvertes car la première à cuisiner et aclimater les légumes venues d'ailleurs.

Et puis, l'arrivée des protestants et la difficile position des Juifs, toujours et encore montrés du doigt quand un problème survenait ; sans oublier l'éveil des sens des deux héros aussi bien avec des femmes qu'avec des hommes.

En résumé : un roman très sensuel (amours, morts et petits plats).

L'image que je retiendrai :

Celle du repas de fête à Bologne qu'il faut trois jours pour préparer.

Deux petits plus :

L'histoire de la tomate ;

Des recettes Renaissance tout à fait faisables que je vais m'empresser d'expérimenter, histoire de rester dans l'ambiance (pas eut le temps pendant la lecture du roman, car il se dévore rapidement).

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/09/27/21743741.html

Qui a tué Glenn ?
Neuf 7,10
Occasion 4,00
17 octobre 2011

Vous partez en Irlande ?

Vous adorez les ruminants à laine ?

Ce roman est pour vous. Je l'avais acheté (un des rares) parce que le sous-titre disait : « La première enquête résolue de Miss Maple, la brebis la plus intelligente du troupeau, voire du village, et peut-être même du monde... »

Bien sûr, vous aurez compris qu'il ne s'agit pas de Miss MaRple, celle qui tricote à longueur d'épisodes tout en résolvant des enquêtes, mais de la brebis d'Irlande qui lui donne sa laine (enfin là, j'extrapole).

Miss Maple, la brebis donc, découvre un jour que le berger de son troupeau est mort avec une hache plantée dans le corps.

Aidée de Mople-la-baleine qui mange tout et d'Othello le bélier noir qui a vu le monde, elle va résoudre cette énigme.

A la fin de ma lecture, je savais tout sur les mœurs des moutons, animaux non-violents ne pensant et ne rêvant qu'à brouter, mais aussi sur les moeurs des humains qui, eux aussi, ne peuvent vivre qu'en groupe.

Une comparaison à la Georges Orwell et sa Ferme des animaux, et c'est une réussite.

L'image que je retiendrai :

Celle de Zora voulant devenir un « mouton-nuage » après avoir sauté de la falaise.

http://motamots.canalblog.com/archives/2011/09/25/21743727.html